The Prague Post - Scandale des écoutes en Grèce: sous pression, Mitsotakis se défend

EUR -
AED 4.231967
AFN 75.483595
ALL 93.084804
AMD 422.04403
AOA 1057.848456
ARS 1727.972826
AUD 1.638476
AWG 2.074212
AZN 1.960615
BAM 1.952344
BBD 2.320382
BDT 142.607535
BHD 0.434558
BIF 3445.496469
BMD 1.15234
BND 1.477278
BOB 13.934392
BRL 5.903903
BSD 1.152055
BTN 109.639899
BWP 15.581348
BYN 3.410947
BYR 22585.863139
BZD 2.316988
CAD 1.614976
CDF 2604.28847
CHF 0.936438
CLF 0.026729
CLP 1055.405144
CNY 7.7772
CNH 7.775921
COP 3641.809104
CRC 524.040432
CUC 1.15234
CUP 30.537009
CVE 110.797088
CZK 24.246042
DJF 204.79359
DKK 7.476071
DOP 67.179284
DZD 153.12335
EGP 57.264041
ERN 17.285099
ETB 185.946995
FJD 2.551799
FKP 0.85598
GBP 0.856476
GEL 3.013365
GGP 0.85598
GHS 13.522718
GIP 0.85598
GMD 85.273513
GNF 10117.544985
GTQ 8.790438
GYD 241.021217
HKD 9.039583
HNL 30.878201
HRK 7.534341
HTG 150.632674
HUF 365.29112
IDR 20648.779673
ILS 3.465894
IMP 0.85598
INR 109.832114
IQD 1510.141512
IRR 1584294.588378
ISK 142.406399
JEP 0.85598
JMD 182.616705
JOD 0.817025
JPY 182.571559
KES 149.066921
KGS 100.772506
KHR 4671.006893
KMF 492.049525
KRW 1640.978088
KWD 0.356833
KYD 0.960096
KZT 539.86659
LAK 26045.837925
LBP 103192.042878
LKR 386.984902
LRD 209.293797
LSL 18.829049
LTL 3.402561
LVL 0.697039
LYD 7.340541
MAD 10.750759
MDL 20.045426
MGA 4953.209598
MKD 61.530604
MMK 2419.273024
MNT 4143.630364
MOP 9.308979
MRU 46.227284
MUR 54.091068
MVR 17.814877
MWK 2000.462131
MXN 19.827749
MYR 4.717706
MZN 73.617371
NAD 18.828873
NGN 1570.51294
NIO 42.394946
NOK 10.986524
NPR 175.42192
NZD 1.963847
OMR 0.443071
PAB 1.15205
PEN 3.894206
PGK 5.089989
PHP 70.051904
PKR 319.84077
PLN 4.303407
PYG 6852.83835
QAR 4.211344
RON 5.255707
RSD 117.398041
RUB 95.645946
RWF 1692.396524
SAR 4.327188
SBD 9.29748
SCR 16.61684
SDG 691.979475
SEK 10.964174
SGD 1.479029
SLE 28.346301
SOS 658.43149
SRD 43.635078
STD 23851.110525
STN 24.456597
SVC 10.080155
SZL 18.828757
THB 38.165456
TJS 10.627693
TMT 4.038952
TND 3.379033
TRY 54.97307
TTD 7.800157
TWD 37.128162
TZS 3059.460279
UAH 51.586374
UGX 4291.384132
USD 1.15234
UYU 46.39786
UZS 13729.69365
VES 869.107758
VND 30231.638747
VUV 137.52518
WST 3.144985
XAF 654.794943
XAG 0.018699
XAU 0.000271
XCD 3.114256
XCG 2.076333
XDR 0.813421
XOF 654.797779
XPF 119.331742
YER 272.931152
ZAR 18.84682
ZMK 10372.434694
ZMW 21.918007
ZWL 371.052996
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Scandale des écoutes en Grèce: sous pression, Mitsotakis se défend
Scandale des écoutes en Grèce: sous pression, Mitsotakis se défend / Photo: JOHN THYS - AFP/Archives

Scandale des écoutes en Grèce: sous pression, Mitsotakis se défend

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, sous pression face au scandale des écoutes téléphoniques illégales, a vigoureusement démenti lundi avoir mis sous surveillance certains de ses ministres, dénonçant le "mensonge incroyable" d'un hebdomadaire à l'origine de ces révélations.

