The Prague Post - Corée du Sud: l'opposition entame la procédure de destitution visant le président Yoon

EUR -
AED 4.238329
AFN 75.597361
ALL 92.954598
AMD 422.471461
AOA 1058.284223
ARS 1722.537298
AUD 1.634385
AWG 2.07733
AZN 1.964452
BAM 1.955897
BBD 2.323715
BDT 142.427045
BHD 0.435031
BIF 3448.945305
BMD 1.154072
BND 1.477673
BOB 13.700678
BRL 5.953051
BSD 1.153657
BTN 110.051827
BWP 15.57277
BYN 3.420443
BYR 22619.812825
BZD 2.320365
CAD 1.607628
CDF 2620.322368
CHF 0.935866
CLF 0.026796
CLP 1054.659959
CNY 7.787218
CNH 7.785718
COP 3604.259441
CRC 523.137208
CUC 1.154072
CUP 30.58291
CVE 110.270454
CZK 24.255191
DJF 205.450162
DKK 7.475842
DOP 67.273327
DZD 153.364679
EGP 57.910874
ERN 17.311081
ETB 186.61713
FJD 2.550733
FKP 0.853294
GBP 0.854362
GEL 3.012258
GGP 0.853294
GHS 13.573671
GIP 0.853294
GMD 84.826641
GNF 10131.501126
GTQ 8.801435
GYD 241.621951
HKD 9.055335
HNL 30.92353
HRK 7.533827
HTG 150.847461
HUF 364.712152
IDR 20575.951166
ILS 3.459097
IMP 0.853294
INR 110.054911
IQD 1511.374756
IRR 1586531.743866
ISK 142.00892
JEP 0.853294
JMD 182.529028
JOD 0.818234
JPY 183.76694
KES 149.244255
KGS 100.923698
KHR 4674.231198
KMF 491.635296
KRW 1629.757392
KWD 0.356481
KYD 0.961448
KZT 538.058269
LAK 26030.287514
LBP 103314.510158
LKR 385.799082
LRD 208.2403
LSL 18.722226
LTL 3.407674
LVL 0.698087
LYD 7.357364
MAD 10.688829
MDL 20.039991
MGA 4964.245542
MKD 61.523043
MMK 2422.902464
MNT 4148.659183
MOP 9.324161
MRU 46.113281
MUR 54.287648
MVR 17.829926
MWK 2000.498949
MXN 19.750865
MYR 4.722344
MZN 73.750974
NAD 18.722226
NGN 1572.572858
NIO 42.4521
NOK 10.966627
NPR 176.078709
NZD 1.962586
OMR 0.443744
PAB 1.153657
PEN 3.900293
PGK 5.177256
PHP 70.603841
PKR 320.24024
PLN 4.300338
PYG 6869.339772
QAR 4.205708
RON 5.238103
RSD 117.35995
RUB 95.154496
RWF 1699.384055
SAR 4.322988
SBD 9.308395
SCR 15.797785
SDG 693.018932
SEK 10.978283
SGD 1.477363
SLE 28.390297
SOS 659.332612
SRD 43.792425
STD 23886.962054
STN 24.501212
SVC 10.094499
SZL 18.711331
THB 38.215916
TJS 10.631426
TMT 4.050793
TND 3.387468
TRY 55.095173
TTD 7.813556
TWD 37.205557
TZS 3064.059083
UAH 51.76436
UGX 4292.212302
USD 1.154072
UYU 46.452298
UZS 13717.678506
VES 872.204288
VND 30163.404995
VUV 137.158905
WST 3.154924
XAF 655.989447
XAG 0.017761
XAU 0.000263
XCD 3.118937
XCG 2.079348
XDR 0.815452
XOF 655.989447
XPF 119.331742
YER 275.135581
ZAR 18.687376
ZMK 10388.036652
ZMW 21.63207
ZWL 371.61074
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

Corée du Sud: l'opposition entame la procédure de destitution visant le président Yoon
Corée du Sud: l'opposition entame la procédure de destitution visant le président Yoon / Photo: Philip FONG - AFP

Corée du Sud: l'opposition entame la procédure de destitution visant le président Yoon

Au lendemain de la tentative du chef de l’État d'imposer une loi martiale en Corée du Sud, l'opposition a présenté jeudi matin devant le Parlement une motion de destitution du président Yoon Suk Yeol, que le parti au pouvoir a dit vouloir rejeter.

