The Prague Post - Guinée: la junte fixe le référendum sur la Constitution au 21 septembre

EUR -
AED 4.243199
AFN 76.816385
ALL 93.186779
AMD 421.940448
AOA 1059.499986
ARS 1731.96426
AUD 1.634492
AWG 2.081161
AZN 1.961832
BAM 1.955111
BBD 2.320873
BDT 142.639766
BHD 0.434545
BIF 3449.985005
BMD 1.155398
BND 1.47658
BOB 13.695177
BRL 5.874733
BSD 1.152289
BTN 109.648538
BWP 15.553455
BYN 3.431177
BYR 22645.802735
BZD 2.317474
CAD 1.612324
CDF 2614.086957
CHF 0.934654
CLF 0.026803
CLP 1054.878725
CNY 7.796165
CNH 7.792791
COP 3648.389022
CRC 523.81326
CUC 1.155398
CUP 30.61805
CVE 110.22332
CZK 24.264051
DJF 205.196847
DKK 7.475264
DOP 67.26602
DZD 153.587771
EGP 57.609419
ERN 17.330971
ETB 185.985596
FJD 2.552261
FKP 0.857019
GBP 0.856098
GEL 3.015386
GGP 0.857019
GHS 13.519372
GIP 0.857019
GMD 84.920858
GNF 10120.260724
GTQ 8.791676
GYD 241.024009
HKD 9.064594
HNL 30.884989
HRK 7.534375
HTG 150.666939
HUF 363.033032
IDR 20546.50216
ILS 3.468101
IMP 0.857019
INR 110.072122
IQD 1509.468404
IRR 1589307.85432
ISK 142.587462
JEP 0.857019
JMD 182.994762
JOD 0.819159
JPY 182.969975
KES 149.450928
KGS 101.03906
KHR 4680.351701
KMF 492.199617
KRW 1636.950761
KWD 0.356741
KYD 0.960262
KZT 540.040464
LAK 26016.724996
LBP 103187.513486
LKR 386.502211
LRD 207.987652
LSL 18.720126
LTL 3.41159
LVL 0.698888
LYD 7.329387
MAD 10.739418
MDL 20.037856
MGA 4917.246994
MKD 61.540878
MMK 2425.815605
MNT 4152.793668
MOP 9.311421
MRU 46.322486
MUR 54.303818
MVR 17.850835
MWK 1998.087679
MXN 19.811612
MYR 4.723385
MZN 73.835683
NAD 18.719883
NGN 1573.640789
NIO 42.405066
NOK 10.986386
NPR 175.441455
NZD 1.961282
OMR 0.444252
PAB 1.152294
PEN 3.902292
PGK 5.092273
PHP 70.184643
PKR 319.904254
PLN 4.298497
PYG 6851.557409
QAR 4.212107
RON 5.248053
RSD 117.311005
RUB 95.047204
RWF 1694.395945
SAR 4.326684
SBD 9.31909
SCR 17.004942
SDG 693.751675
SEK 10.958327
SGD 1.477899
SLE 28.42391
SOS 658.56522
SRD 43.750885
STD 23914.407904
STN 24.491693
SVC 10.082449
SZL 18.716328
THB 38.099829
TJS 10.629864
TMT 4.055447
TND 3.38512
TRY 55.133169
TTD 7.810216
TWD 37.221116
TZS 3053.212273
UAH 51.608202
UGX 4291.578596
USD 1.155398
UYU 46.383264
UZS 13781.027404
VES 873.206446
VND 30204.417097
VUV 137.915725
WST 3.158531
XAF 655.723234
XAG 0.018032
XAU 0.000266
XCD 3.122521
XCG 2.076769
XDR 0.815509
XOF 655.723234
XPF 119.331742
YER 275.443085
ZAR 18.669755
ZMK 10399.966413
ZMW 21.749246
ZWL 372.037716
  • AEX

    -0.1100

    1111.31

    -0.01%

  • BEL20

    -16.1800

    5761.03

    -0.28%

  • PX1

    -14.8200

    8700.23

    -0.17%

  • ISEQ

    -21.4800

    14299.3

    -0.15%

  • OSEBX

    3.6500

    2029.68

    +0.18%

  • PSI20

    -20.2000

    9160.79

    -0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    -4.3300

    4324.58

    -0.1%

Guinée: la junte fixe le référendum sur la Constitution au 21 septembre
Guinée: la junte fixe le référendum sur la Constitution au 21 septembre / Photo: TIMOTHY A. CLARY - AFP/Archives

