The Prague Post - Quatre paramilitaires tués à Islamabad où les pro-Imran Khan accentuent la pression

EUR -
AED 4.21368
AFN 72.855364
ALL 93.681895
AMD 422.469301
ANG 2.054237
AOA 1052.706336
ARS 1648.454913
AUD 1.633555
AWG 2.065248
AZN 1.949531
BAM 1.933505
BBD 2.31204
BDT 140.916347
BGN 1.940049
BHD 0.432674
BIF 3431.75376
BMD 1.14736
BND 1.470642
BOB 7.961201
BRL 5.840981
BSD 1.147963
BTN 108.494964
BWP 15.381637
BYN 3.178153
BYR 22488.256
BZD 2.308778
CAD 1.620422
CDF 2661.875339
CHF 0.921558
CLF 0.025822
CLP 1016.285446
CNY 7.753228
CNH 7.769761
COP 3941.1816
CRC 522.870871
CUC 1.14736
CUP 30.40504
CVE 109.400865
CZK 23.86744
DJF 203.908666
DKK 7.38457
DOP 67.235231
DZD 152.460019
EGP 57.262669
ERN 17.2104
ETB 181.713165
FJD 2.562859
FKP 0.856464
GBP 0.86653
GEL 3.034766
GGP 0.856464
GHS 12.962529
GIP 0.856464
GMD 83.756918
GNF 10070.951271
GTQ 8.75018
GYD 240.131092
HKD 8.992377
HNL 30.631296
HRK 7.532759
HTG 149.921285
HUF 344.953373
IDR 20364.033696
ILS 3.372401
IMP 0.856464
INR 108.206946
IQD 1503.0416
IRR 1577619.999934
ISK 142.651305
JEP 0.856464
JMD 181.556505
JOD 0.8135
JPY 183.879355
KES 148.606271
KGS 100.336358
KHR 4603.774043
KMF 487.627784
KPW 1032.624402
KRW 1734.653423
KWD 0.3535
KYD 0.956669
KZT 559.819939
LAK 25276.340575
LBP 102746.088062
LKR 384.578843
LRD 208.991429
LSL 18.581332
LTL 3.387856
LVL 0.694026
LYD 7.314443
MAD 10.607363
MDL 20.032014
MGA 4818.911941
MKD 60.909485
MMK 2409.393803
MNT 4106.839908
MOP 9.262002
MRU 45.986241
MUR 54.075353
MVR 17.738466
MWK 1991.817255
MXN 19.921933
MYR 4.663794
MZN 73.318719
NAD 18.589431
NGN 1559.399523
NIO 42.004964
NOK 11.141955
NPR 173.590843
NZD 1.987907
OMR 0.441158
PAB 1.147963
PEN 3.915378
PGK 5.034329
PHP 69.269576
PKR 319.308208
PLN 4.185191
PYG 7005.224033
QAR 4.176967
RON 5.171193
RSD 115.964885
RUB 83.724633
RWF 1707.27168
SAR 4.304773
SBD 9.249356
SCR 16.195128
SDG 688.988904
SEK 10.961654
SGD 1.47095
SHP 0.85662
SLE 28.397494
SLL 24059.569724
SOS 655.724876
SRD 42.833274
STD 23748.035489
STN 24.553504
SVC 10.044269
SYP 126.820108
SZL 18.583652
THB 37.328785
TJS 10.641495
TMT 4.027234
TND 3.340826
TOP 2.762568
TRY 53.28921
TTD 7.798082
TWD 36.208963
TZS 3011.823408
UAH 51.411926
UGX 4247.028287
USD 1.14736
UYU 46.345997
UZS 13774.056637
VES 683.86832
VND 30205.39936
VUV 136.523105
WST 3.143481
XAF 648.479501
XAG 0.01722
XAU 0.00027
XCD 3.100798
XCG 2.068926
XDR 0.807394
XOF 648.258605
XPF 119.331742
YER 273.788809
ZAR 18.824495
ZMK 10327.618428
ZMW 20.290039
ZWL 369.449452
  • AEX

    -1.3000

    1081.41

    -0.12%

  • BEL20

    -54.7500

    5648.88

    -0.96%

  • PX1

    37.1000

    8467.98

    +0.44%

  • ISEQ

    48.0800

    13786.23

    +0.35%

  • OSEBX

    -24.4000

    1927.39

    -1.25%

  • PSI20

    -50.0000

    9040.4

    -0.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.3500

    4200.66

    -2.06%

  • N150

    -44.0500

    4232.51

    -1.03%

Quatre paramilitaires tués à Islamabad où les pro-Imran Khan accentuent la pression
Quatre paramilitaires tués à Islamabad où les pro-Imran Khan accentuent la pression / Photo: Aamir QURESHI - AFP

Quatre paramilitaires tués à Islamabad où les pro-Imran Khan accentuent la pression

Quatre paramilitaires ont été tués mardi au Pakistan dans des heurts entre les forces de sécurité déployées en masse à Islamabad et des milliers de partisans de l'ex-Premier ministre Imran Khan venus dans la capitale pour réclamer sa libération.

