The Prague Post - Force internationale en Haïti: Washington cherche l'aide du Brésil

EUR -
AED 4.245911
AFN 76.881606
ALL 93.218906
AMD 422.095048
AOA 1060.17747
ARS 1724.883763
AUD 1.638748
AWG 2.082491
AZN 1.923974
BAM 1.955777
BBD 2.321673
BDT 142.688326
BHD 0.434695
BIF 3451.159509
BMD 1.156136
BND 1.477083
BOB 13.699839
BRL 5.876985
BSD 1.152686
BTN 109.688713
BWP 15.558817
BYN 3.43236
BYR 22660.274138
BZD 2.318273
CAD 1.612984
CDF 2615.754722
CHF 0.935881
CLF 0.026829
CLP 1055.917611
CNY 7.801148
CNH 7.796157
COP 3633.557369
CRC 523.993852
CUC 1.156136
CUP 30.637616
CVE 110.263706
CZK 24.258167
DJF 205.267592
DKK 7.47791
DOP 67.289211
DZD 152.967205
EGP 57.293328
ERN 17.342047
ETB 186.049717
FJD 2.553385
FKP 0.857252
GBP 0.858528
GEL 3.017423
GGP 0.857252
GHS 13.526841
GIP 0.857252
GMD 84.950214
GNF 10123.881221
GTQ 8.794897
GYD 241.157171
HKD 9.066771
HNL 30.895638
HRK 7.536626
HTG 150.718232
HUF 363.096284
IDR 20580.38469
ILS 3.468236
IMP 0.857252
INR 110.076327
IQD 1509.982284
IRR 1590323.474144
ISK 142.597486
JEP 0.857252
JMD 183.057852
JOD 0.8197
JPY 182.445223
KES 149.15825
KGS 101.1045
KHR 4681.945069
KMF 492.513789
KRW 1627.678205
KWD 0.356853
KYD 0.960589
KZT 540.233662
LAK 26025.694653
LBP 103223.088933
LKR 386.635464
LRD 208.057559
LSL 18.72658
LTL 3.41377
LVL 0.699336
LYD 7.331914
MAD 10.743074
MDL 20.044765
MGA 4918.942288
MKD 61.529278
MMK 2427.365524
MNT 4157.296339
MOP 9.314591
MRU 46.338456
MUR 54.419029
MVR 17.862474
MWK 1998.776549
MXN 20.093332
MYR 4.728717
MZN 73.882875
NAD 18.72658
NGN 1577.96467
NIO 42.419502
NOK 10.997597
NPR 175.501941
NZD 1.96672
OMR 0.442445
PAB 1.152686
PEN 3.903654
PGK 5.09394
PHP 70.183287
PKR 320.014545
PLN 4.299908
PYG 6853.919586
QAR 4.213651
RON 5.24458
RSD 117.338623
RUB 94.338893
RWF 1694.980114
SAR 4.329449
SBD 9.325045
SCR 16.705104
SDG 694.261718
SEK 10.961097
SGD 1.467714
SLE 28.426407
SOS 658.792271
SRD 43.778844
STD 23929.689987
STN 24.499713
SVC 10.085882
SZL 18.72278
THB 38.21027
TJS 10.633575
TMT 4.058039
TND 3.38636
TRY 55.144817
TTD 7.812908
TWD 37.286097
TZS 3051.764195
UAH 51.625994
UGX 4293.949621
USD 1.156136
UYU 46.399456
UZS 13785.838257
VES 873.764445
VND 30295.977227
VUV 137.068231
WST 3.160548
XAF 655.949304
XAG 0.018188
XAU 0.000266
XCD 3.124516
XCG 2.077476
XDR 0.81579
XOF 655.949304
XPF 119.331742
YER 275.618798
ZAR 18.667349
ZMK 10406.616979
ZMW 21.756745
ZWL 372.275461
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Force internationale en Haïti: Washington cherche l'aide du Brésil
Force internationale en Haïti: Washington cherche l'aide du Brésil / Photo: Richard PIERRIN - AFP/Archives

Force internationale en Haïti: Washington cherche l'aide du Brésil

Plus de six mois après l'appel du Premier ministre haïtien relayé par l'ONU à envoyer une force internationale pour lutter contre les gangs, le monde cherche de nouvelles idées alors qu'aucun pays n'est volontaire pour prendre la tête d'une telle intervention.

