The Prague Post - Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement

EUR -
AED 4.238329
AFN 75.597361
ALL 92.954598
AMD 422.471461
AOA 1058.284223
ARS 1722.537298
AUD 1.634385
AWG 2.07733
AZN 1.964452
BAM 1.955897
BBD 2.323715
BDT 142.427045
BHD 0.435031
BIF 3448.945305
BMD 1.154072
BND 1.477673
BOB 13.700678
BRL 5.953051
BSD 1.153657
BTN 110.051827
BWP 15.57277
BYN 3.420443
BYR 22619.812825
BZD 2.320365
CAD 1.607628
CDF 2620.322368
CHF 0.935866
CLF 0.026796
CLP 1054.659959
CNY 7.787218
CNH 7.785718
COP 3604.259441
CRC 523.137208
CUC 1.154072
CUP 30.58291
CVE 110.270454
CZK 24.255191
DJF 205.450162
DKK 7.475842
DOP 67.273327
DZD 153.364679
EGP 57.910874
ERN 17.311081
ETB 186.61713
FJD 2.550733
FKP 0.853294
GBP 0.854362
GEL 3.012258
GGP 0.853294
GHS 13.573671
GIP 0.853294
GMD 84.826641
GNF 10131.501126
GTQ 8.801435
GYD 241.621951
HKD 9.055335
HNL 30.92353
HRK 7.533827
HTG 150.847461
HUF 364.712152
IDR 20575.951166
ILS 3.459097
IMP 0.853294
INR 110.054911
IQD 1511.374756
IRR 1586531.743866
ISK 142.00892
JEP 0.853294
JMD 182.529028
JOD 0.818234
JPY 183.76694
KES 149.244255
KGS 100.923698
KHR 4674.231198
KMF 491.635296
KRW 1629.757392
KWD 0.356481
KYD 0.961448
KZT 538.058269
LAK 26030.287514
LBP 103314.510158
LKR 385.799082
LRD 208.2403
LSL 18.722226
LTL 3.407674
LVL 0.698087
LYD 7.357364
MAD 10.688829
MDL 20.039991
MGA 4964.245542
MKD 61.523043
MMK 2422.902464
MNT 4148.659183
MOP 9.324161
MRU 46.113281
MUR 54.287648
MVR 17.829926
MWK 2000.498949
MXN 19.750865
MYR 4.722344
MZN 73.750974
NAD 18.722226
NGN 1572.572858
NIO 42.4521
NOK 10.966627
NPR 176.078709
NZD 1.962586
OMR 0.443744
PAB 1.153657
PEN 3.900293
PGK 5.177256
PHP 70.603841
PKR 320.24024
PLN 4.300338
PYG 6869.339772
QAR 4.205708
RON 5.238103
RSD 117.35995
RUB 95.154496
RWF 1699.384055
SAR 4.322988
SBD 9.308395
SCR 15.797785
SDG 693.018932
SEK 10.978283
SGD 1.477363
SLE 28.390297
SOS 659.332612
SRD 43.792425
STD 23886.962054
STN 24.501212
SVC 10.094499
SZL 18.711331
THB 38.215916
TJS 10.631426
TMT 4.050793
TND 3.387468
TRY 55.095173
TTD 7.813556
TWD 37.205557
TZS 3064.059083
UAH 51.76436
UGX 4292.212302
USD 1.154072
UYU 46.452298
UZS 13717.678506
VES 872.204288
VND 30163.404995
VUV 137.158905
WST 3.154924
XAF 655.989447
XAG 0.017761
XAU 0.000263
XCD 3.118937
XCG 2.079348
XDR 0.815452
XOF 655.989447
XPF 119.331742
YER 275.135581
ZAR 18.687376
ZMK 10388.036652
ZMW 21.63207
ZWL 371.61074
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement
Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement / Photo: DAVID SWANSON - AFP/Archives

Climat: 2024 sera bien la première année au-dessus du seuil de 1,5°C de réchauffement

Encore plus chaude que le record de 2023: il est maintenant certain que 2024 sera la première année au-delà de la barre de 1,5°C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle, limite à long terme fixée par l'accord de Paris.

