The Prague Post - Tour de France: à Marco Pantani, Cesenatico indéfectiblement reconnaissante

EUR -
AED 4.231187
AFN 75.465623
ALL 93.264739
AMD 422.166717
AOA 1057.65216
ARS 1727.905463
AUD 1.640039
AWG 2.073829
AZN 1.963683
BAM 1.956109
BBD 2.324867
BDT 142.88258
BHD 0.435269
BIF 3449.795471
BMD 1.152127
BND 1.48007
BOB 13.961146
BRL 5.903154
BSD 1.154282
BTN 109.850883
BWP 15.611467
BYN 3.41754
BYR 22581.690677
BZD 2.321467
CAD 1.615317
CDF 2603.806986
CHF 0.936264
CLF 0.026724
CLP 1055.210169
CNY 7.775763
CNH 7.773194
COP 3641.136324
CRC 525.082981
CUC 1.152127
CUP 30.531367
CVE 110.279556
CZK 24.248834
DJF 205.552484
DKK 7.475686
DOP 67.260629
DZD 153.094981
EGP 57.25311
ERN 17.281906
ETB 186.307243
FJD 2.552999
FKP 0.855822
GBP 0.856474
GEL 3.01278
GGP 0.855822
GHS 13.567791
GIP 0.855822
GMD 85.257004
GNF 10136.986094
GTQ 8.807392
GYD 241.487115
HKD 9.038495
HNL 30.937889
HRK 7.53374
HTG 150.917301
HUF 365.417829
IDR 20663.399096
ILS 3.465254
IMP 0.855822
INR 109.88556
IQD 1512.132406
IRR 1584001.909458
ISK 142.401223
JEP 0.855822
JMD 182.968915
JOD 0.81682
JPY 182.476764
KES 149.050765
KGS 100.753239
KHR 4682.906821
KMF 491.958449
KRW 1636.527559
KWD 0.356756
KYD 0.961952
KZT 540.905481
LAK 26081.121706
LBP 103366.035355
LKR 387.731275
LRD 208.352023
LSL 18.827475
LTL 3.401932
LVL 0.69691
LYD 7.358163
MAD 10.769655
MDL 20.084174
MGA 4962.784289
MKD 61.534725
MMK 2418.826093
MNT 4142.864879
MOP 9.326933
MRU 46.275313
MUR 54.081038
MVR 17.811217
MWK 2001.516308
MXN 19.820025
MYR 4.714616
MZN 73.622813
NAD 18.827475
NGN 1572.27322
NIO 42.474869
NOK 10.995958
NPR 175.761776
NZD 1.964521
OMR 0.442988
PAB 1.154277
PEN 3.901717
PGK 5.099806
PHP 70.29585
PKR 320.457643
PLN 4.303828
PYG 6866.085075
QAR 4.21932
RON 5.255425
RSD 117.319946
RUB 95.630302
RWF 1695.667973
SAR 4.324335
SBD 9.295762
SCR 16.728727
SDG 691.847008
SEK 10.966931
SGD 1.477952
SLE 28.338716
SOS 659.704256
SRD 43.627022
STD 23846.704324
STN 24.503872
SVC 10.099596
SZL 18.811973
THB 38.186089
TJS 10.648237
TMT 4.038205
TND 3.385417
TRY 54.945057
TTD 7.815235
TWD 37.132483
TZS 3058.895077
UAH 51.685868
UGX 4299.660833
USD 1.152127
UYU 46.487145
UZS 13756.114236
VES 868.947202
VND 30205.891598
VUV 137.499774
WST 3.144404
XAF 656.06068
XAG 0.018516
XAU 0.000271
XCD 3.113681
XCG 2.080329
XDR 0.815929
XOF 656.06068
XPF 119.331742
YER 272.881349
ZAR 18.850298
ZMK 10370.523502
ZMW 21.960471
ZWL 370.984448
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Tour de France: à Marco Pantani, Cesenatico indéfectiblement reconnaissante
Tour de France: à Marco Pantani, Cesenatico indéfectiblement reconnaissante / Photo: GABRIEL BOUYS - AFP

Tour de France: à Marco Pantani, Cesenatico indéfectiblement reconnaissante

Marco Pantani debout sur ses pédales trône au milieu de la place Marconi: vingt ans après sa disparition brutale, Cesenatico, ville-départ de la 2e étape du Tour de France 2024 dimanche, n'a pas oublié le "Pirate", héros tragique et controversé du cyclisme italien.

