The Prague Post - Soutenu par l'opinion, le Québec élargit le recours à l'aide médicale à mourir

EUR -
AED 4.243199
AFN 76.816385
ALL 93.186779
AMD 421.940448
AOA 1059.499986
ARS 1731.96426
AUD 1.634492
AWG 2.081161
AZN 1.961832
BAM 1.955111
BBD 2.320873
BDT 142.639766
BHD 0.434545
BIF 3449.985005
BMD 1.155398
BND 1.47658
BOB 13.695177
BRL 5.874733
BSD 1.152289
BTN 109.648538
BWP 15.553455
BYN 3.431177
BYR 22645.802735
BZD 2.317474
CAD 1.612324
CDF 2614.086957
CHF 0.934654
CLF 0.026803
CLP 1054.878725
CNY 7.796165
CNH 7.792791
COP 3648.389022
CRC 523.81326
CUC 1.155398
CUP 30.61805
CVE 110.22332
CZK 24.264051
DJF 205.196847
DKK 7.475264
DOP 67.26602
DZD 153.587771
EGP 57.609419
ERN 17.330971
ETB 185.985596
FJD 2.552261
FKP 0.857019
GBP 0.856098
GEL 3.015386
GGP 0.857019
GHS 13.519372
GIP 0.857019
GMD 84.920858
GNF 10120.260724
GTQ 8.791676
GYD 241.024009
HKD 9.064594
HNL 30.884989
HRK 7.534375
HTG 150.666939
HUF 363.033032
IDR 20546.50216
ILS 3.468101
IMP 0.857019
INR 110.072122
IQD 1509.468404
IRR 1589307.85432
ISK 142.587462
JEP 0.857019
JMD 182.994762
JOD 0.819159
JPY 182.969975
KES 149.450928
KGS 101.03906
KHR 4680.351701
KMF 492.199617
KRW 1636.950761
KWD 0.356741
KYD 0.960262
KZT 540.040464
LAK 26016.724996
LBP 103187.513486
LKR 386.502211
LRD 207.987652
LSL 18.720126
LTL 3.41159
LVL 0.698888
LYD 7.329387
MAD 10.739418
MDL 20.037856
MGA 4917.246994
MKD 61.540878
MMK 2425.815605
MNT 4152.793668
MOP 9.311421
MRU 46.322486
MUR 54.303818
MVR 17.850835
MWK 1998.087679
MXN 19.811612
MYR 4.723385
MZN 73.835683
NAD 18.719883
NGN 1573.640789
NIO 42.405066
NOK 10.986386
NPR 175.441455
NZD 1.961282
OMR 0.444252
PAB 1.152294
PEN 3.902292
PGK 5.092273
PHP 70.184643
PKR 319.904254
PLN 4.298497
PYG 6851.557409
QAR 4.212107
RON 5.248053
RSD 117.311005
RUB 95.047204
RWF 1694.395945
SAR 4.326684
SBD 9.31909
SCR 17.004942
SDG 693.751675
SEK 10.958327
SGD 1.477899
SLE 28.42391
SOS 658.56522
SRD 43.750885
STD 23914.407904
STN 24.491693
SVC 10.082449
SZL 18.716328
THB 38.099829
TJS 10.629864
TMT 4.055447
TND 3.38512
TRY 55.133169
TTD 7.810216
TWD 37.221116
TZS 3053.212273
UAH 51.608202
UGX 4291.578596
USD 1.155398
UYU 46.383264
UZS 13781.027404
VES 873.206446
VND 30204.417097
VUV 137.915725
WST 3.158531
XAF 655.723234
XAG 0.018032
XAU 0.000266
XCD 3.122521
XCG 2.076769
XDR 0.815509
XOF 655.723234
XPF 119.331742
YER 275.443085
ZAR 18.669755
ZMK 10399.966413
ZMW 21.749246
ZWL 372.037716
  • AEX

    -0.3300

    1111.1

    -0.03%

  • BEL20

    -4.0400

    5773.44

    -0.07%

  • PX1

    -6.9700

    8708.22

    -0.08%

  • ISEQ

    -27.2100

    14293.5

    -0.19%

  • OSEBX

    5.4700

    2031.4

    +0.27%

  • PSI20

    -9.1800

    9172.44

    -0.1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    -2.1600

    4327.02

    -0.05%

Soutenu par l'opinion, le Québec élargit le recours à l'aide médicale à mourir
Soutenu par l'opinion, le Québec élargit le recours à l'aide médicale à mourir / Photo: Alexis Aubin - AFP

Soutenu par l'opinion, le Québec élargit le recours à l'aide médicale à mourir

"Mon bout de chemin est fait": chaque année, des milliers de Québécois malades, comme Colette Julien, demandent l'aide médicale à mourir pour partir "dignement". Dans la province francophone du Canada, qui vient d'élargir ce droit début juin, ils sont même de plus en plus nombreux à y avoir recours.

