The Prague Post - Au procès du 13-Novembre, un Salah Abdeslam loquace et intransigeant

EUR -
AED 4.299853
AFN 74.344052
ALL 95.789291
AMD 433.719736
ANG 2.095639
AOA 1074.815564
ARS 1636.80461
AUD 1.62784
AWG 2.11041
AZN 1.994123
BAM 1.959681
BBD 2.359032
BDT 143.712152
BGN 1.953053
BHD 0.442875
BIF 3485.487753
BMD 1.170824
BND 1.495656
BOB 8.092993
BRL 5.786225
BSD 1.1713
BTN 111.542422
BWP 15.917455
BYN 3.31581
BYR 22948.14436
BZD 2.355625
CAD 1.593895
CDF 2711.627319
CHF 0.915198
CLF 0.027011
CLP 1063.073056
CNY 7.997019
CNH 7.993787
COP 4366.423043
CRC 532.846143
CUC 1.170824
CUP 31.026828
CVE 110.483329
CZK 24.38931
DJF 208.572164
DKK 7.473075
DOP 69.787014
DZD 155.052231
EGP 62.883063
ERN 17.562355
ETB 184.169742
FJD 2.570484
FKP 0.865073
GBP 0.863079
GEL 3.143653
GGP 0.865073
GHS 13.129946
GIP 0.865073
GMD 86.05441
GNF 10279.181237
GTQ 8.940553
GYD 245.044238
HKD 9.175025
HNL 31.134659
HRK 7.536005
HTG 153.290958
HUF 361.484206
IDR 20365.658543
ILS 3.441754
IMP 0.865073
INR 111.315358
IQD 1534.312333
IRR 1539633.155108
ISK 143.190852
JEP 0.865073
JMD 184.313439
JOD 0.830071
JPY 184.554011
KES 151.255766
KGS 102.353993
KHR 4698.284389
KMF 492.319084
KPW 1053.745062
KRW 1718.494066
KWD 0.360672
KYD 0.976029
KZT 544.255516
LAK 25720.827524
LBP 104886.769177
LKR 374.805861
LRD 214.924718
LSL 19.601283
LTL 3.457138
LVL 0.708219
LYD 7.430652
MAD 10.825338
MDL 20.215949
MGA 4878.640795
MKD 61.6797
MMK 2458.386282
MNT 4189.917915
MOP 9.454283
MRU 46.76782
MUR 54.970603
MVR 18.095098
MWK 2031.013533
MXN 20.361456
MYR 4.639386
MZN 74.827202
NAD 19.601619
NGN 1601.839035
NIO 43.104628
NOK 10.832274
NPR 178.468438
NZD 1.984974
OMR 0.450165
PAB 1.171315
PEN 4.106262
PGK 5.093086
PHP 71.979909
PKR 326.397921
PLN 4.24797
PYG 7097.024595
QAR 4.28106
RON 5.238972
RSD 117.37161
RUB 88.335611
RWF 1712.584278
SAR 4.393426
SBD 9.396877
SCR 15.95634
SDG 703.082091
SEK 10.822744
SGD 1.492672
SHP 0.874138
SLE 28.860487
SLL 24551.582917
SOS 669.422862
SRD 43.879025
STD 24233.686538
STN 24.548196
SVC 10.24812
SYP 129.411992
SZL 19.597811
THB 38.074607
TJS 10.951341
TMT 4.103737
TND 3.414763
TOP 2.819063
TRY 52.944529
TTD 7.939588
TWD 36.962316
TZS 3047.064776
UAH 51.473217
UGX 4421.681138
USD 1.170824
UYU 47.163402
UZS 14095.674202
VES 572.465755
VND 30819.592041
VUV 138.771326
WST 3.179876
XAF 657.255818
XAG 0.015869
XAU 0.000256
XCD 3.16421
XCG 2.110871
XDR 0.816807
XOF 657.255818
XPF 119.331742
YER 279.387816
ZAR 19.500127
ZMK 10538.807125
ZMW 22.107688
ZWL 377.004751
  • AEX

    9.5500

    1014.5

    +0.95%

  • BEL20

    87.7800

    5440.14

    +1.64%

  • PX1

    86.1400

    8062.31

    +1.08%

  • ISEQ

    -183.8600

    12409.08

    -1.46%

  • OSEBX

    3.6500

    2033.72

    +0.18%

  • PSI20

    -3.6700

    9164.62

    -0.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    20.6800

    3997.2

    +0.52%

  • N150

    27.8300

    4182.24

    +0.67%

Au procès du 13-Novembre, un Salah Abdeslam loquace et intransigeant
Au procès du 13-Novembre, un Salah Abdeslam loquace et intransigeant

Au procès du 13-Novembre, un Salah Abdeslam loquace et intransigeant

"Je n'ai tué personne", "je ne suis pas un danger pour la société". Au procès des attentats du 13-Novembre, le principal accusé Salah Abdeslam, qui "hésitait" à s'exprimer, a donné mercredi à la cour de très attendues premières réponses, et en a réservé d'autres pour "plus tard".

