The Prague Post - Emeutes en Nouvelle-Calédonie: après quatre décès, déploiement de l'armée et 70 nouvelles interpellations

EUR -
AED 4.233923
AFN 75.511939
ALL 92.895059
AMD 421.789926
ANG 2.063391
AOA 1057.183632
ARS 1719.790065
AUD 1.633912
AWG 2.07661
AZN 1.955852
BAM 1.956117
BBD 2.323877
BDT 141.622958
BGN 1.955693
BHD 0.434719
BIF 3456.309917
BMD 1.152872
BND 1.476752
BOB 13.528193
BRL 6.004737
BSD 1.153787
BTN 110.062842
BWP 15.531652
BYN 3.470063
BYR 22596.288984
BZD 2.320476
CAD 1.60685
CDF 2620.478107
CHF 0.937976
CLF 0.026782
CLP 1054.082104
CNY 7.774045
CNH 7.776363
COP 3603.23191
CRC 518.092974
CUC 1.152872
CUP 30.551105
CVE 110.785372
CZK 24.226916
DJF 205.463307
DKK 7.476057
DOP 67.438429
DZD 153.253185
EGP 57.847537
ERN 17.293078
ETB 186.638874
FJD 2.552977
FKP 0.853357
GBP 0.855102
GEL 3.008812
GGP 0.853357
GHS 12.768095
GIP 0.853357
GMD 84.735928
GNF 10116.451155
GTQ 8.794797
GYD 241.393319
HKD 9.046505
HNL 30.932283
HRK 7.534481
HTG 150.915773
HUF 363.45904
IDR 20593.404655
ILS 3.415919
IMP 0.853357
INR 110.022081
IQD 1511.445014
IRR 1584723.283387
ISK 142.206962
JEP 0.853357
JMD 182.541174
JOD 0.817403
JPY 183.91477
KES 149.290173
KGS 100.818784
KHR 4666.250593
KMF 492.276675
KPW 1037.585037
KRW 1635.53902
KWD 0.356042
KYD 0.961556
KZT 536.93704
LAK 26032.107048
LBP 103321.649013
LKR 384.612348
LRD 209.413947
LSL 18.612937
LTL 3.404131
LVL 0.697361
LYD 7.349191
MAD 10.687132
MDL 20.02916
MGA 4969.934982
MKD 61.534975
MMK 2420.853442
MNT 4147.997617
MOP 9.325512
MRU 46.236495
MUR 54.357605
MVR 17.823333
MWK 2000.776401
MXN 19.652327
MYR 4.7111
MZN 73.667344
NAD 18.613017
NGN 1568.885967
NIO 42.456882
NOK 10.9678
NPR 176.103602
NZD 1.971619
OMR 0.443294
PAB 1.153787
PEN 3.893431
PGK 5.105828
PHP 70.756937
PKR 320.262416
PLN 4.310646
PYG 6886.116278
QAR 4.190708
RON 5.242689
RSD 117.308199
RUB 95.773657
RWF 1699.590255
SAR 4.31533
SBD 9.297844
SCR 16.16734
SDG 692.302189
SEK 11.032771
SGD 1.476563
SHP 0.854124
SLE 28.302367
SLL 24175.146142
SOS 659.412614
SRD 43.489212
STD 23862.12042
STN 24.503972
SVC 10.095637
SYP 14989.640166
SZL 18.618018
THB 38.26846
TJS 10.661028
TMT 4.035052
TND 3.383185
TOP 2.775839
TRY 55.076955
TTD 7.824268
TWD 37.02978
TZS 3049.926071
UAH 51.576803
UGX 4283.768737
USD 1.152872
UYU 46.187424
UZS 13782.234177
VES 882.402769
VND 30061.134452
VUV 136.724412
WST 3.148238
XAF 656.069043
XAG 0.017834
XAU 0.000265
XCD 3.115694
XCG 2.079437
XDR 0.815954
XOF 656.063352
XPF 119.331742
YER 273.403529
ZAR 18.690336
ZMK 10377.230082
ZMW 21.691516
ZWL 371.224277
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

Emeutes en Nouvelle-Calédonie: après quatre décès, déploiement de l'armée et 70 nouvelles interpellations
Emeutes en Nouvelle-Calédonie: après quatre décès, déploiement de l'armée et 70 nouvelles interpellations / Photo: Delphine Mayeur - AFP

Emeutes en Nouvelle-Calédonie: après quatre décès, déploiement de l'armée et 70 nouvelles interpellations

Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé mercredi le déploiement de l'armée pour "sécuriser" les ports et l'aéroport de Nouvelle-Calédonie, après deux nuits d'émeutes qui ont fait quatre morts, dont un gendarme, dans l'archipel secoué par la fronde des indépendantistes contre une réforme électorale votée par le Parlement.

Taille du texte:

Le haut-commissaire sur ce territoire du Pacifique sud, Louis Le Franc, qui avait demandé le renfort de l'armée pour protéger l'aéroport de Nouméa, fermé jusqu'à nouvel ordre, a pour sa part "annoncé un couvre-feu et interdit TikTok", un réseau social utilisé par les émeutiers, a précisé M. Attal.

