The Prague Post - Grèce: une marée humaine et des heurts pour commémorer la collision ferroviaire de 2023

EUR -
AED 4.240317
AFN 75.613798
ALL 93.083621
AMD 422.304338
AOA 1058.65099
ARS 1729.863941
AUD 1.63662
AWG 2.078049
AZN 1.966429
BAM 1.954423
BBD 2.325762
BDT 142.67949
BHD 0.435489
BIF 3446.098132
BMD 1.154472
BND 1.477659
BOB 13.741379
BRL 5.906976
BSD 1.154687
BTN 109.989518
BWP 15.555907
BYN 3.432982
BYR 22627.646025
BZD 2.322364
CAD 1.609934
CDF 2611.992228
CHF 0.935157
CLF 0.026841
CLP 1056.411264
CNY 7.789916
CNH 7.788897
COP 3623.690519
CRC 524.22617
CUC 1.154472
CUP 30.593501
CVE 110.187856
CZK 24.259377
DJF 205.172641
DKK 7.476145
DOP 67.321992
DZD 153.279508
EGP 57.585512
ERN 17.317076
ETB 186.715352
FJD 2.553114
FKP 0.856331
GBP 0.854713
GEL 3.013068
GGP 0.856331
GHS 13.556568
GIP 0.856331
GMD 84.856485
GNF 10140.856305
GTQ 8.81087
GYD 241.831737
HKD 9.057432
HNL 30.951928
HRK 7.535817
HTG 150.98364
HUF 364.606998
IDR 20526.507465
ILS 3.461279
IMP 0.856331
INR 110.133259
IQD 1512.727812
IRR 1587081.157342
ISK 142.20827
JEP 0.856331
JMD 183.379231
JOD 0.818459
JPY 183.716281
KES 149.365809
KGS 100.958668
KHR 4681.70199
KMF 491.805569
KRW 1637.335322
KWD 0.356743
KYD 0.962318
KZT 538.348431
LAK 26078.516124
LBP 103405.556276
LKR 387.005699
LRD 208.423177
LSL 18.684038
LTL 3.408855
LVL 0.698328
LYD 7.358816
MAD 10.768161
MDL 20.068863
MGA 4945.473339
MKD 61.481956
MMK 2423.870661
MNT 4149.464085
MOP 9.331386
MRU 46.314972
MUR 54.25975
MVR 17.836226
MWK 2002.272162
MXN 19.799721
MYR 4.722482
MZN 73.776479
NAD 18.683957
NGN 1572.009557
NIO 42.490068
NOK 10.961657
NPR 175.981506
NZD 1.962504
OMR 0.443899
PAB 1.154692
PEN 3.900486
PGK 5.105359
PHP 70.2929
PKR 320.577493
PLN 4.303005
PYG 6873.158225
QAR 4.209453
RON 5.242474
RSD 117.329831
RUB 95.245181
RWF 1696.29036
SAR 4.323331
SBD 9.311619
SCR 16.647423
SDG 693.263532
SEK 10.968947
SGD 1.478549
SLE 28.396685
SOS 659.929398
SRD 43.581889
STD 23895.234065
STN 24.482541
SVC 10.103839
SZL 18.680679
THB 38.101605
TJS 10.663842
TMT 4.052196
TND 3.38493
TRY 55.083338
TTD 7.832449
TWD 37.252468
TZS 3059.347785
UAH 51.797563
UGX 4301.007424
USD 1.154472
UYU 46.517634
UZS 13778.234292
VES 872.506333
VND 30195.208254
VUV 137.805149
WST 3.155998
XAF 655.489565
XAG 0.017742
XAU 0.000265
XCD 3.120017
XCG 2.081125
XDR 0.815219
XOF 655.495238
XPF 119.331742
YER 275.226374
ZAR 18.707811
ZMK 10391.663406
ZMW 21.598785
ZWL 371.739428
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

Grèce: une marée humaine et des heurts pour commémorer la collision ferroviaire de 2023
Grèce: une marée humaine et des heurts pour commémorer la collision ferroviaire de 2023 / Photo: Angelos Tzortzinis - AFP

Grèce: une marée humaine et des heurts pour commémorer la collision ferroviaire de 2023

Plus de 325.000 personnes, selon la police, ont manifesté vendredi leur colère dans toute la Grèce pour le deuxième anniversaire de la pire catastrophe ferroviaire du pays, lors de rassemblements marqués par des heurts entre police et protestataires.