Taille du texte:

Six partis d'opposition sud-coréens ont accusé le président Yoon Suk Yeol d'avoir "gravement et largement violé la constitution" afin d'"éviter des poursuites criminelles" lancées à son encontre, dans une motion de destitution présentée aux premières heures de la journée devant le Parlement.

"L'administration Yoon a tenté de prendre le contrôle de l'Assemblée nationale en déployant 250 membres de troupes d'élite (...) dans le bâtiment du Parlement", a déclaré le député Kim Seung-won dans un discours télévisé, évoquant "un crime impardonnable".

De son côté, le parti au pouvoir a décidé de s'opposer à la motion de destitution, selon l'agence de presse Yonhap. "De nombreux parlementaires qui ont participé à la réunion du parti ont dit être tombés d'accord pour s'opposer à la destitution", a indiqué cette source.

La Corée du Sud a connu mercredi une journée de colère et de manifestations après le chaos de la nuit de mardi à mercredi, lorsque le président Yoon a tenté d'imposer une loi martiale pour la première fois en 40 ans.

L'avenir de M. Yoon, un ancien procureur général devenu président en 2022, est désormais incertain.

La motion de destitution, qui devra réunir une majorité des deux tiers pour être adoptée, pourrait être soumise au vote dès vendredi, ont indiqué les six partis d'opposition représentés au Parlement, dont le principal d'entre eux, le Parti démocrate (centre-gauche).

- "Le président est fou" -

Mercredi, des milliers de Sud-Coréens ont manifesté à Séoul pour réclamer la destitution de M. Yoon.

Avec des banderoles, des bougies et des distributions de boissons chaudes, les Coréens ont montré qu'ils étaient profondément choqués d'avoir vu leur pays si proche de tourner le dos à près de 40 ans de démocratie.

"C'était comme une leçon d'histoire" dit Park Su-hyung, 39 ans. "Notre démocratie sera piétinée si nous laissons M. Yoon au pouvoir un instant de plus".

"Il fallait que je sois là ce soir, le président est fou", juge Choi Moon Jung, 55 ans, en distribuant des boissons chaudes.

M. Yoon, dont la cote de popularité était déjà au plus bas, est mis dos au mur par l'opposition comme par son propre parti après avoir instauré la loi martiale lors d'une allocution surprise tard mardi, avant d'abroger cette mesure quelques heures plus tard sous la pression des députés et de la rue.

Dans un contexte de difficultés à adopter le budget 2025, le président avait justifié ce coup de force en disant vouloir "éliminer les éléments hostiles à l’État" et "protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes".

M. Yoon, élu de justesse en 2022 et qui n'a jamais disposé de majorité au Parlement, avait pointé du doigt une "dictature législative" et accusé les élus de l'opposition de bloquer "tous les budgets essentiels aux fonctions premières de la nation".

- Soldats dans le Parlement -

Après son annonce, des troupes ont été déployées et des hélicoptères de l'armée ont atterri sur le toit du Parlement sud-coréen. Mais 190 députés sur 300 ont pu se réunir en catastrophe dans l'hémicycle où tentaient de pénétrer des forces spéciales. Ils sont parvenus à adopter une résolution et ont obtenu l'abrogation de la mesure quelques heures à peine après son annonce.

L'imposition de la loi martiale impliquait la suspension de la vie politique, la fermeture du Parlement et la mise sous contrôle des médias.

Le ministre de la Défense, Kim Yong-hyun, a annoncé qu'il avait proposé sa démission au président. "Je regrette profondément et j'assume l'entière responsabilité de la confusion et de la préoccupation causées au public par la loi martiale", a-t-il écrit dans un communiqué.

Même la formation de M. Yoon, le Parti du pouvoir au peuple, s'est démarquée de l'initiative présidentielle.

La Confédération coréenne des syndicats, plus importante intersyndicale du pays avec quelque 1,2 million de membres, a appelé à une "grève générale illimitée" jusqu'à la démission de M. Yoon, estimant qu'il avait "signé sa propre fin au pouvoir".

La loi martiale avait été activée pour la dernière fois en 1980 en Corée du Sud, quand des centaines de milliers de personnes avaient battu le pavé pour protester contre un coup d’État militaire. Ces manifestations avaient été réprimées dans le sang.

Minée par les événements de la nuit précédente, la Bourse de Séoul a terminé mercredi en baisse de 1,4%.

bur-tmt-roc-im/vk/esp/mba

R.Krejci--TPP