Depuis lundi, les forces de l'ordre ont procédé à près de 200 interpellations au total, selon le haut-commissaire.

Le Premier ministre doit à nouveau présider une cellule de crise interministérielle à Beauvau jeudi à 08H30.

 

L'état d'urgence, demandé par le chef de l'Etat, est en vigueur sur le Caillou depuis 20H00 heure de Paris (05H00 jeudi à Nouméa).

Mise en œuvre après les attentats du 13 novembre 2015 ou pendant l'épidémie de Covid-19, cette mesure permet notamment d'interdire déplacements ou manifestations et était réclamée par de nombreuses voix à droite et à l'extrême droite.

 

Dans un communiqué, les leaders de ce mouvement, sans réagir à ces assignations à résidence, ont argué que "les exactions commises (...) n'étaient pas nécessaires", mais étaient "l'expression des invisibles de la société qui subissent les inégalités de plein fouet et sont marginalisés au quotidien".

- "Nuit plus calme" -

Selon Sonia Backès, ex-secrétaire d'Etat et principale figure du camp non-indépendantiste, la troisième nuit d'émeutes a été moins virulente que les précédentes. "Une nuit beaucoup plus calme à peu près partout", écrit-elle sur sa page Facebook, "due à la mobilisation exceptionnelle des Calédoniens qui protègent leur quartier (...) et à la présence beaucoup plus importante des forces de l'ordre" notamment.

Le bâtiment du Sénat coutumier a cependant été incendié dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris auprès de son service de communication, sans que l'on sache pour l'instant l'ampleur des dégâts. Des coups de feu nourris résonnaient par ailleurs au petit matin dans Nouméa et à Auteuil, un des quartiers pauvres du nord de la capitale, où tous les commerces ont été détruits, a constaté un correspondant de l'AFP. Station-service, pizzeria, coiffeur et supermarché ont notamment été brûlés et pillés.

Les principaux partis politiques du territoire et les autorités avaient appelé au calme la veille, après une vague de violences entamée lundi, la plus grave depuis les années 1980.

Selon le dernier bilan communiqué par l'Elysée, ces violences ont fait trois morts. Un gendarme d'une vingtaine d'années touché à la tête par un tir a également succombé à ses blessures.

Incendies, pillages, affrontements armés entre émeutiers et population ou avec les forces de l'ordre, tout l'archipel est le théâtre depuis lundi d'émeutes particulièrement violentes, malgré l'instauration d'un couvre-feu nocturne à Nouméa et dans son agglomération.

Le haut-commissaire a fait état mercredi d'"échanges de tirs de chevrotine entre les émeutiers et les groupes de défense civile à Nouméa et Paita" et indiqué avoir fait intervenir les policiers d'élite du RAID contre des émeutiers qui se dirigeaient vers un dépôt de gaz.

- Ultimatum -

En métropole, les députés ont adopté dans la nuit de mardi à mercredi par 351 voix contre 153 le texte qui élargit le corps électoral. La réforme constitutionnelle devra encore obtenir les trois cinquièmes des voix des parlementaires réunis en Congrès à Versailles.

Dans un courrier adressé mercredi aux représentants calédoniens, Emmanuel Macron a précisé que ce Congrès se réunirait "avant la fin juin", à moins qu'indépendantistes et loyalistes ne se mettent d'accord d'ici là sur un texte plus global.

Le texte voté par les sénateurs et maintenant les députés vise à élargir le corps électoral aux élections provinciales, cruciales dans l'archipel. Les partisans de l'indépendance jugent que ce dégel risque de réduire leur poids électoral et "minoriser encore plus le peuple autochtone kanak".

Mercredi, le président indépendantiste du gouvernement du territoire, Louis Mapou, a "pris acte" de la réforme votée à Paris mais déploré une "démarche qui impacte lourdement notre capacité à mener les affaires de la Nouvelle-Calédonie".

La gauche a réclamé la suspension de cette réforme constitutionnelle. "Tout doit être fait pour retrouver le calme et le dialogue", a plaidé le communiste Fabien Roussel.

Mercredi, faute d'approvisionnement des commerces, les pénuries alimentaires ont provoqué de très longues files d'attente devant les magasins, a constaté le correspondant de l'AFP.

- "J'ai peur" -

A Tuband, un quartier de Nouméa, des habitants ont patrouillé dans la nuit de mardi à mercredi armés de bâtons ou de battes de baseball, encagoulés ou casqués.

"Les flics sont débordés alors on essaye de se protéger", a expliqué à l'AFP un habitant, Sébastien, 42 ans.

Pour contenir les émeutes, d'importants effectifs de policiers et de gendarmes, dont des éléments de leurs deux groupes d'élite, le GIGN et le RAID, ont été mobilisés.

D'autres renforts étaient en cours d'acheminement dans l'archipel, selon Gérald Darmanin. D'après le ministère, 1.800 policiers et gendarmes y étaient déployés mercredi et 500 de plus y arriveront dans les heures qui viennent.

M.Soucek--TPP