The Prague Post - Assassinat de Samuel Paty: un accusé reconnaît avoir commis "l'irréparable"

EUR -
AED 4.224055
AFN 73.034746
ALL 93.912556
AMD 423.509494
ANG 2.059295
AOA 1055.298283
ARS 1652.513696
AUD 1.637006
AWG 2.070333
AZN 1.954332
BAM 1.938266
BBD 2.317733
BDT 141.263308
BGN 1.944825
BHD 0.433739
BIF 3440.203335
BMD 1.150185
BND 1.474263
BOB 7.980803
BRL 5.855363
BSD 1.15079
BTN 108.762098
BWP 15.419509
BYN 3.185978
BYR 22543.626
BZD 2.314463
CAD 1.623049
CDF 2668.429339
CHF 0.921954
CLF 0.025886
CLP 1018.787718
CNY 7.772318
CNH 7.779921
COP 3950.885475
CRC 524.15827
CUC 1.150185
CUP 30.479903
CVE 109.670229
CZK 23.926206
DJF 204.410724
DKK 7.402752
DOP 67.400776
DZD 152.835402
EGP 57.40366
ERN 17.252775
ETB 182.160574
FJD 2.569169
FKP 0.858573
GBP 0.866384
GEL 3.042238
GGP 0.858573
GHS 12.994445
GIP 0.858573
GMD 83.963142
GNF 10095.747706
GTQ 8.771724
GYD 240.722336
HKD 9.014132
HNL 30.706716
HRK 7.532445
HTG 150.290417
HUF 345.802709
IDR 20414.173491
ILS 3.38297
IMP 0.858573
INR 108.47337
IQD 1506.74235
IRR 1581504.374934
ISK 143.002537
JEP 0.858573
JMD 182.003529
JOD 0.815503
JPY 184.332097
KES 148.972166
KGS 100.583404
KHR 4615.109336
KMF 488.828408
KPW 1035.166903
KRW 1738.924442
KWD 0.35437
KYD 0.959024
KZT 561.198313
LAK 25338.575324
LBP 102999.066812
LKR 385.525743
LRD 209.506002
LSL 18.627083
LTL 3.396197
LVL 0.695736
LYD 7.332452
MAD 10.63348
MDL 20.081337
MGA 4830.776941
MKD 61.059454
MMK 2415.32615
MNT 4116.951662
MOP 9.284806
MRU 46.099467
MUR 54.208496
MVR 17.782141
MWK 1996.721456
MXN 19.882477
MYR 4.675277
MZN 73.499243
NAD 18.635202
NGN 1563.239036
NIO 42.108388
NOK 11.060296
NPR 174.018253
NZD 1.990508
OMR 0.442244
PAB 1.15079
PEN 3.925018
PGK 5.046724
PHP 69.44013
PKR 320.0944
PLN 4.195495
PYG 7022.472113
QAR 4.187251
RON 5.183926
RSD 116.25041
RUB 83.930778
RWF 1711.47528
SAR 4.315372
SBD 9.272129
SCR 16.235003
SDG 690.685314
SEK 10.948358
SGD 1.474571
SHP 0.858729
SLE 28.467414
SLL 24118.808572
SOS 657.339385
SRD 42.938737
STD 23806.507286
STN 24.613959
SVC 10.069
SYP 127.132361
SZL 18.629409
THB 37.420695
TJS 10.667696
TMT 4.037149
TND 3.349052
TOP 2.76937
TRY 53.420578
TTD 7.817282
TWD 36.298116
TZS 3019.239041
UAH 51.538512
UGX 4257.48521
USD 1.150185
UYU 46.460109
UZS 13807.970761
VES 685.552123
VND 30279.77031
VUV 136.859249
WST 3.151221
XAF 650.07617
XAG 0.016846
XAU 0.000268
XCD 3.108433
XCG 2.07402
XDR 0.809382
XOF 649.854731
XPF 119.331742
YER 274.462925
ZAR 18.840732
ZMK 10353.037051
ZMW 20.339997
ZWL 370.359101
  • AEX

    -1.1900

    1081.48

    -0.11%

  • BEL20

    -58.1800

    5645.62

    -1.02%

  • PX1

    37.1000

    8467.87

    +0.44%

  • ISEQ

    49.4600

    13788.04

    +0.36%

  • OSEBX

    -24.4000

    1927.39

    -1.25%

  • PSI20

    -70.9100

    9019.59

    -0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    -45.7600

    4230.9

    -1.07%

Assassinat de Samuel Paty: un accusé reconnaît avoir commis "l'irréparable"
Assassinat de Samuel Paty: un accusé reconnaît avoir commis "l'irréparable" / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP/Archives

Assassinat de Samuel Paty: un accusé reconnaît avoir commis "l'irréparable"

"Je ne suis pas un terroriste", a clamé lundi Brahim Chnina, l'auteur des premiers messages et des premières vidéos stigmatisant le professeur Samuel Paty, décapité par un jeune islamiste radical d'origine tchétchène le 16 octobre 2020.

