The Prague Post - Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire

EUR -
AED 4.23219
AFN 75.487156
ALL 93.078267
AMD 422.01525
AOA 1057.77368
ARS 1728.100843
AUD 1.638766
AWG 2.074066
AZN 1.960789
BAM 1.952207
BBD 2.320219
BDT 142.597521
BHD 0.434529
BIF 3445.254535
BMD 1.152259
BND 1.477175
BOB 13.933413
BRL 5.903372
BSD 1.151975
BTN 109.6322
BWP 15.580254
BYN 3.410707
BYR 22584.277216
BZD 2.316825
CAD 1.614833
CDF 2604.104891
CHF 0.93644
CLF 0.026727
CLP 1055.331441
CNY 7.776654
CNH 7.777391
COP 3641.26532
CRC 524.003635
CUC 1.152259
CUP 30.534865
CVE 110.789694
CZK 24.243646
DJF 204.779294
DKK 7.474936
DOP 67.163917
DZD 153.33232
EGP 57.257824
ERN 17.283886
ETB 185.933939
FJD 2.552144
FKP 0.85592
GBP 0.856301
GEL 3.013175
GGP 0.85592
GHS 13.521816
GIP 0.85592
GMD 85.266887
GNF 10116.834102
GTQ 8.789821
GYD 241.004293
HKD 9.038838
HNL 30.876033
HRK 7.53416
HTG 150.622097
HUF 365.116225
IDR 20639.263954
ILS 3.465652
IMP 0.85592
INR 109.826937
IQD 1510.035474
IRR 1584183.343658
ISK 142.412461
JEP 0.85592
JMD 182.603882
JOD 0.816933
JPY 182.568546
KES 149.07919
KGS 100.76524
KHR 4670.680341
KMF 492.015232
KRW 1639.987341
KWD 0.35682
KYD 0.960029
KZT 539.828682
LAK 26043.936302
LBP 103184.797064
LKR 386.957729
LRD 209.279064
LSL 18.827806
LTL 3.402321
LVL 0.69699
LYD 7.340045
MAD 10.750001
MDL 20.044018
MGA 4952.861796
MKD 61.416684
MMK 2419.103149
MNT 4143.339409
MOP 9.308326
MRU 46.207516
MUR 54.086968
MVR 17.813958
MWK 2000.321571
MXN 19.83706
MYR 4.71378
MZN 73.632591
NAD 18.827541
NGN 1570.402299
NIO 42.391969
NOK 10.992437
NPR 175.409602
NZD 1.963014
OMR 0.443005
PAB 1.15197
PEN 3.893932
PGK 5.089632
PHP 70.046151
PKR 319.818312
PLN 4.302017
PYG 6852.357161
QAR 4.211049
RON 5.255566
RSD 117.41058
RUB 95.624853
RWF 1692.277688
SAR 4.326884
SBD 9.296827
SCR 16.615673
SDG 691.938217
SEK 10.965245
SGD 1.479159
SLE 28.345475
SOS 658.385256
SRD 43.632019
STD 23849.43576
STN 24.45488
SVC 10.079447
SZL 18.828117
THB 38.16272
TJS 10.626947
TMT 4.038668
TND 3.378795
TRY 54.896043
TTD 7.799609
TWD 37.160649
TZS 3056.226503
UAH 51.582752
UGX 4291.082802
USD 1.152259
UYU 46.394602
UZS 13728.729585
VES 869.046732
VND 30229.515958
VUV 137.515523
WST 3.144764
XAF 654.748965
XAG 0.018726
XAU 0.000272
XCD 3.114038
XCG 2.076187
XDR 0.813364
XOF 654.751801
XPF 119.331742
YER 272.91264
ZAR 18.868009
ZMK 10371.770997
ZMW 21.916468
ZWL 371.026941
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire
Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire / Photo: JUSTIN TALLIS - AFP

Les tabloïds et Buckingham, liés pour le meilleur et pour le pire

Des histoires qui font vendre du papier contre une place réservée dans les gros titres, si possibles positifs: c'est l'accord tacite entre la monarchie britannique et la presse tabloïd. Un donnant-donnant qui parfois dérape.