Taille du texte:

Le journal dominical Documento, proche du principal parti d'opposition Syriza, a fait sensation en publiant ce week-end une liste de 33 personnalités publiques, dont plusieurs ministres en exercice, des journalistes et des hommes d'affaires, visés par le logiciel espion Predator.

Ces révélations, qui s'appuient sur des sources au sein du Renseignement grec, ont relancé le scandale des écoutes illégales qui agite le pays depuis l'été.

Elles interviennent en outre quelques jours après la visite en Grèce de la Commission d'enquête du Parlement européen sur les logiciels malveillants qui a appelé Athènes à mener une enquête "urgente et approfondie" sur cette affaire.

Parmi les victimes figurent, selon Documento, l'ancien Premier ministre Antonis Samaras, mais aussi des poids lourds du gouvernement actuel, dont les ministres des Affaires étrangères, des Finances, du Développement, du Travail et du Tourisme, l'armateur Vangelis Marinakis, propriétaire des clubs de football Olympiakos et Nottingham Forest.

- "Calomnieuses" -

"Je n'ai jamais prétendu (...) qu'il n'y avait pas de surveillance. C'est très différent d'accuser le Premier ministre d'avoir orchestré cette action", a souligné Kyriakos Mitsotakis qualifiant les accusations du journal de "honteuses", "calomnieuses" et inacceptables".

Lundi, le parti Syriza de l'ancien Premier ministre Alexis Tsipras (2015-2019), a réclamé que la lumière soit faite sur cette affaire d'Etat "avant les prochaines élections" prévues à l'été 2023.

Le parti de la gauche radicale, qui a déjà appelé le gouvernement à la démission à plusieurs reprises, a indiqué réfléchir à recourir à "un vote de défiance" au Parlement contre l'équipe Mitsotakis, qui dispose toutefois d'une confortable majorité.

Arrivé au pouvoir en juillet 2019, le Premier ministre a réaffirmé que "les élections allaient se dérouler en 2023" comme prévu.

- "Etat paranoïaque" -

Révélé au printemps par des médias d'investigation, le scandale des écoutes a pris de l'ampleur en juillet lorsque Nikos Androulakis, député européen et chef du parti socialiste grec Pasok Kinal, a déposé plainte affirmant avoir été victime d'une tentative d'infection de son téléphone avec Predator.

Kyriakos Mitsotakis, qui avait placé les services de renseignement sous son égide au premier jour de sa mandature, a toujours affirmé que son gouvernement n'avait pas acheté ce logiciel tout en reconnaissant la mise sur écoute de M. Androulakis.

Il a depuis promis qu'une loi visant à interdire la commercialisation des logiciels malveillants serait prochainement votée.

Auditionné par la Cour suprême lundi, le directeur de la publication de Documento Kostas Vaxevanis n'a pas mâché ses mots.

"Il existe un réseau de surveillance unique, qui a pour cerveau M. Mitsotakis", a affirmé Kostas Vaxevanis, évoquant un "Etat paranoïaque".

Il a également promis de livrer d'autres noms de personnalités victimes de ce logiciel coûteux qui permet d'espionner une personne sans quasiment laisser de traces.

Journaliste très critique du camp conservateur, Kostas Vaxevanis a été à l'origine de la publication, au sommet de la crise financière en 2012, de la liste des Grecs détenant des comptes en Suisse, souvent appelée "liste Lagarde".

Christine Lagarde était à l'époque cheffe du Fonds monétaire international (FMI).

"Où en est l'enquête judiciaire ? Quelles personnes impliquées ont été appelées à témoigner ?", s'est quant à lui interrogé M. Androulakis.

"La vie politique et économique du pays ne peut être soumise à de telles pratiques sordides", a-t-il ajouté sur Twitter.

De son côté, l'Union des journalistes grecs a jugé que cette affaire "porte un coup à la confiance des citoyens dans le fonctionnement des institutions et menace la Démocratie".

S.Janousek--TPP