The Prague Post - Le pianiste Sofiane Pamart, de l'ombre du rap aux lumières du solo

EUR -
AED 4.291906
AFN 74.188104
ALL 95.612363
AMD 433.156007
ANG 2.091768
AOA 1072.830672
ARS 1638.484029
AUD 1.630045
AWG 2.106512
AZN 2.010972
BAM 1.956061
BBD 2.354674
BDT 143.446706
BGN 1.949446
BHD 0.442057
BIF 3479.049841
BMD 1.168661
BND 1.492893
BOB 8.078044
BRL 5.785104
BSD 1.169136
BTN 111.336396
BWP 15.888054
BYN 3.309685
BYR 22905.757712
BZD 2.351274
CAD 1.590986
CDF 2706.619162
CHF 0.916447
CLF 0.027048
CLP 1064.499798
CNY 7.982247
CNH 7.98296
COP 4357.294507
CRC 531.861943
CUC 1.168661
CUP 30.969519
CVE 110.279259
CZK 24.381188
DJF 208.186919
DKK 7.472927
DOP 69.658113
DZD 154.76695
EGP 62.802792
ERN 17.529917
ETB 183.829569
FJD 2.568011
FKP 0.863475
GBP 0.863413
GEL 3.137805
GGP 0.863475
GHS 13.105695
GIP 0.863475
GMD 85.904498
GNF 10260.194951
GTQ 8.924039
GYD 244.591626
HKD 9.158166
HNL 31.077151
HRK 7.535554
HTG 153.00782
HUF 362.844148
IDR 20396.642314
ILS 3.43906
IMP 0.863475
INR 111.23761
IQD 1531.478363
IRR 1536789.356921
ISK 143.406371
JEP 0.863475
JMD 183.973001
JOD 0.828547
JPY 184.397214
KES 150.956306
KGS 102.16494
KHR 4689.606366
KMF 491.427992
KPW 1051.798729
KRW 1721.507961
KWD 0.360123
KYD 0.974226
KZT 543.250242
LAK 25673.319558
LBP 104693.036799
LKR 374.113571
LRD 214.527738
LSL 19.565079
LTL 3.450752
LVL 0.706912
LYD 7.416927
MAD 10.805343
MDL 20.178609
MGA 4869.629643
MKD 61.597109
MMK 2453.84549
MNT 4182.178877
MOP 9.43682
MRU 46.681437
MUR 54.868938
MVR 18.061679
MWK 2027.262125
MXN 20.373444
MYR 4.630822
MZN 74.689153
NAD 19.565414
NGN 1599.452824
NIO 43.025011
NOK 10.801864
NPR 178.138795
NZD 1.987606
OMR 0.449355
PAB 1.169151
PEN 4.098677
PGK 5.083679
PHP 72.064337
PKR 325.795044
PLN 4.2543
PYG 7083.91595
QAR 4.273153
RON 5.219126
RSD 117.37212
RUB 88.235831
RWF 1709.421028
SAR 4.385311
SBD 9.37952
SCR 15.61227
SDG 701.753321
SEK 10.839335
SGD 1.492357
SHP 0.872524
SLE 28.807603
SLL 24506.234619
SOS 668.186396
SRD 43.773389
STD 24188.925413
STN 24.502854
SVC 10.229191
SYP 129.17296
SZL 19.561613
THB 38.141008
TJS 10.931113
TMT 4.096157
TND 3.408455
TOP 2.813856
TRY 52.845214
TTD 7.924923
TWD 36.940799
TZS 3041.441932
UAH 51.378143
UGX 4413.514019
USD 1.168661
UYU 47.076288
UZS 14069.638616
VES 571.408376
VND 30762.66634
VUV 138.515007
WST 3.174003
XAF 656.041826
XAG 0.015872
XAU 0.000256
XCD 3.158365
XCG 2.106972
XDR 0.815298
XOF 656.041826
XPF 119.331742
YER 278.871774
ZAR 19.503961
ZMK 10519.353599
ZMW 22.066853
ZWL 376.3084
  • AEX

    8.0400

    1013.02

    +0.8%

  • BEL20

    97.9500

    5450.14

    +1.83%

  • PX1

    61.4100

    8037.16

    +0.77%

  • ISEQ

    -115.8500

    12476.98

    -0.92%

  • OSEBX

    7.9200

    2037.89

    +0.39%

  • PSI20

    55.0100

    9222.76

    +0.6%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    74.1500

    3976.54

    +1.9%

  • N150

    27.4200

    4182.04

    +0.66%

Le pianiste Sofiane Pamart, de l'ombre du rap aux lumières du solo
Le pianiste Sofiane Pamart, de l'ombre du rap aux lumières du solo

Le pianiste Sofiane Pamart, de l'ombre du rap aux lumières du solo

Pianiste élevé aux standards classiques du conservatoire, Sofiane Pamart a grandi dans l'ombre des rappeurs, jusqu'à ce qu'il s'envole en solo avec deux albums et se propulse sous les projecteurs d'une tournée, dont les "shows" au laser font salle comble.