Taille du texte:

"C'est une relation d'intérêt mutuel", reconnait Michala Hulme, qui enseigne l'Histoire à l'université de Birmingham.

Pour la monarchie, "les médias sont utiles pour montrer aux contribuables britanniques ce que font les membres de la famille royale avec l'argent public" qui finance leur train de vie somptuaire, ou pour attirer l'attention sur les œuvres caritatives qu'ils défendent, remarque Mme Hulme.

Et pour les médias, les "Royals", dans leurs fonctions publiques et leurs tribulations privées, représentent une source inépuisable d'histoires générant ventes et audience.

La société de marketing Brand Financial estime que la famille royale a contribué à hauteur de 125 millions de livres (142 millions d'euros ) aux recettes des médias en 2022. "Une évaluation conservative de la valeur publicitaire" de la couverture médiatique de la famille royale, affirme un responsable de Brand à l'AFP.

Cet échange de bons procédés se manifeste notamment par la "rota", le petit groupe de médias accrédités à Buckingham, qui ont un accès quasi permanent aux communicants des Windsor et aux événements auxquels participent les membres de la famille.

Symbole d'une relation qui peuvent tourner à l'endogamie: les anciens journalistes des tabloïds passent parfois de l'autre côté comme le nouveau directeur de la communication de Charles et Camilla, Tobyn Andreae, ancien rédacteur en chef adjoint du Daily Mail.

Mais s'ils ont besoin les uns des autres, leurs intérêts parfois divergent.

"Les membres de la famille royale ont besoin de publicité mais selon leurs propres termes. Les journaux tabloïds veulent des histoires sur les royaux, mais à leur façon", résume Ivor Gaber, professeur à l'université du Sussex.

Les médias se plaignent aussi d'un carcan imposé par Buckingham qui récompense les plus dociles, pénalisant particulièrement les télévisions forcées de se plier au jeu du Palais sous peine d'être privées d'accès aux grands événements royaux.

Comme en attestent certaines plaintes en justice, les membres de la famille royale estiment que le respect de leur vie privée est constamment bafoué - comme en témoignent les conversations intimes de Charles et Camilla couchées sur papier au temps de leur relation extraconjugale - et leur réputation salie au prix de tactiques agressives et parfois même illégales.

Le prince Harry tient notamment la presse pour responsable de la mort de sa mère Diana dans un accident de voiture en 1997 à Paris alors qu'elle était poursuivie par des paparazzis.

Sa femme Meghan dit avoir souffert de pensées suicidaires à la suite du barrage médiatique négatif qu'elle a subi au Royaume-Uni, avant l'exil du couple en Californie.

- poursuites -

Harry a lancé des poursuites contre des journaux britanniques qu'il accuse d'avoir recueilli illégalement des informations, notamment News Group Newspapers (NGN), l'éditeur du Sun et de News of the World aujourd'hui disparu après le scandale ayant révélé le piratage des téléphones de personnalités.

Il les accuse aussi d'avoir tenté de corrompre les proches de sa femme, dont son ex-mari ou son père, pour obtenir des informations potentiellement juteuses, et de verser dans le racisme ou la diffamation.

Le prince Andrew, lui, a fait les titres ces dernières années de la presse mondiale d'information pour ses liens avec le pédophile mort en prison Jeffrey Epstein.

Les observateurs estiment toutefois que les médias britanniques sont moins agressifs depuis le scandale de News of the World.

Ivor Gaber estime que le pacte silencieux entre médias et monarchie passe par une couverture positive du monarque, de l'héritier et de leurs époux, tandis que les membres satellites ont droit à moins d'égards.

Dans un article paru en mars, l'hebdomadaire The Observer faisait le compte des articles concernant Kate: à un événement auprès de la garde nationale galloise, ou auprès de victimes de tremblement de terre de Turquie et Syrie... toujours bien mise et le sourire aux lèvres.

"Un autre jour, une autre image de sens du devoir dans la sobriété", ironisait The Observer, estimant que ce plan médiatique intensif faisait partie du jeu de "la Firme", surnom de la famille royale, pour perpétuer l'institution.

A.Novak--TPP