Taille du texte:

Pour autant, a reconnu l'accusé devant la cour d'assises spéciale de Paris, "ce que j'ai fait est irréparable et impardonnable".

Des dizaines de fois au cours de son interrogatoire, le père de la collégienne dont le mensonge a déclenché une campagne de haine contre le professeur d'histoire-géographie, dira: "je regrette".

En pull blanc sur une chemise bleue foncée, amaigri, l'air fatigué, les cheveux blancs et faisant beaucoup plus que ses 52 ans, Brahim Chnina est poursuivi pour association de malfaiteurs terroriste. Il encourt 30 ans de réclusion criminelle.

Les 7 et 8 octobre, il a publié des messages et des vidéos dénonçant Samuel Paty comme un professeur "voyou". Il n'a pas hésité à livrer le nom du professeur et l'adresse de son collège sur les réseaux sociaux suscitant des réactions violentes.

Le président Franck Zientara lit quelques messages de ses correspondants: "Il faut le punir", "Il faut lui briser le dos", "Je peux avoir l'adresse de ce fils de pute"...

L'enquête a révélé qu'entre les 9 et 13 octobre il a eu neuf contacts téléphoniques avec Abdoullakh Anzorov, l'assassin de Samuel Paty. "Mais je ne l'ai jamais rencontré", insiste M. Chnina.

"Je regrette infiniment ce que j'ai fait. Je regrette beaucoup. Je ne suis pas un terroriste et je ne fais pas partie d'une association de malfaiteurs en lien avec le terrorisme. C'est vrai que j'ai fait une vidéo et je regrette que ça a mal tourné", explique l'accusé.

"Je ne suis pas radicaliste (sic). Ma pratique de l'islam est comme celle de tous les musulmans de France", poursuit Brahim Chnina, qui s'est pourtant associé avec le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, fondateur du collectif pro-Hamas Cheikh-Yassine (dissous le 21 octobre 2020), pour cyberharceler Samuel Paty.

Egalement dans le box des accusés, M. Sefrioui doit être interrogé par la cour mardi.

"Sans Sefrioui ça ne se serait pas passé comme ça", estime Brahim Chnina, qui s'empresse d'ajouter "mais je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Je suis responsable".

"Pensez-vous avoir contribué à provoquer ce qui s'est passé ?", lui demande le président Zientara.

"Avec la vidéo et les messages que j'ai faits, oui", concède l'accusé.

"Je suis triste d'avoir mis M. Paty dans cette situation-là, ça n'était pas du tout mon but. Si j'avais su qu'il y avait des individus menaçants, peut-être que j'aurais pu faire quelque chose pour aider M. Paty, explique-t-il d'une voix lasse.

- "Tout s'est emballé" -

"Je présente toutes mes excuses, sincères, du fond du coeur, à M. Paty (...). Peu importe la sentence que vous allez me mettre. Je regrette du fond du coeur et je suis atteint à vie", poursuit-il.

Au-delà de l'affliction affichée, Brahim Chnina ne manque pas de s'apitoyer sur son sort.

"Après la décapitation de M. Paty, il y a eu beaucoup de menaces de mort contre moi", dit-il. Il évoque ses problèmes de santé, son isolement en prison. "Mon nom est jeté en pâture, Brahim Chnina, Brahim Chnina, Brahim Chnina... C'est arrivé à Samuel Paty, ça peut arriver à tout le monde", insiste-t-il.

Il met également en cause la principale du collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) où travaillait Samuel Paty. "Si elle m'avait dit tout de suite que ma fille avait menti et n'était pas en cours, j'aurais peut-être fait marche arrière (...). Si elle l'avait fait, M. Paty serait encore en vie", dit-il avec aplomb.

La principale a reçu MM. Chnina et Sefrioui dans son bureau le 8 octobre. Les deux hommes, "énervés" comme l'a reconnu M. Chnina, avaient alors menacé d'organiser "une manifestation de musulmans" devant le collège pour dénoncer la prétendue "discrimination" subie par la fille de M. Chnina, alors âgée de 13 ans.

Malgré ses appels répétés à la haine, "je n'ai pas cherché à faire une fatwa", soutient Brahim Chnina. "Malheureusement, tout s'est emballé et ça s'est mal passé", dit-il.

Dans la salle d'audience des "grands procès", de nombreux membres de la famille Chnina ont pris place sur les bancs du public. Ils ne lâchent pas leur proche des yeux.

Le procès est prévu jusqu'au 20 décembre.

E.Soukup--TPP