Taille du texte:

La Grèce est en outre quasiment à l'arrêt en cette journée de grève générale très suivie. La mobilisation dépasse ainsi très largement celle des manifestations qui avaient eu lieu juste après l'accident dans lequel 57 personnes ont été tuées.

"On veut que la justice soit rendue", a réclamé l'un des manifestants à Athènes, Dimitris Korovesis, 16 ans, alors que les Grecs exigent des réponses sur les causes exactes de la collision frontale entre deux trains le 28 février 2023.

"La Grèce tue ses enfants", lisait-on aussi sur une pancarte brandie devant le parlement, dans le centre de la capitale où quelque 180.000 personnes, selon la police, se sont rassemblées.

Le rassemblement athénien a ensuite été émaillé de heurts, a constaté l'AFP. Des pierres et des cocktails Molotov ont été jetés sur les forces de l'ordre déployées en masse et qui ont répondu en lançant des gaz lacrymogènes.

Dans une grande émotion, les noms et l'âge de toutes les victimes, la plupart des jeunes, ont été lus devant le parlement.

Une minute de silence a ensuite été observée en présence de proches de victimes, dont la pédiatre Maria Karystianou qui porte aujourd'hui le combat de ces familles endeuillées réclamant des comptes aux autorités.

"Pour ceux d’entre nous qui avaient leurs enfants et leurs proches dans ce train, une partie de notre âme reste avec eux et ne reviendra jamais", a lancé Maria Karystianou.

Elle a vu dans ces rassemblements à travers tout le pays "une union de citoyens pour l'éclaircissement (de l'affaire), pour apporter la justice en Grèce".

"Aujourd’hui, il faut envoyer un message fort pour punir tous les responsables de ce drame", a lancé à l'AFP Nikos Likomytros, 20 ans, étudiant en histoire et archéologie.

- "Dissimulation" -

De nombreux protestataires dénoncent une "dissimulation" présumée des responsabilités dans le pire accident ferroviaire en Grèce, une accusation portée par le collectif des familles de victimes et la société civile.

Aucun train, ferry, bus, tramway ne circulent tandis que de nombreuses liaisons aériennes ont été annulées.

Dans le centre d'Athènes, de nombreux magasins ont baissé leur rideau en signe de solidarité dans une Grèce profondément bouleversée par cette catastrophe devenue un "traumatisme collectif", selon le Premier ministre conservateur, Kyriakos Mitsotakis.

Le 28 février 2023, peu avant minuit, un train reliant Athènes à Thessalonique (nord), avec plus de 350 passagers à son bord, avait heurté de plein fouet un train de marchandises dans la vallée de Tempé, à environ 350 km au nord de la capitale.

Les deux trains avaient circulé sur la même voie pendant plusieurs kilomètres sans qu'aucun système d'alarme ne soit déclenché.

Etrillé par l'opposition qui accuse son gouvernement de vouloir cacher les causes véritables de l'accident, le chef du gouvernement se retrouve en difficulté politique.

Outre l'erreur humaine imputée au chef de gare local ce soir-là, l'enquête avait immédiatement révélé de graves négligences sur le réseau ferré, notamment l'absence de mise aux normes des systèmes de sécurité.

"Des erreurs humaines fatales se sont combinées aux défaillances chroniques de l'État, bouleversant violemment nos certitudes", a reconnu le chef du gouvernement conservateur dans un message sur Facebook vendredi.

Plus de 40 personnes ont été poursuivies mais aucune n'a encore été jugée.

Le gouvernement conservateur ne cesse de rejeter les accusations des partis d'opposition qui évoquent un "plan organisé" de dissimulation pour protéger de hauts responsables.

Kyriakos Mitsotakis a dénoncé ce qu'il voit comme une tentative de "déstabiliser" le pays.Il a fustigé "l'instrumentalisation politique de la douleur humaine".

- Cargaison illégale -

Un rapport d'experts financé par les familles des victimes a conclu que le train de marchandises transportait une cargaison illégale et non déclarée de produits chimiques explosifs, ce qui aurait contribué au nombre élevé de victimes.

Jeudi, un rapport accablant de l'agence grecque de sécurité de l'aviation et des chemins de fer a révélé des défaillances systémiques en matière de sécurité et la destruction de preuves cruciales dans les jours qui ont suivi l'accident.

Ces experts ont également indiqué qu'il y avait une "présence possible" d'un "carburant inconnu" sur le lieu de l'accident.

Les partis d'opposition veulent déposer une motion de censure la semaine prochaine

E.Cerny--TPP