The Prague Post - A New York, la première salle d'injection veut montrer la voie face aux overdoses

EUR -
AED 4.184829
AFN 71.778596
ALL 94.713473
AMD 419.412877
ANG 2.039871
AOA 1044.771654
ARS 1684.037898
AUD 1.65217
AWG 2.052229
AZN 1.941395
BAM 1.954275
BBD 2.295209
BDT 140.170644
BGN 1.926481
BHD 0.429577
BIF 3389.525002
BMD 1.139336
BND 1.47455
BOB 7.875167
BRL 5.89839
BSD 1.139611
BTN 106.961675
BWP 15.487597
BYN 3.305121
BYR 22330.988246
BZD 2.291872
CAD 1.617003
CDF 2583.449152
CHF 0.922361
CLF 0.026741
CLP 1052.462206
CNY 7.745378
CNH 7.752824
COP 3933.97956
CRC 517.396348
CUC 1.139336
CUP 30.192408
CVE 110.800888
CZK 24.27816
DJF 202.483266
DKK 7.480658
DOP 67.680991
DZD 151.951028
EGP 56.43136
ERN 17.090042
ETB 180.756124
FJD 2.576894
FKP 0.862156
GBP 0.863068
GEL 3.01359
GGP 0.862156
GHS 12.817976
GIP 0.862156
GMD 83.171943
GNF 10003.37167
GTQ 8.694217
GYD 238.503349
HKD 8.935643
HNL 30.443504
HRK 7.539903
HTG 148.9438
HUF 354.163079
IDR 20349.226973
ILS 3.420345
IMP 0.862156
INR 107.467926
IQD 1492.530337
IRR 1566872.020062
ISK 144.115067
JEP 0.862156
JMD 179.479977
JOD 0.807834
JPY 184.272854
KES 147.320493
KGS 99.635383
KHR 4571.590567
KMF 494.472282
KPW 1025.40292
KRW 1749.519432
KWD 0.35275
KYD 0.949701
KZT 552.928627
LAK 25139.452216
LBP 102027.551287
LKR 383.077949
LRD 207.644445
LSL 18.902021
LTL 3.364164
LVL 0.689173
LYD 7.297492
MAD 10.727424
MDL 20.206123
MGA 4813.695565
MKD 61.682975
MMK 2391.979433
MNT 4079.099526
MOP 9.205882
MRU 45.65363
MUR 54.380945
MVR 17.603174
MWK 1979.027259
MXN 19.943058
MYR 4.65765
MZN 72.807828
NAD 18.902016
NGN 1567.875065
NIO 41.711525
NOK 11.31707
NPR 171.141482
NZD 2.017953
OMR 0.438641
PAB 1.139661
PEN 3.898852
PGK 4.993996
PHP 69.855021
PKR 316.792839
PLN 4.291823
PYG 6955.543036
QAR 4.152924
RON 5.244483
RSD 117.477374
RUB 89.906115
RWF 1670.266774
SAR 4.278251
SBD 9.173881
SCR 14.7775
SDG 683.602068
SEK 11.094411
SGD 1.474647
SHP 0.850629
SLE 28.259714
SLL 23891.313258
SOS 651.134774
SRD 42.70578
STD 23581.957684
STN 25.065395
SVC 9.971177
SYP 125.933213
SZL 18.902007
THB 37.947303
TJS 10.547288
TMT 3.987676
TND 3.346804
TOP 2.743248
TRY 53.039861
TTD 7.744822
TWD 36.299026
TZS 2996.451799
UAH 51.151345
UGX 4182.626747
USD 1.139336
UYU 45.746318
UZS 13689.124042
VES 707.246307
VND 29964.540351
VUV 136.6644
WST 3.173617
XAF 655.445647
XAG 0.019435
XAU 0.00028
XCD 3.079113
XCG 2.053798
XDR 0.816281
XOF 652.839983
XPF 119.331742
YER 271.874128
ZAR 19.349192
ZMK 10255.396502
ZMW 20.528345
ZWL 366.865771
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

A New York, la première salle d'injection veut montrer la voie face aux overdoses
A New York, la première salle d'injection veut montrer la voie face aux overdoses

A New York, la première salle d'injection veut montrer la voie face aux overdoses

"Ce lieu sauve des vies": l'inscription en anglais et espagnol barre le mur d'une salle d'injection de drogues dans le quartier d'East Harlem à New York. Le site, le premier ouvert aux Etats-Unis, veut convaincre et servir de modèle dans un pays frappé par un record d'overdoses.

