The Prague Post - Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption

EUR -
AED 4.30878
AFN 75.088139
ALL 95.561304
AMD 435.019119
ANG 2.099991
AOA 1077.048119
ARS 1633.743618
AUD 1.628028
AWG 2.111859
AZN 1.992549
BAM 1.958981
BBD 2.363569
BDT 143.987894
BGN 1.957109
BHD 0.443079
BIF 3491.606608
BMD 1.173255
BND 1.496952
BOB 8.108753
BRL 5.813124
BSD 1.17352
BTN 111.32055
BWP 15.948049
BYN 3.311545
BYR 22995.796207
BZD 2.360153
CAD 1.594747
CDF 2721.951785
CHF 0.916036
CLF 0.026822
CLP 1055.636074
CNY 8.011278
CNH 7.99944
COP 4290.886514
CRC 533.520798
CUC 1.173255
CUP 31.091255
CVE 110.814062
CZK 24.36217
DJF 208.511097
DKK 7.472484
DOP 69.807476
DZD 155.414871
EGP 62.775014
ERN 17.598824
ETB 184.201363
FJD 2.570129
FKP 0.864241
GBP 0.863158
GEL 3.144316
GGP 0.864241
GHS 13.136436
GIP 0.864241
GMD 85.647414
GNF 10295.311947
GTQ 8.965435
GYD 245.506393
HKD 9.191291
HNL 31.231437
HRK 7.535932
HTG 153.725313
HUF 362.003077
IDR 20384.717408
ILS 3.45811
IMP 0.864241
INR 111.373802
IQD 1536.96393
IRR 1541656.949892
ISK 143.805466
JEP 0.864241
JMD 183.878547
JOD 0.831868
JPY 183.999313
KES 151.525537
KGS 102.56653
KHR 4707.687454
KMF 492.766707
KPW 1055.929389
KRW 1723.388282
KWD 0.361246
KYD 0.977959
KZT 543.555065
LAK 25788.142975
LBP 105064.976893
LKR 375.055706
LRD 215.732235
LSL 19.546108
LTL 3.464316
LVL 0.70969
LYD 7.450082
MAD 10.854074
MDL 20.219293
MGA 4869.007439
MKD 61.642351
MMK 2463.237101
MNT 4197.730703
MOP 9.46916
MRU 46.895281
MUR 54.861245
MVR 18.132674
MWK 2043.224376
MXN 20.452648
MYR 4.637894
MZN 74.955906
NAD 19.546663
NGN 1614.37562
NIO 43.070165
NOK 10.884579
NPR 178.104316
NZD 1.982771
OMR 0.451104
PAB 1.17349
PEN 4.11519
PGK 5.09046
PHP 72.119932
PKR 327.074167
PLN 4.246878
PYG 7217.425722
QAR 4.274757
RON 5.197052
RSD 117.321989
RUB 87.993368
RWF 1714.712049
SAR 4.399682
SBD 9.435445
SCR 17.459933
SDG 704.550818
SEK 10.811603
SGD 1.493199
SHP 0.875953
SLE 28.864339
SLL 24602.564306
SOS 669.928799
SRD 43.947762
STD 24284.007814
STN 24.884737
SVC 10.268679
SYP 129.673977
SZL 19.545913
THB 38.048375
TJS 11.007269
TMT 4.112258
TND 3.381027
TOP 2.824916
TRY 53.025844
TTD 7.96568
TWD 37.070747
TZS 3062.195542
UAH 51.563774
UGX 4412.59685
USD 1.173255
UYU 46.800573
UZS 14020.396174
VES 573.654487
VND 30901.774408
VUV 138.035069
WST 3.185609
XAF 657.071431
XAG 0.015654
XAU 0.000256
XCD 3.17078
XCG 2.114968
XDR 0.816151
XOF 657.022504
XPF 119.331742
YER 279.952314
ZAR 19.463185
ZMK 10560.703776
ZMW 21.915169
ZWL 377.787602
  • AEX

    0.1000

    1014.24

    +0.01%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    -5.6800

    8109.01

    -0.07%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    4.6400

    2023.18

    +0.23%

  • PSI20

    -7.4800

    9337.35

    -0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    12.8800

    4167.47

    +0.31%

Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption
Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption / Photo: JULIEN DE ROSA - AFP/Archives

Affaire des "ports africains": Vincent Bolloré jugé en décembre à Paris pour corruption

L'une des premières fortunes de France devant la justice: le milliardaire conservateur Vincent Bolloré doit être jugé en décembre à Paris, notamment pour corruption d'agent public étranger au Togo entre 2009 et 2011, dans l'affaire dite des "ports africains".

Taille du texte:

Vincent Bolloré encourt jusqu'à 10 ans de prison et 375.000 euros d'amende, selon une source judiciaire.