Taille du texte:

Galvanisés par Bushra Bibi, l'épouse tout juste sortie de prison de l'ancienne star du cricket de 72 ans, incarcéré et poursuivi pour une centaine d'affaires, ils sont entrés dans Islamabad et progressent vers D-Chowk: c'est sur cette place qu'ils entendent mettre la pression sur le gouvernement qui siège dans le quartier adjacent et y reçoit actuellement en grandes pompes le président bélarusse Alexandre Loukachenko.

Plusieurs ministres ont annoncé la mort des quatre paramilitaires, renversés selon eux par des manifestants à bord d'un véhicule. Lundi soir, la police avait rapporté le décès d'un de ses officiers, tué à l'extérieur d'Islamabad, lorsque les manifestants marchaient vers la capitale.

Waqas Akram, député du Tehreek-e-Insaf (PTI), le parti de M. Khan, a expliqué à l'AFP que le cortège réclamait "la libération de tous les militants et dirigeants du PTI", assurant que c'était "aussi la priorité d'Imran Khan" qui rencontre chaque semaine ses lieutenants au parloir. "Nous défilerons jusqu'à l'obtention de ces exigences".

Pour parvenir jusqu'à Islamabad, les manifestants ont dû déplacer des centaines de containers installés pour barrer les routes.

- Visite "perturbée" -

 

Les manifestants, eux, répliquent par d'autres grenades lacrymogènes, des jets de pierre et de bâtons.

"La réponse de l'Etat est complètement disproportionnée", a dénoncé le député Akram. "Nous avons le droit de manifester", a-t-il martelé, alors qu'il a lui-même été présenté en septembre à un juge anti-terroriste pour avoir contrevenu à une récente loi restreignant le droit de rassemblement dans la capitale.

L'appel à manifester avait été lancé pour dimanche. Alors, le cortège du PTI s'était mis en branle depuis les provinces limitrophes de la capitale du cinquième pays le plus peuplé au monde.

S'exprimant depuis le quartier ultra-sécurisé de D-Chowk, le ministre de l'Information Attaullah Tarar s'en est pris au PTI: "pourquoi manifestent-ils toujours pendant les visites internationales?", a-t-il lancé.

"Le président bélarusse a signé des accords et dit du bien du Pakistan et ces gens nous attaquent", a-t-il encore affirmé. "Personne ne sera autorisé à perturber cette visite".

Depuis dimanche, "plus de 20.000 membres des forces de sécurité ont été déployés", selon la police d'Islamabad, tandis que le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi répète que "ceux qui iront à D-Chowk seront arrêtés".

Washington a "exhorté" les autorités à "respecter les droits humains", tout en appelant les manifestants à être "pacifiques".

- "Containeristan" -

Depuis des jours, les autorités ont sorti les grands moyens, allant jusqu'à susciter l'interrogation.

Dès le début de la semaine, Islamabad avait déclenché l'"article 144", qui interdit tout rassemblement de plus de quatre personnes, pour deux mois. Le Pendjab, où vivent plus de la moitié des Pakistanais, lui a emboîté le pas samedi, pour trois jours.

"Les autorités vivent dans une mentalité de siège - un état dans lequel elles se voient toujours en danger et vivent dans la peur permanente d'être renversées", accuse dans une tribune Maleeha Lodhi, ex-diplomate pakistanaise.

Quant à Dawn, le quotidien de référence en anglais, il "se demande si la police d'Islamabad se prépare à une guerre": "transformer Islamabad en +Containeristan+, est-ce vraiment nécessaire?".

Les écoles de la capitale restent fermées et l'Etat martèle que "le réseau internet mobile et le wi-fi seront coupés" partout où il verra "un danger". Depuis dimanche, aucun quartier n'a échappé à ces coupures.

La Commission pakistanaise des droits humains (HRCP), principale ONG de défense des libertés du pays, dénonce des blocages qui "pénalisent les citoyens ordinaires, en particulier les travailleurs journaliers dont le revenu dépend de la liberté de mouvement".

- "Tout ce qu'Imran Khan nous dira" -

Les pro-Khan, eux, balaient invariablement les menaces d'un revers de la main. Ainsi, Mazhar Karim l'assure: "nous ferons tout ce qu'Imran Khan nous dira".

"Il nous a demandé de venir ici, nous voilà", lance-t-il à l'AFPTV dans le cortège. "S'il nous dit de sacrifier nos vies, nous le ferons".

"Nous resterons là-bas jusqu'à ce qu'Imran Khan soit libéré", renchérit Raïs Khan, 36 ans.

Le chef du gouvernement du Khyber-Pakhtunkhwa, Ali Amin Gandapur, ne cesse pour sa part de narguer les autorités: "vous pouvez nous tirer dessus, nous bombarder et bloquer les routes avec vos containers. Si ça dégénère, vous serez responsables".

M. Khan, au pouvoir de 2018 à 2022, est actuellement poursuivi dans une centaine d'affaires concernant des manifestations violentes de ses partisans.

En juillet, un panel d'experts de l'ONU avait réclamé sa libération, jugeant sa détention "arbitraire".

P.Svatek--TPP