Taille du texte:

De chaque côté de la pièce, un alignement de quatre box ouverts, équipés d'une chaise, d'une table et d'un miroir. Pour repérer "si quelque chose va mal", comme le dit "Mark" (prénom modifié), 29 ans, un visiteur régulier.

Ici, "vous êtes suivi, il y a de la musique, pas d'urgence... Dans des toilettes publiques, il faut faire vite (...), vous avez plus de chances de rater une injection, et de provoquer un abcès", explique le jeune homme à l'AFP.

Californien, aujourd'hui "entre deux emplois" à New York, Mark cherche à diminuer sa dépendance "aux tranquillisants et aux opiacés", un combat qu'il mène depuis deux ans.

- Fentanyl -

Sur un meuble, seringues, élastiques, compresses et un assortiment multicolore de pailles. Dans deux petites pièces, il est possible de fumer du crack, un dérivé bon marché de la cocaïne. De l'autre côté, un espace plus vaste et ouvert, grande télé au mur, sert de salle de repos ou d'activités.

Salle de shoot ? Ici, on parle d'un "centre de prévention des overdoses", qui ont tué 2.062 personnes rien que dans la ville de New York en 2020, en pleine pandémie -- contre moins de 1.500 en 2019 et moins de 1.000 en 2015 --, en touchant davantage les quartiers pauvres et les Afro-Américains.

Les Etats-Unis ont franchi un record de plus de 100.000 décès sur un an (avril 2020 - avril 2021).

En cause, dans 77% des cas à New York en 2020, le fentanyl, un puissant et dangereux opioïde de synthèse mélangé à l'héroïne ou à la cocaïne, un cocktail qui a tué la star de la série culte The Wire, Michael K. Williams, le 6 septembre 2021.

- "Réagir" -

"Il y en a partout", soupire Sam Rivera, directeur de "OnPoint NYC", qui gère deux lieux d'accueil à New York. "A chaque fois que nous avons analysé (la drogue), il y a du fentanyl", constate-t-il.

C'est dans ce contexte que le centre a ouvert le 30 novembre, derrière une entrée anonyme de la 126e rue, avec le soutien de la mairie démocrate. Mais il recevait déjà des consommateurs de drogue auparavant, pour des soins et de la prévention.

"Nous savions que nos participants prenaient des drogues dans les toilettes s'ils en avaient la possibilité (...) et quand il fallait réagir face à une overdose, il y avait un laps de temps" plus long, raconte Sam Rivera, 59 ans.

Fonctionner à visage découvert, "c'est un énorme changement", résume-t-il, en saluant les modèles plus anciens en Europe.

Parmi celles qui veillent, il y a Alsane Mezon, soignante de 56 ans, prête à intervenir si une personne se sent mal. Cela arrive "au moins une fois par semaine".

- Acupuncture -

A sa disposition, de l'oxygène et, si cela ne suffit pas, la naloxone, principal antidote en cas de surdose. Selon Sam Rivera, début février, les équipes étaient intervenues sur quelque 130 overdoses depuis l'ouverture des deux sites.

A East Harlem, le centre offre aussi des soins médicaux, de l'acupuncture, une laverie, des repas chauds, de l'aide au logement et à l'emploi. D'autres "viennent juste prendre un café et regarder un film", même après avoir décroché, raconte Sam Rivera.

L'épidémie d'overdoses a ravivé le débat aux Etats-Unis sur ces salles d'injection, en théorie interdites au niveau fédéral. Le ministère de la Justice a annoncé qu'il étudiait cette piste et discutait "avec les Etats et les régulateurs locaux des garde-fous".

Mais le terrain reste miné, à l'image de la polémique soulevée par des sénateurs républicains qui accusent le président Joe Biden de vouloir financer les "pipes à crack" avec le budget fédéral.

- Moratoire -

Le conseil de quartier d'East Harlem avait demandé un moratoire sur toute nouvelle installation destinée à des consommateurs de drogues.

"Ce n'est pas un manque d'empathie. Beaucoup parmi nous, parmi nos familles, ont été touchés par la drogue et les overdoses", se défend son président Xavier Santiago. Mais il craint que le nouveau centre n'amène de nouveaux consommateurs et plus de trafic.

Autre limite, soulignée par la revue Lancet et l'université de Stanford, la capacité de telles salles à changer la donne. "C'est difficile de les multiplier" et, quand elles sont ouvertes, cela "touche peu de monde", explique à l'AFP le professeur de psychiatrie Keith Humphreys, qui préconise plutôt une sensibilisation massive de la population à la naloxone.

Pour Sam Rivera, il y a urgence à agir: "On a attendu trop longtemps".

G.Kucera--TPP