Taille du texte:

Après le deuxième mois de novembre le plus chaud dans le monde, "il est de fait certain que 2024 sera l'année la plus chaude enregistrée et dépassera de plus de 1,5°C le niveau pré-industriel", annonce lundi le Service changement climatique (C3S) de l'observatoire européen Copernicus.

Novembre, marqué par une succession de typhons dévastateurs en Asie et la poursuite de sécheresses historiques en Afrique australe ou en Amazonie, a été 1,62°C plus chaud qu'un mois de novembre normal à l'époque où l'humanité ne brûlait pas du pétrole, du gaz ou du charbon à une échelle industrielle.

Novembre est le 16e sur les 17 derniers mois à enregistrer une anomalie de 1,5°C par rapport à la période 1850-1900, selon la base de données ERA5 de Copernicus.

Cette barre symbolique correspond à la limite la plus ambitieuse de l'accord de Paris de 2015, visant à contenir le réchauffement bien en-dessous de 2°C et à poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5°C.

Cet accord fait toutefois référence à des tendances de long terme: la moyenne de réchauffement d'1,5°C devra être observée sur au moins 20 ans pour considérer la limite franchie.

En prenant ce critère, le climat est actuellement réchauffé d'environ 1,3°C; le Giec estime que la barre d'1,5°C sera probablement atteinte entre 2030 et 2035. Et ce quelle que soit l'évolution des émissions de gaz à effet de serre de l'humanité, proches du pic mais pas encore en déclin.

- 310 milliards de dollars de dégâts -

Selon les derniers calculs de l'ONU, le monde n'est pas du tout en bonne voie de réduction de sa pollution carbone pour éviter une très forte aggravation des sécheresses, des canicules ou des pluies torrentielles déjà observées, coûteuses en vies humaines et en impacts économiques.

Les politiques actuelles des nations emmènent le monde vers un réchauffement "catastrophique" de 3,1°C au cours du siècle, voire 2,6°C si les promesses de faire mieux sont tenues, selon l'ONU Environnement.

Les pays ont jusqu'à février pour soumettre aux Nations unies la révision de leurs objectifs climatiques d'ici 2035, appelées "contributions déterminées au niveau national" (NDC).

Mais l'accord à minima de la COP29 fin novembre risque d'être invoqué pour justifier de faibles ambitions. Les pays en développement ont obtenu 300 milliards de dollars de promesse d'aide annuelle des pays riches d'ici 2035, soit moins de la moitié de leur demande pour financer leur transition énergétique et leur adaptation aux dégâts climatiques.

Le sommet de Bakou s'est aussi conclu sans engagement explicite à accélérer la "transition" vers la sortie des énergies fossiles, approuvée à la COP28 de Dubaï.

En 2024, les catastrophes naturelles, alimentées par le réchauffement, ont causé des pertes économiques de 310 milliards de dollars dans le monde, a estimé jeudi Swiss Re, le groupe suisse qui fait office d'assureur pour les assureurs.

- réduction des nuages ? -

En 2023, le phénomène naturel El Niño s'était combiné au réchauffement climatique d'origine humaine pour pousser les températures mondiales à un niveau record. Comment expliquer alors le nouveau pic en 2024?

L'année qui suit El Niño "est fréquemment plus chaude que la première" et après un pic autour de décembre-janvier "la chaleur se distribue au long de l'année", répond le climatologue Robert Vautard joint par l'AFP.

Mais en 2024, "il est vrai que le refroidissement est très lent et les causes devront être analysées", ajoute-t-il.

"Pour le moment on reste dans les marges relativement attendues" des projections, mais si "les températures ne redescendent pas plus franchement en 2025, il faudra se poser des questions", dit-il, avant de s'envoler pour une session de travail du Giec à Kuala Lumpur.

Une étude publiée dans Science jeudi soutient qu'en 2023 la Terre a moins renvoyé l'énergie solaire dans l'espace, en raison d'une réduction des nuages de basse altitude et, dans une moindre mesure, de la diminution de la banquise.

En Antarctique, celle-ci se maintient à des niveaux historiquement bas sans discontinuer depuis 2023, note Copernicus, avec un nouveau record de fonte pour un mois de novembre.

X.Kadlec--TPP