The Prague Post - Climat: des "précipitations extrêmes" en septembre dans le monde, alimentées par une chaleur quasi-record

EUR -
AED 4.239194
AFN 75.60405
ALL 95.242309
AMD 422.557556
AOA 1059.654259
ARS 1721.077125
AUD 1.634013
AWG 2.080639
AZN 1.948851
BAM 1.956296
BBD 2.324189
BDT 142.456096
BHD 0.435286
BIF 3453.687998
BMD 1.154307
BND 1.477974
BOB 13.703472
BRL 5.973507
BSD 1.153892
BTN 110.074275
BWP 15.575947
BYN 3.421141
BYR 22624.426725
BZD 2.320838
CAD 1.606877
CDF 2626.049287
CHF 0.936362
CLF 0.026807
CLP 1055.060252
CNY 7.786148
CNH 7.787847
COP 3621.097213
CRC 523.243915
CUC 1.154307
CUP 30.589148
CVE 110.640018
CZK 24.256329
DJF 205.143573
DKK 7.475705
DOP 67.3535
DZD 153.391268
EGP 57.921075
ERN 17.314612
ETB 184.631527
FJD 2.552131
FKP 0.853468
GBP 0.854436
GEL 3.018527
GGP 0.853468
GHS 13.387136
GIP 0.853468
GMD 84.847368
GNF 10129.048773
GTQ 8.803231
GYD 241.671236
HKD 9.057216
HNL 31.035292
HRK 7.534393
HTG 150.878231
HUF 365.528203
IDR 20583.61109
ILS 3.459804
IMP 0.853468
INR 110.098136
IQD 1512.71996
IRR 1586826.500978
ISK 142.003336
JEP 0.853468
JMD 182.56626
JOD 0.818389
JPY 183.780732
KES 149.297733
KGS 100.943968
KHR 4680.716808
KMF 492.889713
KRW 1631.532841
KWD 0.356554
KYD 0.961644
KZT 538.16802
LAK 26041.176799
LBP 103368.235653
LKR 385.877776
LRD 209.680409
LSL 18.711419
LTL 3.40837
LVL 0.698229
LYD 7.341308
MAD 10.747769
MDL 20.044079
MGA 4973.298268
MKD 61.533928
MMK 2423.396678
MNT 4149.50541
MOP 9.326063
MRU 46.29057
MUR 54.298482
MVR 17.833737
MWK 2003.877414
MXN 19.71174
MYR 4.723543
MZN 73.18395
NAD 18.711469
NGN 1573.62136
NIO 42.460759
NOK 10.958653
NPR 176.114625
NZD 1.963529
OMR 0.443826
PAB 1.153892
PEN 3.90214
PGK 5.088476
PHP 70.642134
PKR 320.637794
PLN 4.302982
PYG 6870.740953
QAR 4.206256
RON 5.240791
RSD 117.359625
RUB 95.173031
RWF 1695.677697
SAR 4.324447
SBD 9.309537
SCR 15.976787
SDG 693.164769
SEK 10.99101
SGD 1.4773
SLE 28.27985
SOS 693.162246
SRD 43.801359
STD 23891.834422
STN 24.70218
SVC 10.096558
SZL 18.711761
THB 38.264754
TJS 10.633594
TMT 4.051619
TND 3.360766
TRY 55.127073
TTD 7.81515
TWD 37.19652
TZS 3064.528223
UAH 51.774919
UGX 4293.087811
USD 1.154307
UYU 46.461773
UZS 13750.68738
VES 877.579815
VND 30167.826146
VUV 137.186882
WST 3.155568
XAF 656.123253
XAG 0.017823
XAU 0.000264
XCD 3.119574
XCG 2.079772
XDR 0.815618
XOF 655.073143
XPF 119.331742
YER 273.793232
ZAR 18.692659
ZMK 10390.148578
ZMW 21.636482
ZWL 371.68654
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

Climat: des "précipitations extrêmes" en septembre dans le monde, alimentées par une chaleur quasi-record
Climat: des "précipitations extrêmes" en septembre dans le monde, alimentées par une chaleur quasi-record / Photo: Gaizka IROZ - AFP/Archives

Climat: des "précipitations extrêmes" en septembre dans le monde, alimentées par une chaleur quasi-record

Super-typhons en Asie, tempête Boris en Europe et ouragans en Amérique du Nord: les précipitations extrêmes, exacerbées par les températures très anormalement chaudes de la planète depuis plus d'un an, ont marqué le mois de septembre dans le monde.

