The Prague Post - Attentat de la rue Copernic: l'heure du verdict, 43 ans après

EUR -
AED 4.245911
AFN 76.881606
ALL 93.218906
AMD 422.095048
AOA 1060.17747
ARS 1724.883763
AUD 1.638748
AWG 2.082491
AZN 1.923974
BAM 1.955777
BBD 2.321673
BDT 142.688326
BHD 0.434695
BIF 3451.159509
BMD 1.156136
BND 1.477083
BOB 13.699839
BRL 5.876985
BSD 1.152686
BTN 109.688713
BWP 15.558817
BYN 3.43236
BYR 22660.274138
BZD 2.318273
CAD 1.612984
CDF 2615.754722
CHF 0.935881
CLF 0.026829
CLP 1055.917611
CNY 7.801148
CNH 7.796157
COP 3633.557369
CRC 523.993852
CUC 1.156136
CUP 30.637616
CVE 110.263706
CZK 24.258167
DJF 205.267592
DKK 7.47791
DOP 67.289211
DZD 152.967205
EGP 57.293328
ERN 17.342047
ETB 186.049717
FJD 2.553385
FKP 0.857252
GBP 0.858528
GEL 3.017423
GGP 0.857252
GHS 13.526841
GIP 0.857252
GMD 84.950214
GNF 10123.881221
GTQ 8.794897
GYD 241.157171
HKD 9.066771
HNL 30.895638
HRK 7.536626
HTG 150.718232
HUF 363.096284
IDR 20580.38469
ILS 3.468236
IMP 0.857252
INR 110.076327
IQD 1509.982284
IRR 1590323.474144
ISK 142.597486
JEP 0.857252
JMD 183.057852
JOD 0.8197
JPY 182.445223
KES 149.15825
KGS 101.1045
KHR 4681.945069
KMF 492.513789
KRW 1627.678205
KWD 0.356853
KYD 0.960589
KZT 540.233662
LAK 26025.694653
LBP 103223.088933
LKR 386.635464
LRD 208.057559
LSL 18.72658
LTL 3.41377
LVL 0.699336
LYD 7.331914
MAD 10.743074
MDL 20.044765
MGA 4918.942288
MKD 61.529278
MMK 2427.365524
MNT 4157.296339
MOP 9.314591
MRU 46.338456
MUR 54.419029
MVR 17.862474
MWK 1998.776549
MXN 20.093332
MYR 4.728717
MZN 73.882875
NAD 18.72658
NGN 1577.96467
NIO 42.419502
NOK 10.997597
NPR 175.501941
NZD 1.96672
OMR 0.442445
PAB 1.152686
PEN 3.903654
PGK 5.09394
PHP 70.183287
PKR 320.014545
PLN 4.299908
PYG 6853.919586
QAR 4.213651
RON 5.24458
RSD 117.338623
RUB 94.338893
RWF 1694.980114
SAR 4.329449
SBD 9.325045
SCR 16.705104
SDG 694.261718
SEK 10.961097
SGD 1.467714
SLE 28.426407
SOS 658.792271
SRD 43.778844
STD 23929.689987
STN 24.499713
SVC 10.085882
SZL 18.72278
THB 38.21027
TJS 10.633575
TMT 4.058039
TND 3.38636
TRY 55.144817
TTD 7.812908
TWD 37.286097
TZS 3051.764195
UAH 51.625994
UGX 4293.949621
USD 1.156136
UYU 46.399456
UZS 13785.838257
VES 873.764445
VND 30295.977227
VUV 137.068231
WST 3.160548
XAF 655.949304
XAG 0.018188
XAU 0.000266
XCD 3.124516
XCG 2.077476
XDR 0.81579
XOF 655.949304
XPF 119.331742
YER 275.618798
ZAR 18.667349
ZMK 10406.616979
ZMW 21.756745
ZWL 372.275461
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Attentat de la rue Copernic: l'heure du verdict, 43 ans après
Attentat de la rue Copernic: l'heure du verdict, 43 ans après / Photo: Georges GOBET - AFP/Archives

Attentat de la rue Copernic: l'heure du verdict, 43 ans après

La perpétuité ou l'acquittement ? Quarante-trois ans après l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, la cour d'assises spéciale rend son verdict vendredi à l'égard de l'unique accusé, jugé en son absence, le Libano-Canadien Hassan Diab qui proteste de son innocence.

