The Prague Post - Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière

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Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière
Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière / Photo: ALAIN JOCARD - AFP/Archives

Au procès du rappeur MHD, les fragilités de l'enquête en pleine lumière

Vidéos de nuit et réalisées de loin, témoins sujets à caution, et un homme dont on ne sait ce qu'il fait sur le banc des accusés... Au procès du rappeur MHD, les premières audiences ont mis en lumière les fragilités de l'enquête, des failles dans lesquelles s'est engouffrée la défense.

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Pas moins de quatre enquêteurs ont été convoqués à l'audience comme témoins pour rendre compte de leurs investigations sur le meurtre, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2018, de Loïc K., lynché à mort par une dizaine de jeunes en plein Paris.

"Une scène d'une sauvagerie intense", commise dans un "contexte de règlements de compte entre bandes" de la cité des Chaufourniers et de celle, voisine, de la Grange aux Belles, a décrit la directrice d'enquête entendue pendant plus de dix heures vendredi.

Neuf hommes, dont l'un est en fuite, sont jugés depuis le 4 septembre par la cour d'assises de Paris et risquent jusqu'à trente ans de réclusion criminelle. Tous nient les faits.

Lundi, la cour a diffusé les différentes vidéos de la scène du crime sur lesquelles se sont appuyés les enquêteurs pour tenter d'identifier les agresseurs. Deux d'entre elles ont été filmées par des caméras de vidéosurveillance et la troisième par un homme, du balcon d'un appartement.

Problème: ces vidéos ont été filmées de nuit et de loin, et montrent des hommes portant des capuches, rendant très difficile leur identification.

A la barre, le policier chargé d'exploiter ces films a expliqué avoir recensé dix hommes, auxquels une lettre, de A à J, a été attribuée. Les enquêteurs ont ensuite essayé de faire des rapprochements avec des personnes en se basant notamment sur les déclarations de plusieurs témoins au cours de la procédure.

Sur les dix individus, les policiers ont ainsi fait le rapprochement avec six des hommes comparaissant devant les assises. Les trois derniers accusés n'ont en revanche pu être rattachés à aucun des individus filmés.

- "démêler le vrai du faux" -

"Honnêtement, comme moyens de preuve, ces vidéos-là, ça fait quand même froid dans le dos, non?", a demandé lundi Me Damien Brossier, avocat de Robby M., accusé d'avoir porté des coups de couteaux à la victime.

D'autant que certains des témoins entendus pendant l'enquête et qui ont identifié des agresseurs sur les vidéos ont déjà eu maille à partir, de près ou de loin, avec certains des accusés, posant la question de la fiabilité de leurs déclarations.

Pour l'heure, aucun de ces témoins, pourtant convoqués, ne s'est présenté à la barre. La cour a décerné mardi des mandats d'amener à leur encontre.

"Il y a toujours un risque de subjectivité pour quiconque", s'est défendue lundi une autre fonctionnaire de police, interrogée sur un témoin qui disait reconnaître Robby M., avec lequel il avait été au collège un an seulement.

"Après c'est à nous enquêteurs de démêler le vrai du faux", a-t-elle poursuivi, assurant que la procédure ne reposait pas que sur les déclarations de ces personnes et que l'enquête avait été menée "à charge et à décharge sur tous les éléments".

"En réalité, c'est toujours à charge", a tonné Me Jean-Christophe Tymoczko, avocat de l'homme accusé d'avoir conduit la voiture qui a percuté volontairement Loïc K. avant qu'il ne soit tabassé. Il reprochait à une des policières de ne pas avoir cherché à récupérer des images de vidéosurveillance qui auraient permis de conforter l'alibi de son client.

Signe des faiblesses du dossier, l'un des accusés a été disculpé devant la cour par les enquêteurs, fait rarissime. "On n'a pas assez d'éléments contre Wissem E. Pour nous, il n'est pas dans cette affaire", a déclaré à la barre lundi l'un des policiers.

"Pourquoi vous ne l'écrivez nulle part dans le dossier?", s'est étonné Me Jérémie Assous, l'avocat du jeune homme qui a effectué trois mois et demi de détention provisoire. "Pourquoi il n'a pas bénéficié d'un non-lieu?"

"On ne décide pas du renvoi" devant la cour d'assises, prérogative des juges d'instruction, a répondu, embarrassé, l'enquêteur.

C.Sramek--TPP