The Prague Post - Brésil: la presse, un "ennemi à abattre" pour Jair Bolsonaro

EUR -
AED 4.232967
AFN 75.479359
ALL 93.095382
AMD 422.092766
AOA 1057.968242
ARS 1728.428661
AUD 1.638336
AWG 2.074448
AZN 1.961602
BAM 1.952566
BBD 2.320646
BDT 142.623742
BHD 0.434608
BIF 3445.888043
BMD 1.152471
BND 1.477446
BOB 13.935975
BRL 5.897421
BSD 1.152186
BTN 109.652359
BWP 15.583119
BYN 3.411334
BYR 22588.429982
BZD 2.317251
CAD 1.615251
CDF 2604.584378
CHF 0.936272
CLF 0.026727
CLP 1055.271199
CNY 7.778084
CNH 7.777151
COP 3641.324061
CRC 524.099988
CUC 1.152471
CUP 30.540479
CVE 110.809379
CZK 24.24407
DJF 204.817306
DKK 7.476217
DOP 67.193733
DZD 153.365094
EGP 57.264782
ERN 17.287064
ETB 185.968128
FJD 2.552089
FKP 0.856077
GBP 0.85641
GEL 3.013725
GGP 0.856077
GHS 13.524239
GIP 0.856077
GMD 85.282572
GNF 10118.69464
GTQ 8.791437
GYD 241.048608
HKD 9.04099
HNL 30.88171
HRK 7.536585
HTG 150.649793
HUF 364.625083
IDR 20648.821428
ILS 3.46629
IMP 0.856077
INR 109.809273
IQD 1509.393123
IRR 1584474.640687
ISK 142.41109
JEP 0.856077
JMD 182.637459
JOD 0.81708
JPY 182.544457
KES 149.083075
KGS 100.783234
KHR 4675.235131
KMF 492.105126
KRW 1640.600173
KWD 0.356874
KYD 0.960205
KZT 539.927945
LAK 26033.64904
LBP 103179.229954
LKR 387.028882
LRD 207.974585
LSL 18.793369
LTL 3.402947
LVL 0.697118
LYD 7.344833
MAD 10.750192
MDL 20.047704
MGA 4953.772522
MKD 61.427977
MMK 2419.54797
MNT 4144.10128
MOP 9.310037
MRU 46.191483
MUR 54.096679
MVR 17.805023
MWK 1997.873162
MXN 19.839187
MYR 4.713377
MZN 73.654852
NAD 18.793287
NGN 1570.218621
NIO 42.399764
NOK 10.999988
NPR 175.441856
NZD 1.96294
OMR 0.443115
PAB 1.152181
PEN 3.894648
PGK 5.090567
PHP 70.070805
PKR 319.87712
PLN 4.300443
PYG 6853.617163
QAR 4.211823
RON 5.256075
RSD 117.326118
RUB 93.901208
RWF 1692.588862
SAR 4.32768
SBD 9.298537
SCR 16.618402
SDG 692.059091
SEK 10.953862
SGD 1.478943
SLE 28.350098
SOS 658.506319
SRD 43.640038
STD 23853.821162
STN 24.459377
SVC 10.0813
SZL 18.777732
THB 38.150825
TJS 10.628901
TMT 4.033648
TND 3.379417
TRY 54.852312
TTD 7.801044
TWD 37.188047
TZS 3059.807971
UAH 51.592237
UGX 4291.87184
USD 1.152471
UYU 46.403133
UZS 13731.254005
VES 869.206532
VND 30235.07452
VUV 137.540809
WST 3.145342
XAF 654.86936
XAG 0.018742
XAU 0.000271
XCD 3.11461
XCG 2.076569
XDR 0.813514
XOF 654.872196
XPF 119.331742
YER 272.991507
ZAR 18.833743
ZMK 10373.622108
ZMW 21.920498
ZWL 371.095165
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Brésil: la presse, un "ennemi à abattre" pour Jair Bolsonaro
Brésil: la presse, un "ennemi à abattre" pour Jair Bolsonaro / Photo: Miguel SCHINCARIOL - AFP/Archives

Brésil: la presse, un "ennemi à abattre" pour Jair Bolsonaro

"Menteur, "vaurien", "tu fais honte!" le président Jair Bolsonaro a souvent manié l'insulte quand un journaliste d'un organe de presse brésilien lui posait une question embarrassante. Il a préféré s'exprimer sur les réseaux sociaux ou de petits médias proches de son gouvernement.

