The Prague Post - Fatigue et colère pour les grévistes de la faim devant la prison "Zona 7" de Caracas

EUR -
AED 4.208779
AFN 72.792335
ALL 94.558683
AMD 421.050539
ANG 2.051849
AOA 1052.052918
ARS 1677.268571
AUD 1.636818
AWG 2.065713
AZN 1.963133
BAM 1.953714
BBD 2.30818
BDT 140.549966
BGN 1.937794
BHD 0.432206
BIF 3417.344517
BMD 1.146027
BND 1.479573
BOB 7.912554
BRL 5.906162
BSD 1.146042
BTN 108.035645
BWP 15.574489
BYN 3.184282
BYR 22462.122231
BZD 2.30478
CAD 1.62431
CDF 2612.940575
CHF 0.924956
CLF 0.026257
CLP 1033.38371
CNY 7.758141
CNH 7.764978
COP 3958.673997
CRC 519.887335
CUC 1.146027
CUP 30.369706
CVE 110.14742
CZK 24.191013
DJF 204.073994
DKK 7.474821
DOP 66.985484
DZD 152.922387
EGP 57.071553
ERN 17.1904
ETB 181.39259
FJD 2.575982
FKP 0.866046
GBP 0.866792
GEL 3.036539
GGP 0.866046
GHS 12.82431
GIP 0.866046
GMD 84.234192
GNF 10039.824269
GTQ 8.734676
GYD 239.524314
HKD 8.984395
HNL 30.656356
HRK 7.542577
HTG 149.698865
HUF 351.912121
IDR 20451.074675
ILS 3.397768
IMP 0.866046
INR 108.452173
IQD 1499.998788
IRR 1575786.636242
ISK 143.99815
JEP 0.866046
JMD 181.080758
JOD 0.812564
JPY 185.351484
KES 148.353021
KGS 100.220155
KHR 4595.983952
KMF 492.221601
KPW 1031.424381
KRW 1761.912518
KWD 0.35395
KYD 0.954976
KZT 559.27392
LAK 25309.294376
LBP 102623.564963
LKR 382.473777
LRD 208.57298
LSL 18.89784
LTL 3.383919
LVL 0.69322
LYD 7.309352
MAD 10.668312
MDL 20.238438
MGA 4824.912291
MKD 61.687031
MMK 2406.561949
MNT 4101.894858
MOP 9.244432
MRU 45.737088
MUR 54.791554
MVR 17.706547
MWK 1987.16936
MXN 19.876744
MYR 4.754832
MZN 73.242703
NAD 18.89784
NGN 1563.649855
NIO 42.170861
NOK 11.100586
NPR 172.85854
NZD 2.000516
OMR 0.440641
PAB 1.145078
PEN 3.874964
PGK 5.022911
PHP 69.988417
PKR 318.786234
PLN 4.26838
PYG 7037.413514
QAR 4.174144
RON 5.237684
RSD 117.357726
RUB 84.834631
RWF 1678.836179
SAR 4.30183
SBD 9.238607
SCR 15.670578
SDG 688.194342
SEK 10.985593
SGD 1.481085
SHP 0.855625
SLE 28.363889
SLL 24031.60992
SOS 654.958064
SRD 42.864261
STD 23720.437721
STN 24.494692
SVC 10.027696
SYP 126.672729
SZL 18.892741
THB 37.727278
TJS 10.620163
TMT 4.011093
TND 3.383588
TOP 2.759358
TRY 53.246971
TTD 7.771248
TWD 36.240844
TZS 3008.880375
UAH 51.482794
UGX 4167.55124
USD 1.146027
UYU 45.78113
UZS 13797.271748
VES 695.217191
VND 30163.994295
VUV 135.634893
WST 3.153632
XAF 655.814878
XAG 0.017274
XAU 0.000272
XCD 3.097194
XCG 2.065352
XDR 0.815616
XOF 655.809157
XPF 119.331742
YER 273.439586
ZAR 18.849703
ZMK 10315.617203
ZMW 20.542369
ZWL 369.020112
  • AEX

    5.2800

    1083.44

    +0.49%

  • BEL20

    28.2400

    5675.84

    +0.5%

  • PX1

    -42.9500

    8378.18

    -0.51%

  • ISEQ

    52.3900

    13838.16

    +0.38%

  • OSEBX

    0.9800

    1951.37

    +0.05%

  • PSI20

    5.4600

    9108.41

    +0.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    -20.7600

    4215.1

    -0.49%

Fatigue et colère pour les grévistes de la faim devant la prison "Zona 7" de Caracas
Fatigue et colère pour les grévistes de la faim devant la prison "Zona 7" de Caracas / Photo: Federico PARRA - AFP

Fatigue et colère pour les grévistes de la faim devant la prison "Zona 7" de Caracas

Les traits tirés et en colère, une dizaine de femmes, proches de détenus politiques dont elles réclament la libération, entament lundi leur troisième jour de grève de la faim, allongées sur des matelas devant la porte de la prison "Zona 7" de Caracas.