Guinée: la junte fixe le référendum sur la Constitution au 21 septembre

La junte au pouvoir en Guinée a annoncé mardi la tenue le 21 septembre d'un référendum sur une nouvelle Constitution, une consultation qu'elle présente comme une première étape devant aboutir à un retour à l'ordre constitutionnel, après avoir manqué à plusieurs de ses engagements.

Taille du texte:

Sous pression internationale, la junte qui a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat le 5 septembre 2021 s'était initialement engagée à organiser un référendum constitutionnel et à transférer le pouvoir à des civils élus avant fin 2024, mais aucune de ces promesses n'a été tenue.

La Guinée est dirigée depuis son indépendance de la France en 1958 par des régimes dictatoriaux qui n'ont pas réussi à enrayer la grande pauvreté de ses habitants malgré les énormes richesses que recèle le sous-sol de ce pays ouest-africain.

"La date pour la tenue du référendum pour l'adoption de la nouvelle Constitution est fixée au dimanche 21 septembre 2025", indique un décret présidentiel lu mardi soir à la télévision publique par le ministre secrétaire général de la présidence de la République, le général Amara Camara.

Le général Mamadi Doumbouya, à la tête de la junte, avait promis dans ses vœux du Nouvel An que 2025 serait une "année électorale cruciale pour parachever le retour à l'ordre constitutionnel", mais sans indication de calendrier.

Des proches du chef de la junte poussent pour que M. Doumbouya soit candidat à la présidentielle, même si celui-ci a à de multiples reprises affirmé qu'il ne se présenterait pas.

La "charte de transition" établie par la junte peu après le coup d'Etat impose qu'aucun membre de la junte du gouvernement et responsable des institutions républicaines ne se présente aux élections.

L'adoption d'une nouvelle Constitution pourrait faire sauter ce verrou.

- Grâce pour l'ex-dictateur Camara -

L'annonce de la date du référendum constitutionnel a lieu quatre jours après la grâce accordée le 28 mars par le chef de la junte, pour "raison de santé", à l'ex-dictateur guinéen Moussa Dadis Camara à propos du massacre de 2009 dans un stade de Conakry, pour lequel ce dernier avait été condamné.

En juillet 2024, à l'issue d'un procès historique de près de deux ans, M. Camara, président entre 2008 et 2010, avait été condamné en première instance à 20 ans de prison pour crimes contre l'humanité, pour sa responsabilité de commandement lors de ce massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, alors qu'il était à la tête de la junte au pouvoir.

Ce jour-là, au moins 156 personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées dans la répression d'un rassemblement de l'opposition, selon le rapport d'une commission d'enquête internationale mandatée par l'ONU. Au moins 109 femmes ont été violées.

"Cette décision devrait être annulée", a estimé mardi le porte-parole du Bureau des droits de l'Homme de l'ONU, Seif Magango, dans un communiqué

Elle constitue "un mépris pour les principes fondamentaux de justice, de responsabilité et de lutte contre l'impunité", a indiqué le secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), Me Drissa Traoré, membre du collectif représentant les parties civiles, dans un communiqué commun publié avec deux ONGs guinéennes de défense des droits de l'homme.

Le général Doumbouya avait le 26 mars annoncé la "prise en charge des frais d'indemnisation des victimes du massacre".

L'opposition et la société civile guinéennes critiquent par ailleurs l'exercice de plus en plus autoritaire du pouvoir par la junte, régulièrement accusée de réprimer la liberté d'expression. Plusieurs opposants à la junte sont portés disparus.

Des manifestations réclamant le départ des militaires sont régulièrement interdites et plusieurs médias ont été fermés dans le pays.

Les militaires ont officiellement fait de la lutte contre la corruption, réputée endémique en Guinée, un de leurs combats proclamés. Le général Doumbouya a assuré qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières" mais l'opposition dénonce, selon elle, l'instrumentalisation de la justice.

X.Kadlec--TPP