The Prague Post - Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule

EUR -
AED 4.250976
AFN 73.516596
ALL 95.02053
AMD 425.09822
ANG 2.072484
AOA 1062.598761
ARS 1658.175728
AUD 1.64396
AWG 2.083527
AZN 1.964472
BAM 1.956712
BBD 2.323583
BDT 141.90617
BGN 1.932957
BHD 0.435399
BIF 3438.803488
BMD 1.157515
BND 1.486512
BOB 7.971717
BRL 5.902972
BSD 1.153638
BTN 110.417441
BWP 15.657436
BYN 3.184171
BYR 22687.288912
BZD 2.320272
CAD 1.618773
CDF 2654.181159
CHF 0.921151
CLF 0.026663
CLP 1049.379422
CNY 7.84361
CNH 7.826032
COP 4054.091202
CRC 526.652399
CUC 1.157515
CUP 30.674141
CVE 110.31644
CZK 24.178573
DJF 205.435793
DKK 7.474282
DOP 67.602106
DZD 154.281985
EGP 60.164952
ERN 17.362721
ETB 184.449531
FJD 2.565518
FKP 0.868019
GBP 0.863101
GEL 3.067391
GGP 0.868019
GHS 12.862998
GIP 0.868019
GMD 83.927041
GNF 10105.712217
GTQ 8.794101
GYD 241.292513
HKD 9.069817
HNL 30.940276
HRK 7.532881
HTG 150.792267
HUF 352.858528
IDR 20617.652556
ILS 3.381043
IMP 0.868019
INR 109.953772
IQD 1516.34431
IRR 1592740.283034
ISK 143.809743
JEP 0.868019
JMD 182.52511
JOD 0.820693
JPY 185.303003
KES 149.851327
KGS 101.22524
KHR 4646.186551
KMF 493.101411
KPW 1041.595715
KRW 1757.165167
KWD 0.356885
KYD 0.961448
KZT 563.442729
LAK 25396.732601
LBP 103311.226982
LKR 384.45927
LRD 209.967906
LSL 19.056404
LTL 3.41784
LVL 0.700169
LYD 7.369436
MAD 10.708458
MDL 20.085279
MGA 4868.507242
MKD 61.731382
MMK 2429.449528
MNT 4143.234593
MOP 9.312744
MRU 45.860952
MUR 54.692116
MVR 17.883483
MWK 2000.55877
MXN 19.920713
MYR 4.695458
MZN 73.976498
NAD 19.056486
NGN 1573.433014
NIO 42.388096
NOK 11.060574
NPR 176.667905
NZD 1.986214
OMR 0.445063
PAB 1.153638
PEN 3.936647
PGK 5.066153
PHP 70.107205
PKR 321.041773
PLN 4.247442
PYG 7087.304757
QAR 4.219717
RON 5.236245
RSD 117.343094
RUB 83.641275
RWF 1694.189988
SAR 4.345715
SBD 9.312996
SCR 16.282877
SDG 695.08632
SEK 10.927344
SGD 1.485821
SHP 0.864202
SLE 28.43962
SLL 24272.507785
SOS 661.520137
SRD 43.218705
STD 23958.218113
STN 24.511747
SVC 10.094707
SYP 127.942532
SZL 19.052048
THB 37.828783
TJS 10.758016
TMT 4.045514
TND 3.378211
TOP 2.787017
TRY 53.546513
TTD 7.839656
TWD 36.620878
TZS 3038.404452
UAH 51.842222
UGX 4349.027919
USD 1.157515
UYU 46.60173
UZS 13855.460697
VES 673.624778
VND 30452.476548
VUV 138.692206
WST 3.180851
XAF 656.26301
XAG 0.017278
XAU 0.000274
XCD 3.128241
XCG 2.079214
XDR 0.816188
XOF 656.26301
XPF 119.331742
YER 276.185836
ZAR 18.832724
ZMK 10419.022427
ZMW 19.929293
ZWL 372.719274
  • AEX

    11.3800

    1074.51

    +1.07%

  • BEL20

    84.7000

    5731.62

    +1.5%

  • PX1

    174.6800

    8375.39

    +2.13%

  • ISEQ

    439.1300

    13626.13

    +3.33%

  • OSEBX

    -30.0300

    1971.79

    -1.5%

  • PSI20

    28.8800

    9053.91

    +0.32%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    64.9300

    4253.66

    +1.55%

  • N150

    52.6200

    4262.46

    +1.25%

Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule
Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule / Photo: Arun SANKAR - AFP

Népal: à la prison de Katmandou, les évadés d'un jour regagnent leur cellule

"C'était terrible à l'extérieur... alors je rentre". Quelques jours seulement après s'être enfui de sa prison de la capitale népalaise Katmandou, Avinash Rai, 46 ans, s'est représenté à sa porte, le ventre plein d'un bon repas pris en famille.