Taille du texte:

Selon leurs proches, les détenus -- il en reste une soixantaine -- ont également cessé de s'alimenter depuis samedi matin.

Les femmes protestent contre un nouveau report jeudi de l'adoption de la loi d'amnistie devant conduire à libérer tous les prisonniers politiques. Le début de semaine étant férié, celle-ci ne sera examinée par l'Assemblée que jeudi au mieux.

Cette loi d'amnistie historique avait été promise le 30 janvier, sous pression américaine, par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, un mois après la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier par l'armée américaine.

Les autorités avaient en outre promis des libérations massives le 8 janvier, mais celles-ci ont été menées au compte-gouttes, avec des dizaines de familles campant devant les établissement pénitentiaires.

Selon l'ONG Foro Penal, 444 prisonniers politiques ont bénéficié d'une libération conditionnelle et plus de 600 restent derrière les barreaux.

"Plus de retard, plus de torture. Jusqu'à quand ?", interroge Evelin Quiaro, 46 ans, allongée sur un matelas, une petite bouteille d'eau aux électrolytes à ses côtés.

Le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez "est venu ici et a dit qu’au plus tard vendredi dernier, tous ceux qui sont ici dans la zone 7 allaient être libérés. Et ils n’en ont libéré que 17. Ce n’est pas juste".

Son fils est incarcéré depuis novembre, accusé de participation à un attentat à la bombe que les autorités affirment avoir déjoué. Ces dernières dénoncent régulièrement des complots réels ou imaginaires visant à déstabiliser le pays.

"Nous sommes ici depuis très longtemps, janvier pour la plupart, dormant sous des tentes, vivant ici d’une manière inhumaine. Nous sommes à bout", dit-elle.

- "Ca en vaut la peine" -

"Le corps commence à en souffrir. Beaucoup de faiblesse, de la fatigue quand je me lève. Cela fait déjà deux jours que nous n’avons pas mangé. Ça en vaut la peine, ça en vaudra toujours la peine! Cela doit produire un effet", veut-elle croire.

Le docteur Rafael Arreaza, figure du monde médical vénézuélien venu assister les familles, rappelle que faire une grève de la faim, "c'est dangereux".

"D’autant plus vu les conditions: dans la rue, avec la poussière, la saleté. L’immunité baisse et des complications de santé peuvent survenir très facilement", explique-t-il.

Une des dix femmes a dû cesser son jeun, en raison de problèmes de tension, dit le médecin qui a demandé à pouvoir rendre visite aux prisonniers. En vain, car "il faut un ordre judiciaire".

S'enroulant dans une chaine, Narwin Gil, dont le beau-frère est emprisonné --sa soeur a elle été libérée--, barre le chemin à un agent qui vient prendre son service.

"Tu ne peux pas rentrer avec de la nourriture. Si eux (les prisonniers) ne mangent pas, vous non plus", dit-elle à l'agent qui rebrousse chemin.

"Ca suffit! Ca suffit!", crie-t-elle, à bout de nerfs et en pleurs. "Qu'on (libère) ni un ni deux, mais tous! Tous, tous ceux qui sont au Venezuela. Ce ne sont pas des délinquants Ça suffit. Aucune d’entre nous ne veut être ici. Nous ne voulons pas être ici!".

Maria Escalona, 41 ans, dont le mari est en détention depuis septembre, confie: "C'est terrible, terrible. Mes petits (8 et 9 ans) souffrent. C’est stressant, c’est préoccupant. Nous sommes déjà épuisées par cette grève de la faim".

Elle espère que la loi sera examinée jeudi. Mais elle ne veut plus attendre. "Je veux qu’ils sortent tout de suite. Ça doit être avant jeudi".

Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l'opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024, s'est insurgé sur X depuis son exil madrilène: "Derrière chaque prisonnier politique, il y a une famille qui résiste. Des familles en grève de la faim ! Elles le font parce qu’elles estiment qu’on ne leur laisse pas d’autre choix. Elles le font dans la douleur et l’angoisse!".

P.Benes--TPP