The Prague Post - Salvador: une ONG anti-corruption forcée à l'exil par "l'escalade répressive" de Bukele

EUR -
AED 4.251688
AFN 74.082723
ALL 94.918369
AMD 426.182029
ANG 2.072456
AOA 1062.618368
ARS 1653.343639
AUD 1.642361
AWG 2.08533
AZN 1.972406
BAM 1.955844
BBD 2.331152
BDT 142.363184
BGN 1.957255
BHD 0.436512
BIF 3462.189832
BMD 1.157536
BND 1.486033
BOB 7.998144
BRL 5.858873
BSD 1.157426
BTN 110.030936
BWP 15.581281
BYN 3.202372
BYR 22687.703345
BZD 2.327842
CAD 1.62003
CDF 2656.545275
CHF 0.922472
CLF 0.026526
CLP 1043.993648
CNY 7.838259
CNH 7.828948
COP 4040.193801
CRC 526.5095
CUC 1.157536
CUP 30.674701
CVE 110.689416
CZK 24.163219
DJF 205.717733
DKK 7.47896
DOP 67.895314
DZD 154.186142
EGP 60.014268
ERN 17.363038
ETB 184.192944
FJD 2.588834
FKP 0.868035
GBP 0.863253
GEL 3.073304
GGP 0.868035
GHS 12.853112
GIP 0.868035
GMD 84.500531
GNF 10160.275685
GTQ 8.823197
GYD 242.154369
HKD 9.07051
HNL 30.935193
HRK 7.539962
HTG 151.333384
HUF 352.180742
IDR 20580.17776
ILS 3.380954
IMP 0.868035
INR 110.165527
IQD 1516.372009
IRR 1592627.583987
ISK 144.287295
JEP 0.868035
JMD 183.464103
JOD 0.820739
JPY 185.487069
KES 149.843465
KGS 101.226958
KHR 4641.719304
KMF 493.110692
KPW 1041.782702
KRW 1756.034072
KWD 0.357077
KYD 0.964617
KZT 565.985101
LAK 25494.72827
LBP 103657.338902
LKR 388.028677
LRD 210.961357
LSL 18.845126
LTL 3.417903
LVL 0.700182
LYD 7.379337
MAD 10.715893
MDL 20.214365
MGA 4861.651118
MKD 61.644248
MMK 2429.493907
MNT 4143.310278
MOP 9.34179
MRU 46.348175
MUR 54.694009
MVR 17.895943
MWK 2009.482696
MXN 19.936129
MYR 4.696822
MZN 73.97086
NAD 18.845121
NGN 1574.831883
NIO 42.394797
NOK 11.012222
NPR 176.048937
NZD 1.985142
OMR 0.444785
PAB 1.157421
PEN 3.936824
PGK 4.978606
PHP 70.344658
PKR 322.146521
PLN 4.248099
PYG 7087.158484
QAR 4.220087
RON 5.239128
RSD 117.417012
RUB 83.873777
RWF 1693.475
SAR 4.344931
SBD 9.313039
SCR 16.946756
SDG 695.104554
SEK 10.971924
SGD 1.486744
SHP 0.864217
SLE 28.533689
SLL 24272.952982
SOS 661.535997
SRD 43.418597
STD 23958.655763
STN 24.713391
SVC 10.127226
SYP 127.94487
SZL 18.845111
THB 37.932878
TJS 10.787295
TMT 4.062951
TND 3.378558
TOP 2.787069
TRY 53.54229
TTD 7.862142
TWD 36.603025
TZS 3035.641375
UAH 51.86346
UGX 4340.097054
USD 1.157536
UYU 46.75044
UZS 13378.225178
VES 673.637084
VND 30454.769133
VUV 138.694739
WST 3.180909
XAF 655.971669
XAG 0.017019
XAU 0.000275
XCD 3.128299
XCG 2.085947
XDR 0.816203
XOF 655.748238
XPF 119.331742
YER 276.192216
ZAR 18.883271
ZMK 10419.216157
ZMW 20.220365
ZWL 372.726083
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Salvador: une ONG anti-corruption forcée à l'exil par "l'escalade répressive" de Bukele
Salvador: une ONG anti-corruption forcée à l'exil par "l'escalade répressive" de Bukele / Photo: JOHAN ORDONEZ - AFP

Salvador: une ONG anti-corruption forcée à l'exil par "l'escalade répressive" de Bukele

L'ONG Cristosal, qui enquête sur des cas de corruption et dénonce des violations des droits humains au Salvador, s'est dite jeudi contrainte à l'exil par l'"escalade répressive" du gouvernement de Nayib Bukele.