Taille du texte:

Comme lui, plus de 13.500 détenus ont profité des émeutes meurtrières qui ont renversé, la semaine dernière, le gouvernement népalais pour fausser compagnie à leurs gardiens.

Quand il évoque le désordre qui a précipité son évasion, Avinash Rai en tremble encore. "Nos vies étaient en danger", décrit-il, ses deux sacs en bandoulière, avant de rejoindre sa cellule.

"C'était fou. Il y avait des milliers de manifestants hors de contrôle qui criaient à l'extérieur et aucun policier nulle part", raconte le détenu. "Il y avait le feu partout, des actes de vandalisme. Et soudain, les portes se sont ouvertes".

Il les a franchies sans réfléchir, poussé vers la liberté dans un pays en plein chaos.

Les troubles ont éclaté le 8 septembre lorsque la police a ouvert le feu sur des milliers de jeunes manifestants, réunis sous la bannière de la "Génération Z", qui dénonçaient le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites.

Au moins 19 protestataires ont été tués ce jour-là à Katmandou et dans le reste du pays.

- "Revenez plus tard" -

Le lendemain, la colère s'est déchaînée dans les rues de la capitale, où les symboles du pouvoir, le parlement en tête, ont été incendiés, détruits ou pillés. Au pouvoir depuis 2024, le Premier ministre KP Sharma Oli a dû démissionner.

Au total, 73 personnes ont été tuées, selon le dernier bilan officiel publié mercredi.

"Les autorités de la prison, ou ce qu'il en restait, nous ont dit +partez, et revenez plus tard, quand ce sera plus sûr+", se souvient Avinash Rai.

Condamné à vingt-deux mois de prison pour contrebande avec l'Inde, il ne lui en reste plus que deux à purger. Alors il a décidé, sagement, de suivre le conseil de ses geôliers.

"C'était fou que tous ces gens aient pu s'évader", s'étonne encore Nagendra Sreshtha, un ami venu le raccompagner. "On lui a dit que c'était dans son intérêt de rentrer en prison de son plein gré".

En échange, Avinash Rai espère désormais "un peu de clémence" du gouvernement provisoire mis en place jusqu'aux élections prévues en mars 2026.

D'autres que lui ont fait ce pari. Selon le porte-parole de la police, Binod Kharel, environ 5.000 évadés avaient retrouvé mercredi leur cellule, pour la plupart volontairement.

Parmi ceux qui se pressent devant la prison de Bakhu, il y a aussi Som Gopali, 40 ans. Condamné à cinq ans pour agression, il revient accomplir les neuf mois qui lui restent.

- "Pas une évasion" -

Une dernière étreinte avec son épouse, et il franchit la lourde porte de l'établissement.

"Ca a été un choc quand Som m'a téléphoné pour me dire qu'il était dehors. J'étais sidérée", confie sa sœur Preeti Yonyan, 42 ans, qui se pince encore pour croire à sa sortie inattendue.

"Il n'aurait pas tenu très longtemps dehors, avec la police à ses trousses", raisonne-t-elle.

Noircis par les flammes, recouverts de graffitis à la gloire de la "Génération Z", les hauts murs de la maison d'arrêt de Bakhu ont gardé les traces de l'assaut lancé par les émeutiers.

"La structure des bâtiments n'a pas été atteinte mais il n'y a plus de couvertures, de matelas ou d'équipement. Et de la suie partout", témoigne Savyata Bahkati, 22 ans, volontaire pour une association qui intervient en détention.

"Ils ont commencé à nettoyer les murs et à les repeindre", poursuit-elle, "mais ça va encore prendre trois ou quatre jours".

Les derniers candidats à la réincarcération se pressent devant la prison.

"Ce n'était pas une évasion. Mon fils est innocent", répète Suresh Raj Aran, 40 ans, espérant que Sevak, 23 ans, ne soit pas puni pour s'être fait la belle.

"Bien sûr, je préfère qu'il soit à la maison", dit-elle, "mais dans le respect de la loi".

L.Hajek--TPP