The Prague Post - Sous l'eau dans 30 ans? Un village gallois sous la menace de la crise climatique

EUR -
AED 4.236991
AFN 75.572023
ALL 93.392402
AMD 421.307604
AOA 1057.951276
ARS 1726.537236
AUD 1.637674
AWG 2.076675
AZN 1.941269
BAM 1.956764
BBD 2.320123
BDT 142.600268
BHD 0.43441
BIF 3442.49633
BMD 1.153709
BND 1.478128
BOB 13.990894
BRL 5.914602
BSD 1.151958
BTN 109.937173
BWP 15.664583
BYN 3.395144
BYR 22612.686665
BZD 2.316822
CAD 1.623025
CDF 2607.381253
CHF 0.934164
CLF 0.026742
CLP 1055.908837
CNY 7.791628
CNH 7.786275
COP 3698.83561
CRC 522.352868
CUC 1.153709
CUP 30.573275
CVE 110.319361
CZK 24.198812
DJF 205.129302
DKK 7.475111
DOP 67.182523
DZD 153.331351
EGP 57.42688
ERN 17.305628
ETB 184.737559
FJD 2.554253
FKP 0.857463
GBP 0.857119
GEL 3.01134
GGP 0.857463
GHS 13.49565
GIP 0.857463
GMD 85.374628
GNF 10116.985262
GTQ 8.78633
GYD 241.168839
HKD 9.049026
HNL 30.976643
HRK 7.535794
HTG 150.614217
HUF 362.341791
IDR 20674.456379
ILS 3.462354
IMP 0.857463
INR 109.795612
IQD 1511.934994
IRR 1586493.405669
ISK 141.786352
JEP 0.857463
JMD 182.138172
JOD 0.818017
JPY 182.115769
KES 149.266919
KGS 100.891772
KHR 4663.237235
KMF 493.786874
KRW 1644.438406
KWD 0.356934
KYD 0.959973
KZT 542.677411
LAK 26054.838825
LBP 103156.737553
LKR 386.770586
LRD 207.932461
LSL 18.672752
LTL 3.406601
LVL 0.697866
LYD 7.343352
MAD 10.733389
MDL 20.164937
MGA 4972.48339
MKD 61.555332
MMK 2421.982963
MNT 4151.271303
MOP 9.306807
MRU 46.251989
MUR 53.612641
MVR 17.836387
MWK 1997.466962
MXN 19.884743
MYR 4.723165
MZN 73.715631
NAD 18.990558
NGN 1572.066382
NIO 42.390889
NOK 10.988347
NPR 175.898151
NZD 1.967898
OMR 0.443607
PAB 1.151968
PEN 3.904721
PGK 5.102273
PHP 70.152972
PKR 320.55809
PLN 4.305929
PYG 6868.324915
QAR 4.199269
RON 5.249262
RSD 117.397979
RUB 93.162004
RWF 1692.490374
SAR 4.329325
SBD 9.312217
SCR 15.530153
SDG 692.787515
SEK 10.995661
SGD 1.479441
SLE 27.573691
SOS 658.318688
SRD 43.715183
STD 23879.43669
STN 24.511866
SVC 10.079967
SZL 18.972765
THB 38.320457
TJS 10.632539
TMT 4.049517
TND 3.384068
TRY 54.877415
TTD 7.820854
TWD 37.31206
TZS 3054.440924
UAH 51.509235
UGX 4314.125836
USD 1.153709
UYU 46.413072
UZS 13781.048421
VES 870.139933
VND 30284.271358
VUV 137.942013
WST 3.157414
XAF 656.274699
XAG 0.018723
XAU 0.000277
XCD 3.117955
XCG 2.07615
XDR 0.816195
XOF 656.274699
XPF 119.331742
YER 274.986839
ZAR 18.915511
ZMK 10384.756882
ZMW 21.800554
ZWL 371.493667
  • AEX

    0.8900

    1113.3

    +0.08%

  • BEL20

    33.6700

    5740.92

    +0.59%

  • PX1

    -8.6700

    8657.91

    -0.1%

  • ISEQ

    67.6100

    13866.42

    +0.49%

  • OSEBX

    1.6200

    2020.49

    +0.08%

  • PSI20

    30.2600

    9199.28

    +0.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    18.9400

    4323.78

    +0.44%

Sous l'eau dans 30 ans? Un village gallois sous la menace de la crise climatique
Sous l'eau dans 30 ans? Un village gallois sous la menace de la crise climatique / Photo: Paul ELLIS - AFP

Sous l'eau dans 30 ans? Un village gallois sous la menace de la crise climatique

Parfois, le soir, si la météo est capricieuse quand elle promène son chien le long de la côte, Georgina Salt admet ressentir un "frisson" en pensant à la vulnérabilité de son petit village gallois.

