The Prague Post - Loi sur l'aide à mourir à l'arrêt: des malades entre incertitude et "désespoir"

EUR -
AED 4.239441
AFN 75.634978
ALL 92.93553
AMD 422.339815
ANG 2.066284
AOA 1058.561336
ARS 1722.320555
AUD 1.634409
AWG 2.077875
AZN 1.96478
BAM 1.956969
BBD 2.324869
BDT 141.684659
BGN 1.955947
BHD 0.43526
BIF 3451.032148
BMD 1.154375
BND 1.47737
BOB 13.534087
BRL 6.008867
BSD 1.15428
BTN 110.110793
BWP 15.538284
BYN 3.471544
BYR 22625.745222
BZD 2.321477
CAD 1.609193
CDF 2626.202608
CHF 0.937058
CLF 0.026794
CLP 1054.394553
CNY 7.78493
CNH 7.785571
COP 3627.968984
CRC 518.305205
CUC 1.154375
CUP 30.590931
CVE 110.330924
CZK 24.222072
DJF 205.555493
DKK 7.475875
DOP 67.559783
DZD 153.524908
EGP 57.927907
ERN 17.315621
ETB 186.718567
FJD 2.554574
FKP 0.85447
GBP 0.854624
GEL 3.012397
GGP 0.85447
GHS 12.847677
GIP 0.85447
GMD 85.423303
GNF 10140.058837
GTQ 8.806262
GYD 241.497436
HKD 9.058552
HNL 30.945222
HRK 7.534953
HTG 150.978904
HUF 363.378689
IDR 20610.206897
ILS 3.420372
IMP 0.85447
INR 110.109863
IQD 1512.090398
IRR 1586832.398703
ISK 142.195572
JEP 0.85447
JMD 182.619118
JOD 0.818489
JPY 183.781659
KES 149.202516
KGS 100.950186
KHR 4671.771218
KMF 494.072639
KPW 1038.937368
KRW 1636.592128
KWD 0.35639
KYD 0.961987
KZT 537.170968
LAK 26043.448547
LBP 103366.66313
LKR 384.783247
LRD 209.508814
LSL 18.621126
LTL 3.408569
LVL 0.698269
LYD 7.352393
MAD 10.691789
MDL 20.037973
MGA 4971.949279
MKD 61.567321
MMK 2424.009236
MNT 4153.404894
MOP 9.329736
MRU 46.256639
MUR 54.428862
MVR 17.846679
MWK 2001.622008
MXN 19.687976
MYR 4.717356
MZN 73.766695
NAD 18.620965
NGN 1570.06042
NIO 42.47538
NOK 10.968107
NPR 176.177269
NZD 1.972099
OMR 0.443869
PAB 1.154285
PEN 3.895127
PGK 5.108052
PHP 70.766708
PKR 320.399168
PLN 4.307093
PYG 6889.056637
QAR 4.196171
RON 5.242936
RSD 117.305264
RUB 96.765012
RWF 1700.345441
SAR 4.379598
SBD 9.309964
SCR 15.830037
SDG 693.214538
SEK 11.02455
SGD 1.477311
SHP 0.855237
SLE 28.339961
SLL 24206.659442
SOS 659.694177
SRD 43.545903
STD 23893.22678
STN 24.514435
SVC 10.100035
SYP 15009.180918
SZL 18.625968
THB 38.265789
TJS 10.665812
TMT 4.040312
TND 3.387595
TOP 2.779457
TRY 55.150277
TTD 7.827609
TWD 37.06547
TZS 3053.901857
UAH 51.597931
UGX 4285.52354
USD 1.154375
UYU 46.247634
UZS 13788.238679
VES 883.568034
VND 30100.321768
VUV 136.902644
WST 3.152342
XAF 656.346334
XAG 0.017799
XAU 0.000264
XCD 3.119756
XCG 2.080334
XDR 0.816819
XOF 656.343489
XPF 119.331742
YER 273.759538
ZAR 18.658817
ZMK 10390.745038
ZMW 21.700967
ZWL 371.708201
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

Loi sur l'aide à mourir à l'arrêt: des malades entre incertitude et "désespoir"
Loi sur l'aide à mourir à l'arrêt: des malades entre incertitude et "désespoir" / Photo: Pascal POCHARD-CASABIANCA - AFP/Archives

Loi sur l'aide à mourir à l'arrêt: des malades entre incertitude et "désespoir"

"La maladie, elle, n'attend pas": la grande incertitude entourant le sort du texte sur la fin de vie, mis à l'arrêt par la dissolution, angoisse des Français, touchés par des pathologies graves et incurables, qui militent pour que le sujet revienne vite devant les députés.