Taille du texte:

Peu après la reprise de l'audience, et faute de derniers mots de l'accusé de 69 ans, les cinq magistrats professionnels composant la cour sont partis délibérer vers 09H45.

Leur décision est attendue en fin de journée.

La cour devra trancher selon son "intime conviction" en faveur de la culpabilité ou de l'innocence de Hassan Diab, le seul mis en cause pour l'attentat à la bombe qui a visé la synagogue de la rue Copernic et fait quatre morts et des dizaines de blessés le 3 octobre 1980.

Sans aucune surprise, au terme de trois semaines de débats antagonistes et souvent vifs, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a requis jeudi la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de Hassan Diab, et la défense son acquittement afin d'"éviter une erreur judiciaire".

Le dossier s'appuie essentiellement sur des renseignements, qui ont attribué dès les années 1980 l'attentat - qui n'a pas été revendiqué - au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), un groupe dissident du FPLP.

Après une longue mise en sommeil de l'instruction, de nouveaux renseignements désignaient en 1999 les membres présumés du commando, dont Hassan Diab comme celui qui aurait confectionné la bombe avant de l'abandonner devant la synagogue.

De cet insaisissable accusé, dont la chaise est demeurée vide dans le prétoire, la cour n'aura vu que des photos en noir et blanc à divers âges de sa vie, les confrontant avec les portraits-robots de l'homme qui avait acheté la moto utilisée pour l'attentat, dessinés par des témoins en 1980.

- Passeport -

Défense et accusation auront surtout bataillé autour d'une autre photographie, celle de piètre qualité du passeport d'Hassan Diab, au coeur de l'accusation.

Ce passeport comportant, à des dates entourant l'attentat, des tampons d'entrée et de sortie d'Espagne, pays d'où serait parti le commando selon les renseignements, avait été saisi en 1981 à Rome sur un membre présumé du FPLP-OS. Son existence n'avait été révélée que dix-huit ans après les faits.

Pour le Parquet national antiterroriste, cet "élément extrêmement incriminant" et les "alibis qui ne tiennent pas", d'Hassan Diab au sujet de son passeport, ont "fini d'emporter la conviction de sa culpabilité".

La défense rétorque qu'"aucun élément matériel, aucune preuve" ne permet "d'affirmer" que l'ancien étudiant de sociologie était en France au moment des faits.

Hassan Diab a toujours assuré qu'il passait alors ses examens à l'université de Beyrouth et ne pouvait avoir utilisé ce passeport, qu'il disait avoir perdu.

Après avoir auditionné d'anciens camarades de faculté et l'ex-compagne d'Hassan Diab, deux juges d'instruction avaient considéré comme "vraisemblable" sa présence au Liban lors de l'attentat et ordonné un non-lieu en janvier 2018. Remis en liberté, il était reparti au Canada.

Cette décision, motivée par des "doutes" sur sa culpabilité et défendue à la barre de la cour d'assises spéciale par ces deux juges d'expérience, avait été infirmée trois ans plus tard par la cour d'appel qui avait ordonné la tenue de ce procès.

L'audience aura permis de "libérer la parole" d'une poignée des 320 fidèles présents dans la synagogue quand la bombe a explosé dans la rue, nouvellement constituées parties civiles après quatre décennies d'un "mutisme contraint", avait relevé un avocat de victimes, Me David Père.

Elles "ne sont pas mues par un esprit de vengeance et ne cherchent pas particulièrement un coupable, une tête que l'on voudrait promener au bout d'une pique, (...) elles veulent que justice passe", avait-il assuré.

Si la cour condamnait Hassan Diab, elle décernerait également à son encontre un mandat d'arrêt. L'issue d'une éventuelle nouvelle procédure d'extradition est incertaine, la première, qui avait abouti au bout de six ans, ayant tendu les relations diplomatiques entre la France et le Canada.

T.Musil--TPP