The Prague Post - "Je ne sais pas de quoi demain sera fait" : les victimes des inondations au Brésil confient leurs craintes

EUR -
AED 4.233941
AFN 75.510993
ALL 92.895553
AMD 421.791987
ANG 2.063402
AOA 1057.189164
ARS 1719.666632
AUD 1.633631
AWG 2.076622
AZN 1.959145
BAM 1.956128
BBD 2.323889
BDT 141.623711
BGN 1.955703
BHD 0.434721
BIF 3456.328303
BMD 1.152878
BND 1.47676
BOB 13.528265
BRL 5.999462
BSD 1.153793
BTN 110.063427
BWP 15.531735
BYN 3.470081
BYR 22596.409184
BZD 2.320489
CAD 1.606478
CDF 2620.492112
CHF 0.938214
CLF 0.026788
CLP 1054.30355
CNY 7.774089
CNH 7.776231
COP 3603.539297
CRC 518.09573
CUC 1.152878
CUP 30.551268
CVE 110.806918
CZK 24.233264
DJF 205.4644
DKK 7.476299
DOP 67.45877
DZD 153.386928
EGP 57.851652
ERN 17.29317
ETB 186.639867
FJD 2.552414
FKP 0.853362
GBP 0.85487
GEL 3.008956
GGP 0.853362
GHS 12.768161
GIP 0.853362
GMD 84.738875
GNF 10116.504447
GTQ 8.794844
GYD 241.394603
HKD 9.046743
HNL 30.932447
HRK 7.534174
HTG 150.916576
HUF 363.605759
IDR 20603.083088
ILS 3.415937
IMP 0.853362
INR 109.984736
IQD 1511.453054
IRR 1584731.718527
ISK 142.207078
JEP 0.853362
JMD 182.542145
JOD 0.817414
JPY 183.88752
KES 149.274754
KGS 100.818973
KHR 4666.273472
KMF 492.279074
KPW 1037.590556
KRW 1635.495083
KWD 0.356032
KYD 0.961561
KZT 536.939897
LAK 26014.692354
LBP 103240.226395
LKR 384.614394
LRD 209.420469
LSL 18.680483
LTL 3.404149
LVL 0.697364
LYD 7.332315
MAD 10.731566
MDL 20.029267
MGA 4969.961419
MKD 61.535302
MMK 2420.866319
MNT 4148.019682
MOP 9.325561
MRU 46.236106
MUR 54.357961
MVR 17.812287
MWK 2001.396438
MXN 19.638581
MYR 4.711238
MZN 73.680874
NAD 18.674918
NGN 1568.628945
NIO 42.457108
NOK 10.969171
NPR 176.104539
NZD 1.970816
OMR 0.443284
PAB 1.153793
PEN 3.893452
PGK 5.105855
PHP 70.757907
PKR 320.26412
PLN 4.310783
PYG 6886.152908
QAR 4.19073
RON 5.237063
RSD 117.308956
RUB 95.777274
RWF 1699.599296
SAR 4.315353
SBD 9.297893
SCR 15.961219
SDG 692.298626
SEK 11.025584
SGD 1.475804
SHP 0.854128
SLE 28.302889
SLL 24175.27474
SOS 659.416122
SRD 43.489443
STD 23862.247354
STN 24.504103
SVC 10.09569
SYP 14989.719902
SZL 18.618117
THB 38.241227
TJS 10.661085
TMT 4.046602
TND 3.383203
TOP 2.775854
TRY 55.141591
TTD 7.82431
TWD 37.048863
TZS 3049.94225
UAH 51.577077
UGX 4283.791525
USD 1.152878
UYU 46.18767
UZS 13782.307491
VES 882.411276
VND 30061.294361
VUV 136.725139
WST 3.148255
XAF 656.072533
XAG 0.01788
XAU 0.000265
XCD 3.11571
XCG 2.079448
XDR 0.815958
XOF 656.066841
XPF 119.331742
YER 273.405547
ZAR 18.673799
ZMK 10377.282978
ZMW 21.691632
ZWL 371.226252
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

"Je ne sais pas de quoi demain sera fait" : les victimes des inondations au Brésil confient leurs craintes
"Je ne sais pas de quoi demain sera fait" : les victimes des inondations au Brésil confient leurs craintes / Photo: Nelson ALMEIDA - AFP

"Je ne sais pas de quoi demain sera fait" : les victimes des inondations au Brésil confient leurs craintes

Sur un matelas posé à même le sol dans le plus grand refuge de Porto Alegre, Rafael Adriano Peres a du mal à bouger : il a été heurté par une voiture aux premières heures des inondations historiques qui ont affecté le sud du Brésil et, lorsqu'il a pu sortir de l'hôpital avec deux côtes cassées, sa femme avait quitté leur petite maison envahie par les eaux.

