The Prague Post - Argentine: Cristina Kirchner, actrice et victime de la crispation politique

EUR -
AED 4.236991
AFN 75.572023
ALL 93.392402
AMD 421.307604
AOA 1057.951276
ARS 1726.537236
AUD 1.637674
AWG 2.076675
AZN 1.941269
BAM 1.956764
BBD 2.320123
BDT 142.600268
BHD 0.43441
BIF 3442.49633
BMD 1.153709
BND 1.478128
BOB 13.990894
BRL 5.914602
BSD 1.151958
BTN 109.937173
BWP 15.664583
BYN 3.395144
BYR 22612.686665
BZD 2.316822
CAD 1.623025
CDF 2607.381253
CHF 0.934164
CLF 0.026742
CLP 1055.908837
CNY 7.791628
CNH 7.786275
COP 3698.83561
CRC 522.352868
CUC 1.153709
CUP 30.573275
CVE 110.319361
CZK 24.198812
DJF 205.129302
DKK 7.475111
DOP 67.182523
DZD 153.331351
EGP 57.42688
ERN 17.305628
ETB 184.737559
FJD 2.554253
FKP 0.857463
GBP 0.857119
GEL 3.01134
GGP 0.857463
GHS 13.49565
GIP 0.857463
GMD 85.374628
GNF 10116.985262
GTQ 8.78633
GYD 241.168839
HKD 9.049026
HNL 30.976643
HRK 7.535794
HTG 150.614217
HUF 362.341791
IDR 20674.456379
ILS 3.462354
IMP 0.857463
INR 109.795612
IQD 1511.934994
IRR 1586493.405669
ISK 141.786352
JEP 0.857463
JMD 182.138172
JOD 0.818017
JPY 182.115769
KES 149.266919
KGS 100.891772
KHR 4663.237235
KMF 493.786874
KRW 1644.438406
KWD 0.356934
KYD 0.959973
KZT 542.677411
LAK 26054.838825
LBP 103156.737553
LKR 386.770586
LRD 207.932461
LSL 18.672752
LTL 3.406601
LVL 0.697866
LYD 7.343352
MAD 10.733389
MDL 20.164937
MGA 4972.48339
MKD 61.555332
MMK 2421.982963
MNT 4151.271303
MOP 9.306807
MRU 46.251989
MUR 53.612641
MVR 17.836387
MWK 1997.466962
MXN 19.884743
MYR 4.723165
MZN 73.715631
NAD 18.990558
NGN 1572.066382
NIO 42.390889
NOK 10.988347
NPR 175.898151
NZD 1.967898
OMR 0.443607
PAB 1.151968
PEN 3.904721
PGK 5.102273
PHP 70.152972
PKR 320.55809
PLN 4.305929
PYG 6868.324915
QAR 4.199269
RON 5.249262
RSD 117.397979
RUB 93.162004
RWF 1692.490374
SAR 4.329325
SBD 9.312217
SCR 15.530153
SDG 692.787515
SEK 10.995661
SGD 1.479441
SLE 27.573691
SOS 658.318688
SRD 43.715183
STD 23879.43669
STN 24.511866
SVC 10.079967
SZL 18.972765
THB 38.320457
TJS 10.632539
TMT 4.049517
TND 3.384068
TRY 54.877415
TTD 7.820854
TWD 37.31206
TZS 3054.440924
UAH 51.509235
UGX 4314.125836
USD 1.153709
UYU 46.413072
UZS 13781.048421
VES 870.139933
VND 30284.271358
VUV 137.942013
WST 3.157414
XAF 656.274699
XAG 0.018723
XAU 0.000277
XCD 3.117955
XCG 2.07615
XDR 0.816195
XOF 656.274699
XPF 119.331742
YER 274.986839
ZAR 18.915511
ZMK 10384.756882
ZMW 21.800554
ZWL 371.493667
  • AEX

    0.8900

    1113.3

    +0.08%

  • BEL20

    33.6700

    5740.92

    +0.59%

  • PX1

    -8.6700

    8657.91

    -0.1%

  • ISEQ

    67.6100

    13866.42

    +0.49%

  • OSEBX

    1.6200

    2020.49

    +0.08%

  • PSI20

    30.2600

    9199.28

    +0.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    18.9400

    4323.78

    +0.44%

Argentine: Cristina Kirchner, actrice et victime de la crispation politique
Argentine: Cristina Kirchner, actrice et victime de la crispation politique / Photo: Handout - TV PUBLICA/AFP

Argentine: Cristina Kirchner, actrice et victime de la crispation politique

Adulée comme une "mère" politique à la fibre sociale, ou honnie comme une populiste corrompue, Cristina Kirchner reste, sept ans après avoir quitté la présidence argentine, une figure incontournable et influente d'une politique polarisée, crispée, qui l'a vue jeudi échapper à un attentat.