Taille du texte:

"J'ai la chance de m'épanouir au piano. Mais je n'oublie jamais que le destin de ma famille en France a commencé sous terre (...) grâce à mon grand-père berbère venu du Maroc travailler dans les mines du Nord", a confié Sofiane Pamart lors d'une interview à l'AFP, en marge d'un récital à Toulouse, avant Luxembourg, Lyon, Madrid, Berlin...

Emmitouflé dans un sweat-shirt en peluche blanche, d'où scintille une épaisse chaîne en argent, il cache son regard sous un bob en vinyle noir et de grandes lunettes à verres jaunes.

Sa tenue est à l'image de sa farouche volonté de ne "rentrer dans aucune case": d'élégants boots chelsea ajoutent une note décalée, comme les longs kimonos de soie rapportés du Japon et qu'il revêt sur scène.

"Quand je suis à mon piano, ils me couvrent le dos, je me sens protégé", explique ce musicien de 31 ans qui attribue son autre passion, les voyages, à ses ascendances nomades et à une enfance au contact des cultures du monde.

- Douze touches -

"Ma mère enseigne le français au collège, et à des étrangers, avec mon père qui dirige un centre spécialisé (...) Petit, je (les) accompagnais à leur taf et plein de cultures venaient à moi", dit-il, évoquant ces "Coréens, Zimbabwéens, Afghans, etc." qui ont élargi son horizon.

Ses parents ne sont pas musiciens, mais se rendent compte qu'il a une bonne oreille. "Sur un jouet à douze touches, je reproduisais des mélodies que j'entendais à la télé." A six ans, il entre au conservatoire de Lille.

Jusqu'à l'âge de 23 ans et une médaille d'or, il y fera ses "armes pianistiques". Avec Chopin, Beethoven, Mozart, "j'ai découvert un monde qui a fini par me passionner et m'a complètement transformé".

Il grandit entre ses "potes, la rue, le conservatoire" et un oncle "avec toute l'attitude de la street culture, des sapes incroyables", qui l'initie au hip hop. "Tous ces grands, j'avais envie de leur ressembler (...) C'est comme ça que s'est développée mon histoire d'amour avec le rap."

Sorti du conservatoire, "j'ai désappris pour me sentir libre". "La carrière de virtuose classique ne m'intéressait pas parce que je rêvais de la vie de rappeur (...) extrême, avec des moments de grâce, de vertige."

Il compose et joue avec SCH, Maes, Vald, Scylla, JoeyStarr, mais aussi Arno, Kimberose, Bon Entendeur... Puis il lance ses propres albums: "Planet" en 2019 et en février dernier "Love", lettre d'amour à son public.

- De Pleyel à Bercy -

Cette année, il enchaîne les dates, en solo aussi. Désireux de "spectacles qui embrassent plusieurs genres", il parle de "shows" plutôt que de concerts et veut "faire voyager intensément les gens".

Dans une ambiance futuriste, une voix d'aéroport invite à "partir pour une aventure émotionnelle". Des tubes néons bleus, violets, orangés cernent le piano. En fond de scène, son portrait détouré. Les yeux au laser balaient un public qui l'ovationne entre chaque morceau.

"C'est comme s'il nous racontait une histoire(...) Il arrive à rendre le piano accessible à tout le monde", s'enthousiasme Emile Metrat, 20 ans, étudiant, parmi les 1.200 spectateurs de tous âges du récital toulousain.

Aux critiques lui reprochant un style consensuel, le pianiste répond qu'il "aime les mélodies simples" et celles "qui ont du feu en elles" tels le tango, le flamenco. "Je ne veux pas que ma musique soit savante (...) Je veux surtout toucher les coeurs."

S'il ne craint pas la grosse tête, celui qui s'intitule "Piano King" par autodérision sur les réseaux sociaux, admet être ambitieux: "C'est comme ça qu'on arrive aux plus grandes prouesses".

Sofiane Pamart ne cache pas non plus son bonheur de remplir des lieux "très intimistes" mais aussi la prestigieuse salle Pleyel "qui le faisait rêver".

Point d'orgue de sa tournée: Bercy et ses 15.000 places à Paris, où sont passés The Who, Daft Punk, Lady Gaga... En novembre, il sera le premier pianiste à y jouer seul.

G.Turek--TPP