Taille du texte:

C'est son premier interrogatoire sur le fond du dossier, cinq mois après l'ouverture de l'audience. La salle est pleine. Quand le président de la cour d'assises spéciale de Paris Jean-Louis Périès l'appelle, le Français de 32 ans se lève dans le box, pose doucement sa veste noire.

Pendant "quasiment cinq ans d'enquête", rappelle le magistrat, Salah Abdeslam a exercé son droit au silence. "Pour tout vous dire, j'hésite encore à répondre à vos questions", commence le principal accusé, demandant à faire une déclaration spontanée.

"Je n'ai tué personne et je n'ai blessé personne", affirme d'une voix posée, une main sur le micro, le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015.

Tançant les peines "extrêmement sévères" prononcées en matière de terrorisme, Salah Abdeslam, chemise blanche, barbe brune sous un masque blanc, dit comprendre que "la justice veuille faire des exemples".

- "50 kg d'explosifs" -

Mais "à l'avenir, quand un individu montera dans un métro ou un bus avec une valise remplie de 50 kg d'explosifs et qu'au dernier moment il va se dire : +Je vais faire marche arrière+, il saura qu'il n'a pas le droit, sinon on va l'enfermer ou le tuer", juge-t-il.

La mission exacte de Salah Abdeslam le soir du 13-Novembre et la raison pour laquelle sa ceinture d'explosifs n'a pas été utilisée font partie des grandes questions en suspens de ce procès. Elles seront abordées lors de prochaines phases d'interrogatoires.

Pour l'heure, la cour s'intéresse à la période précédant les attaques et le basculement dans la radicalité de Salah Abdeslam.

Son interrogatoire tourne toutefois rapidement à la discussion de salon entre le président et l'accusé. Sur la peine de mort, l'esclavage, l'islam véritable, les différences entre bombardements sur les civils en Syrie et les attentats sur le sol français...

L'une des avocates de Salah Abdeslam, Me Olivia Ronen, se lève pour manifester son "irritation" face à certaines approximations, le magistrat grogne en retour.

"Monsieur le président, respirons un petit coup", propose Salah Abdeslam, qui frôle parfois l'insolence.

Comme il l'avait fait dès l'ouverture du procès, il réitère son "soutien" et son "amour" du groupe Etat islamique (EI).

"A quel moment vous prêtez allégeance ?", demande le président. "48 heures avant les attentats", répond Salah Abdeslam. Il rétropédalera plus tard en expliquant confusément avoir "prêté allégeance sans prêter allégeance, sans même le savoir".

Mais lui n'a jamais véritablement envisagé de rejoindre la Syrie, à la différence de son "grand frère" et futur tueur des terrasses, Brahim Abdeslam, et de son "meilleur ami" Abdelhamid Abaaoud, coordinateur des attentats parisiens.

Salah Abdeslam assure n'avoir "rien" su du départ en Syrie de ce dernier, et n'avoir découvert le bref séjour de son frère, début 2015, que "quelques mois après son retour".

A son frère Brahim, on "a dit : +Tu vas retourner en Belgique vivre ta vie, et on te donnera des missions+". "Un peu comme dans l'intérim", ose Salah Abdeslam.

- "Road trip" -

Le président Périès semble pressé d'obtenir des réponses à des questions pourtant prévues plus tard dans son calendrier.

"Vous, vous n'aviez pas de mission avant 48 heures avant les attentats ?", tente-t-il.

"Non, non... Après, mon frère va me demander des choses et je vais faire ces choses-là". "Dont aller chercher des gens ?", pousse le président, interrompu par les protestations de la défense.

Le magistrat s'offusque: "On a la chance d'avoir des explications en direct de M. Abdeslam, c'est bien, j'aimerais qu'on continue". Le président essaie à nouveau, Salah Abdeslam ferme la porte: "Si Dieu le veut, on pourra voir ça plus tard".

La cour revient sur le programme du jour et cherche à en savoir plus sur un mystérieux et très court voyage en Grèce à l'été 2015 de Salah Abdeslam et l'un de ses coaccusés, où ils auraient pu rencontrer des responsables de la cellule jihadiste.

Salah Abdeslam conteste, parle de "road trip". "On s'est arrêté en Italie, on a mangé des pâtes, on est allé en Grèce, on a visité plusieurs îles et voilà", continue-t-il sous le regard circonspect du président.

L'accusé persiste. "Vous, vous pensez que tout est lié à l'Etat islamique, mais il y a aussi une vie sociale à côté".

L'interrogatoire se poursuit avec les questions de l'accusation, des parties civiles et de la défense.

B.Barton--TPP