Taille du texte:

Mais le reste du temps, comme la plupart des habitants de Fairbourne, coincé entre un estuaire, la mer d'Irlande et les montagnes de Snowdonia dans le nord-ouest du Pays-de-Galles, elle essaie de ne pas trop s'inquiéter de la montée du niveau de la mer qui a condamné son village à la disparition.

Il y a bientôt dix ans, décision a été prise de relocaliser le village d'ici le milieu du siècle. Si les autorités temporisent face aux inquiétudes, les habitants pourraient devenir les premiers "réfugiés climatiques" du Royaume-Uni, qui se prépare de plus en plus aux conséquences de la crise climatique après un été marqué par les sécheresses et des records de température.

En juillet, les météorologistes ont souligné que le niveau des mers qui entourent le Royaume-Uni montait beaucoup plus vite qu'il y a un siècle, tandis que l'Agence de l'environnement a prévenu en juin que les communautés vivant en bord de mer "ne peuvent pas rester où elles sont".

- "Réfugiés climatiques" -

Dès 2013, le Gwynedd Council dont dépend Fairbourne, village fondé à la fin des années 1880 par un marchand de farine et où vivent désormais 900 habitants, adopte des propositions pour mettre fin à l'entretien des digues du village et décide de reloger les habitants d'ici 40 à 50 ans.

L'année suivante, l'assemblée galloise estime que le village fait face "à un risque catastrophique d'inondations" et en conséquence, un plan est mis en place pour déplacer le village "d'ici 2054".

Fairbourne devient alors le premier village britannique à recevoir un tel arrêt de mort, et ce alors même qu'il n'a pas connu d'inondations majeures depuis des générations.

Mais Georgina Salt, conseillère municipale, estime que la décision des autorités locales d'alors était prématurée et prise sans consultation.

"Le plus gros problème, c'est qu'ils ont donné une date précise", explique-t-elle à l'AFP . "Nous essayons de les convaincre d'être un peu plus flexible."

Les ventes immobilières chutent, tout comme la valeur des propriétés, et les acheteurs potentiels se retrouvent incapables d'obtenir des prêts.

Dans le même temps, le Gwynedd Council essuie des salves de critiques car il ne détaille pas ses projets de relocalisation. Cela frustre de plus en plus les habitants, qui ne comprennent pas pourquoi ils sont traités différemment alors que le village voisin de Barmouth, de l'autre côté de l'estuaire, n'a pas reçu la même condamnation.

"On ne nous a pas dit où on allait vivre (...) comment les gens allaient retrouver du travail", déplore Angela Thomas, une retraitée qui affirme que les habitants vivent "avec une épée de Damoclès sur la tête".

"Vous ne pouvez pas condamner un village 40 ans à l'avance et ne pas avoir une quelconque forme de plan à mettre en place", regrette Stuart Eves, un conseiller local qui tient un camping à Fairbourne.

La situation alimente même les théories du complot. Selon Mme Salt, des résidents sont convaincus que le village est ciblé "parce qu'on est une communauté principalement anglaise" en territoire gallois.

- Minces espoirs -

Après dix ans de doutes, le gouvernement gallois réétudie enfin la question et la date butoir de 2054 ne semble plus fatidique, veulent croire les habitants.

Des experts ont été commissionnés pour étudier de nouveau le dossier, notamment une nouvelle étude qui montre que le plan initial n'avait pas pris en compte certaines dynamiques naturelles ni le coût d'une relocalisation dans les marais.

Un porte-parole du gouvernement gallois mené par les travaillistes a assuré que la décision du Gwynedd Council "ne signifie pas forcément que les financements (anti-inondations) s'arrêteront en 2054".

"Tant qu'on a les financements, nous continuerons à évaluer et maintenir les systèmes anti-inondation du village", affirme un porte-parole de l'agence gouvernementale Natural Resources Wales qui gère les digues.

De quoi donner un peu d'espoir aux locaux et permettre à quelques ventes immobilières de se conclure et à de nouveaux résidents d'emménager.

Parmi eux, Mike Owen, qui a quitté le nord-ouest de l'Angleterre et s'est installé dans le village avec ses parents et sa petite-amie, attiré par les prix abordables et la beauté des lieux.

"Je ne vois pas comment un relogement pourrait avoir lieu", estime le jeune homme de 23 ans.

E.Soukup--TPP