Taille du texte:

Depuis 11 jours, la vice-présidente vit sous la menace de 12 ans de prison et d'une inéligibilité à vie, requis lors d'un procès pour corruption, dans une affaire de marchés publics dans son fief de Santa Cruz (sud), pendant ses présidences (2007-2015). Des pertes pour l'Etat évaluées à 5,2 milliards de pesos (38 millions de dollars) selon l'accusation.

Pour autant depuis 11 jours, c'est à s'y méprendre la péroniste de centre-gauche qui a l'intitiative, ressoudant sur son sort un bloc gouvernemental pourtant divisé sur l'économie, laissant la presse de tous bords suspendue à ses faits et gestes, et semant la zizanie dans l'opposition sur la stratégie idoine, à un an d'une présidentielle.

Avec défi, aplomb, elle s'est posée en victime d'"un procès politique" par une justice selon elle instrumentalisée par l'opposition de droite. Qui, comme elle l'a clamé à ses partisans venus la chanter à son domicile, veut "exterminer" le péronisme" dont ils "haïssent l'amour et la joie".

Veuve du président Nestor Kirchner (2003-2007) qui a laissé chez nombre d'Argentins la gratitude d'une normalité retrouvée après le traumatisme de la "grande crise" de 2001, Cristina a longtemps cultivé le souvenir de son mari, décédé en 2010 et dans le sillage duquel elle a été élue en 2007, puis réélue en 2011.

- Diabolisée, diabolisante -

Tous deux s'étaient connus en fac de droit. Puis devenus avocats, ont vécu et travaillé ensemble. Dans la province de Santa Cruz en Patagonie, leur fief électoral, puis dans la capitale, après l'élection de Nestor à la présidence.

Leur projet était d'alterner à la tête de l'Argentine. "Nous pensions qu'il était nécessaire d'assurer dans le temps un processus politique vertueux de transformation du pays", écrivait-elle dans son livre "Sincèrement".

Au pouvoir, Mme Kirchner a imposé un contrôle des changes et des restrictions aux importations, s'est brouillée avec les puissants producteurs agricoles, a mené une politique sociale généreuse, et était proche de Lula au Brésil et d'Hugo Chavez au Venezuela.

Ses mandats ont vu aussi s'approuver le mariage homosexuel, une loi sur l'autodétermination de genre, une écoute accrue à la cause des femmes, faisant de l'Argentine une pionnière en Amérique latine.

Tour a tour combative, émouvante, cabotine, sarcastique, "CFK", qui ne dédaigne pas les tailleurs de renom, est aussi une oratrice avérée qui éclipse régulièrement à l'applaudimètre "son" président, Alberto Fernandez. Et reste pour nombre d'Argentins, de milieux populaires mais pas seulement, associée à un volontarisme social, une forme de "quoi qu'il en coûte".

Mais pour ses adversaires, dont son grand rival le libéral Mauricio Macri, qui lui succéda la présidence (2015-2019), "CFK" est l'incarnation d'un clientélisme redistributif pathologique, qui maintient l'Argentine dans un marasme économique. Et n'est pas la dernière à diaboliser ses opposants.

M. Macri, qui a promptement et sans réserve condamné l'attentat jeudi, estimait il y cinq jours encore, après des heurts entre police et partians de Cristina, qu'elle est "seule responsable des débordements et du trouble à l'ordre publique (...) bafouant les institutions, se croyant au-dessus des lois, se plaçant en victime pour provoquer le chaos".

- "Cristina incontournable" -

Ces dernières années, Cristina Kirchner a été mise en cause dans une dizaine de dossiers distincts, entre pots-de-vins, blanchiment de fonds ou entrave à la justice. Elle a bénéficié de non-lieux, mais cinq procédures restent en cours.

Et pour spectaculaire et fusionnelle que soit sa relation avec un noyau dur de fidèles, son étoile a pâli. Si elle peut revendiquer au mieux un quart de l'électorat, le rejet qu'elle suscite est bien plus large, conviennent maints analystes.

"Elle ne peut gagner une élection nationale (...) elle le sait et tout le péronisme le sait", analysait pour l'AFP Raul Aragon. Mais dans une élection primaire, Cristina "pèse ces 25%", et dans son camp, "aucun ticket (présidentiel en 2023) ne pourra se faire sans l'accord de Cristina". Comme en 2019.

"Cristina incontournable", résumait cette semaine Infobae, site d'information argentin habituellement critique du gouvernement. Un constat que l'attentat de jeudi n'est pas près d'altérer.

B.Svoboda--TPP