The Prague Post - Empoisonnement de Navalny: la Russie condamnée à la CEDH pour l'absence d'enquête

EUR -
AED 4.241731
AFN 76.801983
ALL 93.154614
AMD 421.794808
AOA 1059.13458
ARS 1724.902945
AUD 1.636183
AWG 2.080442
AZN 1.952715
BAM 1.954437
BBD 2.320072
BDT 142.590531
BHD 0.434395
BIF 3448.794183
BMD 1.154999
BND 1.47607
BOB 13.69045
BRL 5.871903
BSD 1.151891
BTN 109.610691
BWP 15.548087
BYN 3.429992
BYR 22637.986149
BZD 2.316674
CAD 1.612385
CDF 2613.184708
CHF 0.93455
CLF 0.026793
CLP 1054.514069
CNY 7.793467
CNH 7.793133
COP 3647.129719
CRC 523.632457
CUC 1.154999
CUP 30.607481
CVE 110.185275
CZK 24.265669
DJF 205.12602
DKK 7.475433
DOP 67.242802
DZD 152.86435
EGP 57.523697
ERN 17.324989
ETB 185.9214
FJD 2.550874
FKP 0.856409
GBP 0.856576
GEL 3.014376
GGP 0.856409
GHS 13.514706
GIP 0.856409
GMD 84.88182
GNF 10116.767543
GTQ 8.788641
GYD 240.940815
HKD 9.061061
HNL 30.874329
HRK 7.533022
HTG 150.614934
HUF 363.351257
IDR 20577.46741
ILS 3.464825
IMP 0.856409
INR 109.953282
IQD 1508.947386
IRR 1588759.278174
ISK 142.596885
JEP 0.856409
JMD 182.931598
JOD 0.818824
JPY 182.749783
KES 148.856594
KGS 101.005022
KHR 4678.736198
KMF 492.029653
KRW 1634.854919
KWD 0.356502
KYD 0.95993
KZT 539.854059
LAK 26007.744878
LBP 103151.896551
LKR 386.368803
LRD 207.915862
LSL 18.713665
LTL 3.410413
LVL 0.698648
LYD 7.326857
MAD 10.735711
MDL 20.03094
MGA 4915.549722
MKD 61.482111
MMK 2424.978038
MNT 4153.207343
MOP 9.308207
MRU 46.306497
MUR 54.573179
MVR 17.844428
MWK 1997.398004
MXN 19.810686
MYR 4.722097
MZN 73.810194
NAD 18.713422
NGN 1572.658917
NIO 42.390429
NOK 10.984494
NPR 175.380898
NZD 1.964567
OMR 0.44214
PAB 1.151896
PEN 3.900945
PGK 5.090515
PHP 70.19855
PKR 319.793833
PLN 4.299658
PYG 6849.192477
QAR 4.210653
RON 5.248429
RSD 117.257188
RUB 94.3379
RWF 1693.811095
SAR 4.325191
SBD 9.315874
SCR 16.693366
SDG 693.57675
SEK 10.96964
SGD 1.477891
SLE 28.412631
SOS 658.337905
SRD 43.73578
STD 23906.153437
STN 24.483239
SVC 10.078969
SZL 18.709867
THB 38.144989
TJS 10.626195
TMT 4.054048
TND 3.383952
TRY 55.112753
TTD 7.80752
TWD 37.212341
TZS 3053.313431
UAH 51.590388
UGX 4290.097284
USD 1.154999
UYU 46.367254
UZS 13776.270647
VES 872.905044
VND 30187.06153
VUV 136.933414
WST 3.15744
XAF 655.4969
XAG 0.01824
XAU 0.000267
XCD 3.121444
XCG 2.076052
XDR 0.815228
XOF 655.4969
XPF 119.331742
YER 275.369024
ZAR 18.686277
ZMK 10396.387942
ZMW 21.741739
ZWL 371.909301
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

Empoisonnement de Navalny: la Russie condamnée à la CEDH pour l'absence d'enquête
Empoisonnement de Navalny: la Russie condamnée à la CEDH pour l'absence d'enquête / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Empoisonnement de Navalny: la Russie condamnée à la CEDH pour l'absence d'enquête

L'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny a obtenu mardi la condamnation de la Russie par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour "l'absence d'enquête effective" sur son empoisonnement en 2020.