Taille du texte:

De nouveau réunis, il serre dans ses bras Mara, 45 ans. "Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Il va falloir repartir de zéro", lâche cet homme de 35 ans qui gagnait sa vie en tant que recycleur informel à Porto Alegre, une ville encore submergée à la suite de la crue du Rio Guaiba.

Au milieu de montagnes de vêtements et de jouets issus de dons, près de 800 personnes sont hébergées dans ce gigantesque hangar de la capitale de l'État du Rio Grande do Sul, en proie depuis près de trois semaines à une catastrophe climatique sans précédent dans cette partie du monde, qui a fait plus de 150 morts et une centaine de disparus.

- "La nature nous rend ce que nous lui faisons" -

Certaines d'entre elles espèrent rentrer chez elles lorsque l'eau se retirera, d'autres y renoncent déjà, à l'instar de Marcia Beatriz Leal.

Portant un pull à col roulé blanc, un tatouage au-dessus d'un de ses sourcils, cette femme de 50 ans habitait dans une maison qu'elle louait à Estrela, localité située dans une zone dévastée de la région. A ses côtés, Pietro, son fils de sept ans, et sa mère, qui souffre de la maladie d'Alzheimer, endormie à côté de lui.

"C'est la troisième fois" qu'elle subit une inondation.

Cette volonté "de se battre, de chercher à récupérer encore et encore, tout disparaît", explique Marcia Beatriz, qui se trouvait à Porto Alegre avec eux lorsque le déluge sans fin a commencé.

Elle n'a même pas essayé de retourner chez elle.

Cette créatrice de vêtements pour animaux affirme mieux se sentir après avoir "pleuré" au cours d'une conférence organisée par l'unité, au sein de la mairie, qui s'occupe de santé mentale de la population, dans un espace réservé du refuge.

Elle espère s'installer avec sa mère et son fils dans un autre endroit, à l'abri des pluies de plus en plus intenses dans la région, un dérèglement lié, selon les scientifiques, au changement climatique et au phénomène El Niño

"La nature nous rend ce que nous lui faisons" subir, lâche cette femme.

- Il a tout perdu, mais songe déjà à tout recommencer -

Sous une couverture colorée aux côtés de Mara, Rafael Adriano Peres n'a lui non plus aucun doute à ce sujet : "Les êtres humains détruisent la planète et cela va empirer", tant notamment que "la déforestation en Amazonie ne cessera pas".

La tragédie actuelle dans le sud du Brésil en est une "preuve" et, "demain, cela pourrait se passer à Belo Horizonte (sud-est), dans d'autres villes", ajoute cet homme qui a toujours pensé que "l'eau n'atteindrait jamais" sa maison.

Quelque 13.000 personnes sont rassemblées dans les 149 refuges que compte Porto Alegre, une ville moderne de 1,4 million d'habitants, selon les autorités locales.

Pour Marta Fadrique, coordinatrice chargée à la mairie des problèmes de santé mentale, la peur que les inondations ne se reproduisent peut être ressentie parmi les personnes les plus affectées. Elle considère cependant que, dans la majorité des cas, ce sentiment finit par s'atténuer.

"La peur est normale" dans cette phase "aiguë" du drame, tout comme l'anxiété, l'insomnie et la "méfiance à l'égard de tout", explique cette psychologue dans la cour extérieure du refuge visité par l'AFP, où plusieurs rangées de vêtements sèchent au soleil et des enfants courent partout, comme inconscients des événements tragiques en cours.

Habraham Elises Gil, 25 ans, est un Vénézuélien qui a immigré au Brésil il y a six ans en raison de la grave situation économique que connaît son pays.

Avec sa femme et ses deux enfants, il a réussi à reconstruire sa vie à Porto Alegre en tant qu'homme de ménage, à s'installer dans une maison et à acheter des meubles.

Il a tout perdu, mais songe déjà à tout recommencer.

"Les enfants nous donnent de la force. La vie continue", dit-il.

J.Simacek--TPP