L'audience est prévue du 7 au 17 décembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris, a précisé une source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. Le parquet national financier (PNF) a également confirmé.

Les faits remontent à la campagne électorale de 2010 du président togolais Faure Gnassingbé.

M. Bolloré, 73 ans, figure incontournable des médias et de la logistique, devra répondre de son rôle dans les agissements de l'agence de publicité Euro RSCG (devenue Havas), une filiale de son groupe, qui aurait notamment fourni des prestations pour la campagne présidentielle de M. Gnassingbé à un prix sous-évalué.

En échange, le président togolais a appuyé l'attribution "à partir de mai 2009 de divers avantages au groupe Bolloré" et à ses filiales, dont le prolongement de la durée de concession pour "l'exploitation du port de Lomé et des avantages fiscaux et la construction d'un troisième quai", selon l'ordonnance rendue mercredi et dont l'AFP a eu connaissance jeudi.

Pour les juges d'instruction, ces faits doivent être appréhendés comme de la corruption d'agent public étranger, ayant couru de 2009 à 2011, alors que M. Bolloré était président du groupe Bolloré.

L'industriel breton est également renvoyé pour complicité d'abus de confiance au Togo entre 2009 et 2010, mais aussi en Guinée entre 2010 et 2011, dans le cadre de la campagne présidentielle de l'ancien dirigeant Alpha Condé en 2010.

- Procès "impossible" -

Les avocats de M. Bolloré ont annoncé à l'AFP faire appel de l'ordonnance des juges rendue mercredi "pour des motifs procéduraux".

Surtout, Mes Céline Astolfe et Olivier Baratelli ont estimé que "la tenue d'un procès équitable" était "impossible", en raison du parcours inhabituel qu'a connu l'affaire devant la justice française.

Vincent Bolloré avait été mis en examen en 2018, mais en 2021, le milliardaire, ainsi que Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré à l'époque, et Jean-Philippe Dorent, directeur international chez Havas, avaient reconnu les faits lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), acceptant une peine de 375.000 euros d'amende.

Sauf que la juge Isabelle Prévost-Desprez avait refusé de l'homologuer, renvoyant le dossier à l'instruction.

Elle avait en revanche homologué une convention judiciaire d'intérêt public (Cjip) pour le groupe Bolloré, qui avait payé 12 millions d'euros d'amende contre l'abandon des poursuites.

Pour les avocats de M. Bolloré, la CRPC non homologuée de M. Bolloré a porté une "atteinte irrémédiable" à sa "présomption d'innocence".

"Vincent Bolloré s'est retrouvé un matin au tribunal de Paris, devant une formation composée à dessein qui a d'abord approuvé l'encaissement de l'argent, enregistré la reconnaissance de culpabilité demandée, puis soudainement et contrairement à la parole donnée et aux accords passés a refusé l'homologation prévue", s'indignent-ils jeudi dans leur communiqué, rappelant avoir saisi la Cour européenne des droits de l'homme.

- "Moment de vérité" -

De leur côté, Gilles Alix est renvoyé pour corruption d'agent public étranger au Togo entre 2009 et 2010, abus de confiance au Togo entre 2009 et 2010, ainsi qu'abus de confiance en Guinée entre 2010 et 2011.

Jean-Philippe Dorent a lui été renvoyé pour complicité d'abus de confiance au Togo, entre 2009 et 2010, et en Guinée-Conakry entre 2010 et 2011.

"Jean-Philippe Dorent conteste fermement les faits qui lui sont reprochés et rappelle que le contexte procédural de ce dossier a porté atteinte à son droit à un procès équitable", a fait savoir à l'AFP son avocat Me Harold Teboul.

"Les prévenus ont fait incident sur incident pour éviter un procès. Mais heureusement, la justice fonctionne très bien (en France), même pour les hyper-fortunés. L'affaire sera enfin jugée et nous attendons le moment de vérité en décembre", a salué auprès de l'AFP Me Alexis Ihou, avocat du défunt Agbéyomé Kodjo et de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, candidats malheureux à la présidentielle de 2010 au Togo.

"Après une longue bataille juridique dans laquelle Vincent Bolloré a multiplié les recours dilatoires, Anticor et Sherpa se réjouissent que la justice passe et qu'un procès puisse enfin se tenir", a aussi réagi Me Jérôme Karsenti, avocat des deux associations anti-corruption.

Outre ce dossier des ports africains, le PNF a reçu une plainte en mars 2025 d'un collectif panafricain pour recel et blanchiment d'actifs dans le cadre de plusieurs concessions portuaires gérées jusqu'en 2022.

Cette plainte vise Vincent Bolloré et son fils Cyrille qui lui a succédé à la tête du groupe familial, pour des accusations de recel au Cameroun, Ghana et Côte d'Ivoire et de blanchiment au Togo et en Guinée.

I.Horak--TPP