Taille du texte:

Dernier effort en date, une haute responsable américaine a tenté de faire bouger les choses lors d'une visite au Brésil, pays qui siège en ce moment au Conseil de sécurité et qui avait commandé une précédente mission, sous le drapeau de l'ONU, dans ce pays pauvre des Caraïbes.

Le Brésil du président Lula "se sent concerné par Haïti", a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU Linda Thomas-Greenfield.

Les Brésiliens "veulent que quelque chose soit fait, et ils se sont engagés à travailler avec nous au Conseil de sécurité pour trouver une voie à suivre", a-t-elle déclaré à l'AFP dans l'avion la ramenant de Brasilia.

"Nous faisons des progrès, mais nous sommes tous frustrés de ne pas avoir été capables de faire des progrès plus rapidement", a-t-elle ajouté.

La crise sécuritaire, politique et humanitaire qui frappe Haïti s'est aggravée ces derniers mois, avec une propagation de la violence des gangs qui contrôlent une grande partie de la capitale.

Le pays est "suspendu au-dessus du précipice", a résumé cette semaine le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk.

Les efforts diplomatiques, notamment de Washington, visaient d'abord à trouver un autre pays pour mener cette force non onusienne d'intervention et aider une police haïtienne dépassée.

Mais personne ne s'est porté volontaire, alors selon des diplomates, d'autres options sont sur la table, y compris une mission plus conventionnelle de maintien de la paix de l'ONU.

Le président américain Joe Biden a clairement indiqué qu'il ne mettrait pas des Américains en danger, même si son administration a promis son soutien si un autre pays prenait la tête d'une mission.

Et le Premier ministre canadien Justin Trudeau, vers qui tous les yeux étaient tournés, semble également juger l'opération trop risquée.

- "Personne ne veut le faire" -

La nouvelle émissaire de l'ONU pour Haïti, Maria Isabel Salvador, espère toujours qu'un pays se proposera, ou un groupe de pays de la région, des Caraïbes ou d'Amérique Latine.

Mais il est aussi peut-être temps pour l'ONU d'être "novatrice" et de "trouver d'autres moyens de fournir cette force", a-t-elle déclaré il y a quelques jours.

"C'est simple, personne ne veut le faire. Il n'y a aucun pays aujourd'hui qui ressente une responsabilité ou une contrainte", a commenté Keith Mines, de l'Institut américain pour la paix.

Il y a certes eu certaines avancées politiques avec l'accord en décembre entre plusieurs représentants politiques, économiques et de la société civile pour un gouvernement de transition vers des élections d'ici fin 2023.

"Mais c'est le problème de la poule et de l'oeuf. Il est difficile de voir comment un processus politique pourrait avancer tant qu'il y a cet effondrement de la sécurité", a-t-il indiqué.

Et certains responsables américains sont pessimistes. "Il ne semble pas que ça puisse s'améliorer de sitôt", a estimé jeudi la directrice du renseignement américain, Avril Haines.

Le Premier ministre Ariel Henry, qui avait lancé l'appel à l'aide en octobre, fait face de son côté à des questions de légitimité alors qu'il a été nommé seulement 48 heures avant l'assassinat du dernier président Jovenel Moïse en juillet 2021 et qu'aucune élection n'a été organisée depuis 2016.

Dans une lettre ouverte, des groupes de la société civile haïtienne s'étaient d'ailleurs opposés à une force internationale, qui "perpétuerait et renforcerait la main d'Henry sur le pouvoir et ferait peu pour améliorer les racines de la crise".

Certains craignent l'opposition de la population à une nouvelle intervention, alors que lors d'une précédente mission, des Casques bleus de l'ONU ont apporté le choléra, provoquant une épidémie qui a fait plus de 10.000 morts.

Mais ce discours de "catastrophes constantes" dans les opérations en Haïti est trompeur, rejette Keith Mines, estimant notamment que les troupes brésiliennes, canadiennes et chiliennes ont été efficaces sur le terrain.

"Il y a des outils qui ne vont pas être utilisés alors qu'une nation comme Haïti s'effondre", déplore-t-il.

E.Soukup--TPP