Taille du texte:

Septembre 2024 a été le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais enregistré, poursuivant une série de records ou quasi-records qui rendent "quasiment certain que 2024 sera l'année la plus chaude jamais mesurée", a annoncé mardi l'observatoire européen Copernicus. 2024 battrait ainsi le record établi... en 2023.

"Les précipitations extrêmes du mois dernier, que nous observons de plus en plus souvent, ont été aggravées par une atmosphère plus chaude", entraînant par endroits "des mois de pluies en quelques jours", déclare Samantha Burgess, directrice adjointe du service changement climatique (C3S) de Copernicus.

Le bulletin mensuel de l'observatoire met en avant les exemples de la tempête Boris, synonyme d'inondations exceptionnelles en Europe centrale, de la mousson qui "a sévèrement frappé" le Pakistan, et du typhon Krathon qui a frappé Taïwan et les Philippines début octobre.

Septembre a aussi été marqué par les ravages des super typhons Yagi et Bebinca en Asie, des inondations meurtrières au Népal et au Japon ou encore de l'ouragan Helene aux Etats-Unis.

En Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, une saison des pluies intense a fait plus de 1.500 victimes, quatre millions de sinistrés et 1,2 million de déplacés, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM).

Avec une température moyenne de 16,17°C à la surface du globe, septembre 2024 ne bat pas le record de septembre 2023, qui avait surpris la communauté scientifique par son ampleur.

Mais si les habitants de France, de la côte Est américaine ou d'Asie centrale seront peut-être surpris, après avoir ressenti des températures plus fraîches que d'habitude, septembre au niveau mondial reste bien nettement plus chaud que tous les mois de septembre précédemment mesurés.

- Record annuel en vue -

Septembre 2024 est ainsi, au niveau mondial, 1,54°C plus chaud qu'un mois de septembre normal dans le climat préindustriel (1850-1900), rapporte Copernicus.

Dans la base de données de l'observatoire, septembre 2024 est ainsi le 14e sur les 15 derniers mois à être 1,5°C plus chaud qu'à cette période, dépassant donc la limite la plus ambitieuse que les Etats se sont fixée en approuvant l'accord de Paris de 2015.

La probabilité est très forte que 2024 soit la première année calendaire à franchir cette limite devenue symbolique.

Une telle anomalie de 1,5°C devrait toutefois être observée en moyenne sur plusieurs décennies pour considérer que le climat, actuellement réchauffé d'environ 1,3°C, a atteint cette barre. Pour le Giec, ce seuil pourrait être observé d'ici 2030-2035, compte tenu de la trajectoire actuelle des émissions de gaz à effet de serre de l'humanité, pas encore en déclin.

- Tempêtes renforcées -

Ces records incessants de températures sont alimentés par la surchauffe inédite des océans, qui couvrent plus des deux tiers de la planète et qui ont absorbé plus de 90% de l'excès de chaleur provoqué par l'activité humaine.

En septembre, la température moyenne à la surface des mers s'est maintenue à un degré de chaleur hors normes, poursuivant une série ininterrompue depuis mai 2023.

Outre les impacts immédiats des canicules marines sur les coraux, les herbiers, les crustacés ou les poissons, cette surchauffe durable des océans, principal régulateur du climat terrestre, affecte les courants marins et atmosphériques.

Des mers plus chaudes libèrent davantage de vapeur d'eau, fournissant de l'énergie supplémentaire aux typhons, ouragans ou tempêtes. D'autant que le réchauffement de l'air permet de retenir plus d'eau (jusqu'à 7% en plus par degré Celsius de réchauffement), favorisant des précipitations extrêmes.

"En moyenne, le potentiel destructeur des ouragans a augmenté d'environ 40% en raison du réchauffement de 1°C qui a déjà eu lieu", a déclaré à l'AFP Michael Mann, climatologue à l'université de Pennsylvanie.

Ces observations climatiques seront l'arrière-fond des négociations onusiennes de la COP29 de Bakou en novembre. Les nations doivent s'y accorder sur le moyen de fournir aux pays en développement les milliers de milliards de dollars nécessaires pour leur transition énergétique et pour se prémunir des catastrophes de plus en plus fréquentes.

A.Novak--TPP