Taille du texte:

Le dirigeant de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui pourrait le battre à l'élection dimanche, a déjà eu maille à partir avec les médias pendant ses deux présidences (2003-2010) et a suscité des craintes en proposant une réglementation de la presse.

Mais les quatre dernières années ont été "très difficiles", dit un journaliste couvrant le gouvernement d'extrême droite à Brasilia et qui préfère garder l'anonymat.

Il n'y a jamais eu autant d'hostilité vis-à-vis de la presse que sous Bolsonaro, qui la juge "antipatriotique", explique à l'AFP Arthur Ituassu, professeur de Communication politique de l'Université catholique de Rio.

Pour le président, elle est "un ennemi à abattre".

Le Brésil est tombé depuis 2018 de la 110e à la 180e place du classement de Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse. Pour RSF, Bolsonaro "s'en prend régulièrement aux médias et aux journalistes dans ses discours".

"Quand il n'aime pas la question ou qu'il ne sait pas comment y répondre, la méthode la plus courante est d'attaquer le messager", note le reporter de Brasilia.

- Condamné à des indemnités -

"Tu es une honte pour le journalisme brésilien!" a-t-il ainsi lancé en plein débat télévisé des candidats à Vera Magalhaes, une journaliste respectée qui le questionnait sur la corruption.

"J'ai envie de te fermer la gueule à coups de poing", avait-il dit à un reporter du grand quotidien O Globo qui l'interrogeait sur des versements suspects sur le compte de son épouse Michelle.

Bolsonaro a été condamné à verser des indemnités à Patricia Campos Mello, autre journaliste de renom, après avoir insinué qu'elle avait obtenu des informations négatives à son encontre après avoir accordé des faveurs sexuelles à sa source.

- Journalistes malmenés -

S'il accorde ses faveurs à la petite radio-télévision Jovem Pan, qui l'appuie, Bolsonaro n'a pas autorisé la presse à le suivre de près, y compris en ces temps de campagne électorale.

Il a cependant assisté aux trois débats entre les candidats à la télévision et s'est prêté à un long entretien au journal télévisé de TV Globo, média qu'il déteste.

Mais, comme son modèle l'ancien président américain Donald Trump avant lui, il communique abondamment sur les réseaux sociaux où les bolsonaristes "opèrent de manière bien plus efficace que les partis traditionnels", dit Amaro Grassi, analyste à la Fondation Getulio Vargas.

Sur le terrain, les journalistes sont parfois pris à partie, voire malmenés, par des bolsonaristes qui les accusent de mensonges et de manipulation.

C'est ce qui s'est souvent produit devant le Palais de l'Alvorada à Brasilia, où des fans du président attendaient le matin qu'il apparaisse pour converser ou prendre des selfies avec lui.

Jair Bolsonaro a souvent saisi l'occasion pour se défouler sur les médias, sous les acclamations de ses supporters.

"C'était épuisant", dit un journaliste, "vous pouviez être expulsé à tout moment". La presse a fini par ne plus s'y rendre.

"Il n'y a pas d'espace institutionnel où interroger le président", constate ce journaliste. Bolsonaro ne répond par ailleurs pas aux demandes d'interviews à la presse internationale.

- "Vengeance" -

Lula et celle qui lui a succédé, Dilma Rousseff (2011-2016), ont aussi eu des conflits avec la presse, qui a révélé de nombreux scandales de corruption sous la gauche.

Mais l'accès aux dirigeants était plus simple, estiment des journalistes à Brasilia qui espèrent un retour à "la normalité" si Lula gagne, tout en redoutant un esprit de "vengeance".

En meeting le 24 septembre, l'ex-président s'est plaint. "Durant cinq ans, nous avons été passés au grill par les médias", a-t-il dit en référence à ses procès pour corruption et son emprisonnement avant que la Cour suprême n'annule ses condamnations.

Lula a annoncé qu'il allait revoir la loi sur les médias afin de combattre les situations de monopole et de réguler les réseaux sociaux, en état de "putréfaction".

"Je ne veux rien contrôler", a-t-il assuré, "je ne veux pas un modèle de communication comme à Cuba ou en Chine, mais comme en Angleterre".

E.Soukup--TPP