Taille du texte:

Loïc Résibois, 47 ans, atteint par la maladie de Charcot et favorable à l'aide active à mourir, estime avoir été "sacrifié" par la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale, le 9 juin, en plein examen du texte.

La décision surprise du président, au soir du second tour des européennes, "a plongé des dizaines de milliers de malades dans le désespoir d'avoir une fin de vie sereine", dit à l'AFP cet habitant de la Somme, qui percevait enfin "la lumière au bout du tunnel".

Cette "sérénité", "c'est ce dont nous a privés Emmanuel Macron sans même avoir un mot pour nous", regrette cet adhérent de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

Changer la loi française, qui actuellement n'autorise ni suicide assisté ni euthanasie, était l'une des promesses de campagne du chef de l’État. Après l'organisation de la Convention citoyenne et des mois de tergiversations, le projet de loi sur ce sujet hautement sensible avait été présenté au conseil des ministres en avril. Début d'un long processus parlementaire prévu pour durer quelque dix-huit mois, avant d'être brutalement interrompu.

- Nouveau texte -

Pour maintenir le sujet en haut de l'agenda de la nouvelle Assemblée, le député MoDem Olivier Falorni, rapporteur général du texte à l'arrêt, a annoncé le 19 juillet le dépôt d'une nouvelle proposition de loi reprenant "intégralement" le texte tel qu'il était au moment de la dissolution.

Une démarche accueillie avec "une immense joie" mais aussi de "la méfiance" par Loïc Résibois, qui estime que "la couleur du nouvel hémicycle est moins favorable qu'avant la dissolution, parce qu'il y a énormément de députés RN". Et ce, observe-t-il, alors que neuf Français sur dix se disent favorables à une légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, selon un sondage Ifop de mai.

Maryline Herrmann, 49 ans, atteinte d'un cancer généralisé en phase terminale, "ne croit plus" pour sa part à l'aboutissement de la loi de son vivant.

Cette graphiste de Blotzheim (Haut-Rhin), qui ne se déplace plus qu'en fauteuil roulant, propose d'accueillir chez elle des députés pendant une journée pour qu'ils puissent "se rendre compte" de son quotidien.

"J'ai hâte de ne plus me réveiller depuis deux ans", confie l'Alsacienne. "Ce ne sont plus que des petits instants de survie entre des moments de douleur", ajoute-t-elle, très émue.

- "Fin de vie utile" -

Pour Hélène Berthet, 62 ans, atteinte d'un "cancer incurable", "la France est très en retard" sur la Belgique, l'un des premiers pays européens à avoir légalisé l'euthanasie, ou la Suisse, qui autorise le suicide assisté. "Je me demande pourquoi c'est si long", s'interroge cette biologiste de Mâcon.

Contrairement à Loïc et Maryline, la sexagénaire s'est organisée pour bénéficier du suicide assisté en Suisse, quand elle le choisira. Cela lui a coûté une douzaine de milliers d'euros.

Elle a conscience que tous ceux qui souhaiteraient faire ce choix ne peuvent pas débourser une telle somme.

Comme d'autres malades se disant "condamnés", Maryline Herrmann admet "passer tout son temps" à chercher sur des "sites internet aux États-Unis, au Canada" des moyens de se procurer sur le marché noir des produits pour mettre fin à ses jours et donc à ses souffrances. Et "maintenant, je mets en vente ma maison parce que je n'ai pas d'autre solution pour pouvoir me payer l'euthanasie en Suisse."

"J'aimerais ne plus avoir le problème de chercher comment me tuer, d'être libérée de ça et de pouvoir au moins vivre encore ce qu'il me reste", dit-elle.

Ils sont plusieurs, parmi ces malades favorables à l'aide à mourir, à vouloir se faire entendre sur les réseaux sociaux, pour décrire leur quotidien et "se sentir compris", selon Loïc Résibois.

"Ce combat donne un sens à ce qu'il m'arrive. J'essaye de rendre ma fin de vie utile", souligne celui pour qui c'est "devenu un acte militant de pouvoir (s)'éteindre en France".

U.Pospisil--TPP