Taille du texte:

Cristosal est une voix critique de la politique sécuritaire du président Bukele et fournit une assistance aux familles des 252 migrants vénézuéliens expulsés par les États-Unis en mars et incarcérés dans une prison de haute sécurité du Salvador.

Jeudi, elle s'est dite victime de "harcèlement", "espionnage" et "diffamation".

"Face à la répression croissante et à la fermeture des espaces démocratiques au Salvador, Cristosal est contrainte de suspendre ses opérations dans ce pays", a déclaré le directeur de l'organisation, Noah Bullock, lors d'une conférence de presse depuis la ville de Guatemala.

"Confrontés à un appareil répressif sans limites (...) nous sommes obligés de choisir entre la prison et l'exil", a ajouté M. Bullock.

Fondée par des évêques anglicans il y a 25 ans, l'ONG a assuré qu'elle poursuivra ses activités à partir de ses bureaux situés au Guatemala et au Honduras pour protéger la sécurité de son équipe.

Cristosal a pris cette décision après l'arrestation en mai de l'avocate salvadorienne Ruth Lopez, cheffe de son unité anti corruption, et après l'entrée en vigueur en juin d'une loi sur les "agents étrangers", similaire à celles existant en Russie et au Nicaragua.

Mme Lopez rejette les accusations de détournement de fonds dont elle fait l'objet. Amnesty International l'a déclarée "prisonnière d'opinion" et a demandé sa libération immédiate.

"Il ne s'agit pas d'un cas isolé mais d'une stratégie de punition exemplaire visant à intimider. Ruth est en prison pour avoir exigé de la transparence et dénoncé la corruption. Comme elle, de nombreuses autres personnes ont été criminalisées pour leur travail ou forcées à l'exil", a souligné l'ONG dans un communiqué.

Avec la loi sur les "agents étrangers", dénoncée par les organismes internationaux de défense des droits humains, les ONG se voient obligées de payer une taxe de 30% sur les fonds qu'elles reçoivent. Les donations sont la principale source de revenus de Cristosal.

"C'est un instrument de contrôle autoritaire" qui "impose des sanctions discrétionnaires, des taxes punitives et une surveillance étatique pour censurer et punir les organisations indépendantes", estime l'ONG. Pour autant, elle a indiqué ne pas vouloir renoncer à sa personnalité juridique au Salvador.

- "Dictature installée" -

L'organisation, qui comptait une trentaine de militants au Salvador, estime que ce pays "a cessé d'être un État de droit".

"Lorsque exercer les libertés ou simplement contester le pouvoir entraîne des conséquences, (...) la dictature est installée", a dénoncé M. Bullock.

"La criminalisation et l'exil des défenseurs des droits humains" visent à "soumettre la société" salvadorienne à "un régime de la peur", selon lui.

Plus de 40 journalistes salvadoriens se sont exilés ces derniers mois, selon l'Association des journalistes du Salvador, parmi lesquels des membres du journal en ligne El Faro qui avait dénoncé l'existence d'un pacte entre Nayib Bukele et les gangs avant que le président leur déclare la guerre en 2022. Une information que M. Bukele nie catégoriquement.

Ces derniers mois, plusieurs détracteurs de Nayib Bukele ont également été arrêtés au Salvador, comme l'avocat environnementaliste Alejandro Henriquez, le constitutionnaliste Enrique Anaya et le leader communautaire José Angel Pérez.

M. Bukele a été réélu en février 2024 grâce à la grande popularité de sa "guerre" contre les gangs, qui a nettement réduit la violence liée au crime organisé dans le pays.

Cette offensive repose sur un régime d'exception en vigueur depuis 2022, critiqué par des groupes de défense des droits humains comme Cristosal, car il autorise des arrestations sans mandat judiciaire, entre autres mesures controversées.

A.Slezak--TPP