Taille du texte:

Dans l'enfilade quelque peu étouffante d'hôtels, restaurants de plage et marchands de glace qui longent la mer Adriatique, la piazza Marconi est une respiration de gazon où enfant, le petit Marco, qui habitait tout près, venait jouer au ballon.

Cyclotouristes et vacanciers s'y arrêtent maintenant pour voir la statue du dernier coureur à avoir réalisé, en 1998, le doublé Giro-Tour de France la même année, retrouvé mort le 14 février 2004, tué par un cocktail d'antidépresseurs et de cocaïne dans une résidence hôtelière de Rimini.

Bientôt, une fois les inévitables méandres de l'administration italienne aplanis, la place sera rebaptisée Piazza Marco Pantani, assure Matteo Gozzoli.

Comme beaucoup à Cesenatico, le jeune maire de la station balnéaire de 26.000 habitants qui voit sa population quadrupler chaque été, se souvient de "la plus grande fête organisée dans l'histoire récente de la ville" pour le retour de Pantani après sa victoire dans le Tour de France 1998.

Le maire qui a pratiqué, jeune, le cyclisme en compétition, n'a pas oublié non plus comment il a appris sa mort: "C'est un peu comme les attentats du 11 Septembre, tout le monde se souvient où il était".

- "Comme un dieu" -

"Marco reste quelqu'un d'important pour la ville et ses habitants: le lien affectif est fort avec l'homme plus encore qu'avec le sportif. Il a toujours vécu ici, chacun a son souvenir de lui", résume l'édile qui, entre ses 10 et 13 ans, a rencontré plusieurs fois "celui qui était un peu considéré comme un dieu".

"Et, complète-t-il, il y a aussi un +tourisme Pantani+, de mars à novembre, avec des cyclotouristes, des vacanciers du monde entier qui viennent voir sa tombe et le musée".

Si son accès n'est pas flêché dans le cimetière de Cesenatico, le caveau de la famille Pantani est facile à repérer grâce à son architecture, une spirale, pour rappeler les exploits en montagne du "Pirate", qui file jusqu'à une croix formée à partir d'une jante de vélo.

A l'intérieur, une sépulture en marbre blanc avec pour épitaphe "Sur la plus haute marche du podium, pour toujours". Et dessus, son buste en bronze, un épais livre d'or, des photos et des hommages improbables, anges, dessins ou poèmes.

L'autre lieu de passage obligé des dévots est le musée Pantani, dans le prolongement de la gare, qui, ouvert dès 2005, attire chaque année 12.000 visiteurs, détaille sa directrice, Serena Boschetti qui est aussi la nièce de Pantani.

- L'enfer de Tonina -

"Ce qui nous étonne nous aussi, c'est de voir parmi les visiteurs des enfants, des jeunes qui n'étaient pas nés quand Marco courait. Il fascine encore par ses victoires, son style offensif, son look de pirate, avec son bandana et ses boucles d'oreille, mais aussi par son parcours: il a eu tant de blessures et de galères mais il a toujours réussi à repartir", résume-t-elle.

Ce parcours raconté par ses vélos, ses maillots, ses trophées a bien failli prendre fin en 1995 comme en témoigne l'imposante broche, présentée dans une vitrine, que les chirurgiens lui ont posé à la jambe gauche après une collision avec un chauffard lors de Milan-Turin.

Et il y a bien sûr le 5 juin 1999. Au lendemain d'une victoire "pantanesque" à Madonna di Campiglio, il est exclu du Tour d'Italie qu'il survole, à deux jours de l'arrivée à Milan, à cause de son taux d’hématocrite légèrement supérieur aux 50% toléré.

Si Serena en veut encore à "un système qui lui a tourné le dos et, dix mois après, a changé les modalités des contrôles antidopage", Tonina, sa grand-mère, vit elle "un enfer".

Sa "colère noire" contre les organisateurs du Giro, contre les instances du cyclisme, contre la justice aussi qui n'a pas fait la lumière selon elle sur les circonstances de la mort de son fils, est son quotidien depuis plus de vingt ans.

Si "parler de Marco (lui) fait du bien", le passage du Tour de France à Cesenatico n'adoucit pas sa peine et ravive même son envie de régler publiquement des comptes: "Cela aurait été une fête si Marco était vivant. Soit je pars pour ne rien voir, soit je reste et je ne me tairai pas", prévient Tonina.

G.Turek--TPP