Taille du texte:

A la fin de l'année, environ 8% de la population québécoise décédée devrait avoir eu recours à l'aide médicale à mourir (AMM), selon les projections du gouvernement.

Ces statistiques placent le Québec, où cela est possible depuis 2015, loin devant les Pays-Bas (4,8%) ou la Belgique (2,3%), qui ont pourtant dépénalisé l'euthanasie il y a bien plus longtemps.

"Prolonger de quelques mois, ça ne me tentait pas du tout. Mon bout de chemin est fait", raconte dans un souffle Colette Julien, que l'AFP a rencontrée quelques jours avant de recevoir l'injection létale.

"Ressentir une paix, une unité, voilà ce à quoi j'aspire", explique encore cette femme menue de 77 ans aux courts cheveux gris. Une décision mûrement réfléchie et qu'elle a prise terrifiée de "perdre son autonomie, sa liberté".

"Quand tu es malade, il faut que tu dépendes des autres. Moi, dépendre des autres, à outrance? Non, non, non, non", martèle cette infirmière à la retraite, atteinte d'un cancer du poumon sans espoir de rémission, avec des métastases au cerveau.

Nancy Carpentier, sa nièce qui l'a accompagnée ces derniers mois, a toujours soutenu Colette dans sa démarche, notamment après avoir été témoin de la souffrance de son père pendant ses derniers mois de vie.

L'aide à mourir est "un beau processus" car il lui a permis d'avoir "un temps de qualité" avec sa tante, "un moment de réflexion" mais aussi d'échange, raconte cette Québécoise de 52 ans qui espère "avoir le même courage" si elle tombe malade un jour.

- "Soin de dernier recours" -

En 2022, 4.810 personnes ont reçu l'aide médicale à mourir au Québec, où elle fait l'objet d'un large consensus social. Et le 7 juin, le dispositif a été élargi et notamment ouvert aux personnes handicapées. Par ailleurs, les personnes souffrant de maladies neurodégénératives, comme Alzheimer, pourront désormais faire une "demande anticipée".

Le texte prévoit également que les maisons de soins palliatifs et les hôpitaux privés devront obligatoirement proposer un accès à l'AMM. Et les infirmiers seront désormais autorisés à effectuer la procédure, au même titre que les médecins.

"L'aide médicale à mourir est considérée comme un soin de dernier recours", a rappelé à l'AFP Sonia Bélanger, ministre québécoise déléguée à la Santé et aux Aînés.

Près de 90% des personnes qui ont reçu l'aide à mourir étaient atteintes de cancer, de maladies neurodégénératives ou neurologiques, de maladies respiratoires ou cardiaques et la grande majorité était en phase avancée ou terminale de leur maladie.

"Il faut être prudent. L'objectif avec l'élargissement de la loi n'est pas d'augmenter le nombre, pas du tout. Il s'agit vraiment de répondre aux besoins des personnes qui en font la demande", ajoute-t-elle.

Malgré le large consensus autour du texte, son élargissement inquiète certains. C'est une "déception" pour le Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ), organisme qui défend les personnes en situation de handicap.

"Non seulement c'est permissif, c'est dangereux, mais c'est presque encourager les gens qui sont à bout à mourir" déplore son directeur général Steven Laperrière.

- "Long processus" -

Mais "on ne se lève pas un matin en disant +tiens, je vais demander l'aide médicale à mourir aujourd'hui+", souligne Georges L'Espérance, neurochirurgien à la retraite qui a accompagné de nombreux malades.

"C'est un long processus" de réflexion, ajoute-t-il.

Les médecins sont au cœur de ce dispositif qui est le dernier niveau des soins palliatifs. Deux d'entre eux doivent instruire la demande.

Georges L'Espérance explique s'assurer d'être "toujours très près du patient" afin qu'il "sente une présence réconfortante" au moment de l'administration des trois piqûres.

Sandra Demontigny, atteinte d'Alzheimer précoce, milite depuis plusieurs années pour pouvoir déposer une demande anticipée, ce qui sera bientôt possible. Mais le gouvernement québécois s'est toutefois donné un délai de deux ans pour mettre en œuvre cette mesure.

Jusqu'ici, seuls les malades jugés aptes à consentir pouvaient recevoir l'aide à mourir.

L'ancienne sage-femme n'a qu'une angoisse: se retrouver "prisonnière de (s)on corps pendant cinq, dix, quinze ans".

Cette femme de 44 ans à la chevelure rousse, relevée en chignon, reste très marquée par le décès de son père, emporté à 53 ans par cette maladie incurable à un stade où il n'avait "presque plus d'autonomie".

"Pour moi, il n'y a pas de plus-value à vivre ça et je ne veux pas non plus le faire vivre à mes proches."

Y.Blaha--TPP