Taille du texte:

Les juges ont condamné Moscou à verser 40.000 euros au principal opposant au régime du président Vladimir Poutine "pour dommage moral".

La Russie a été exclue en septembre 2022 de la CEDH à la suite de son invasion de l'Ukraine, mais la Cour peut encore être saisie pour des faits impliquant Moscou commis avant cette date.

La cour, bras judiciaire du Conseil de l'Europe (46 Etats membres) fait appliquer la Convention européenne des droits de l'Homme.

Dans leur arrêt, les sept juges ont estimé à l'unanimité "qu'il existait bien un risque grave et imminent pour la vie de M. Navalny dans des circonstances suspectes, ce qui avait fait naître l'obligation pour l'Etat, en vertu de l'article 2 de la Convention, de conduire une enquête effective".

En août 2020, l'opposant russe avait été empoisonné au novitchok avant de tomber dans le coma et avait dû être placé sous assistance respiratoire, a rappelé la cour.

Les expertises effectuées en Russie avaient conclu qu'aucune substance toxique n'avait été trouvée sur lui.

Après son transfert en Allemagne, Berlin avait en revanche annoncé que des prélèvements avaient révélé la présence incontestable de novitchok, un produit mis au point par l'ex-URSS à des fins militaires.

Ces analyses avaient été confirmées par d'autres laboratoires en France et en Suède.

Or, le novitchok est interdit par la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, rappelle la cour. Dans ces conditions, Moscou était tenu "d'ouvrir une enquête pénale sur toute activité contraire à l’interdiction des armes chimiques".

- "Mobile politique" -

Si elle ne va pas jusqu'à accuser les services secrets russes d'être responsables de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, la CEDH souligne que "pour mettre au point et utiliser ces produits chimiques, il faut du temps, des compétences et un niveau d'organisation que ne pouvaient guère atteindre des individus sans aucun lien avec les pouvoirs publics".

La Cour observe que M. Navalny "est une personnalité de premier plan de l'opposition politique, dont l'activisme, notamment dans la lutte contre la corruption, a conduit plusieurs fois à son arrestation, à sa détention, à sa condamnation pénale et à des mauvais traitements et (...) qu'il était fondé à alléguer qu'il était persécuté pour des raisons politiques".

L'opposant "avait déjà fait l'objet de menaces et d'agressions répétées", ont souligné les juges. "Le mobile politique aurait dû être un élément essentiel de l'enquête. Or, non seulement l'enquête n'a pas abordé le lien possible entre les faits et les activités publiques de M. Navalny, mais elle n'a pas sérieusement suivi la thèse de l'agression avec préméditation, alors même qu'aucun des examens médicaux ou médico-légaux n'avait décelé une cause naturelle".

Alexeï Navalny, qui a fêté dimanche en prison ses 47 ans, a affirmé garder le moral, malgré le durcissement de ses conditions de détention. Le même jour, au moins 45 personnes ont été interpellées dans plusieurs villes russes lors d'actions de soutien à M. Navalny pour son anniversaire, selon l'ONG spécialisée OVD-Info.

Alexeï Navalny devrait être prochainement jugé dans une nouvelle affaire pour "extrémisme", où il risque 35 ans de prison supplémentaires.

Incarcéré depuis janvier 2021 et son retour en Russie après s'être remis de son empoisonnement, Alexeï Navalny estime que cette nouvelle affaire est un moyen de le garder en détention à vie.

En mars 2021, il a été condamné à neuf ans d'emprisonnement pour des accusations "d'escroquerie" qu'il juge fictives. Depuis sa prison à 200 km de Moscou, il continue de transmettre à son équipe des messages racontant sa détention et dénonçant Vladimir Poutine et son invasion de l'Ukraine.

P.Benes--TPP