The Prague Post - A la Mostra, Julia Roberts défend un cinéma qui dérange

EUR -
AED 4.35335
AFN 77.050797
ALL 96.66512
AMD 452.977132
ANG 2.121943
AOA 1087.00321
ARS 1715.259993
AUD 1.706088
AWG 2.136666
AZN 2.019869
BAM 1.955701
BBD 2.406579
BDT 146.012629
BGN 1.990709
BHD 0.449077
BIF 3539.921292
BMD 1.18539
BND 1.513224
BOB 8.256583
BRL 6.231008
BSD 1.19484
BTN 109.724461
BWP 15.634211
BYN 3.403228
BYR 23233.647084
BZD 2.403079
CAD 1.614917
CDF 2684.909135
CHF 0.911322
CLF 0.026011
CLP 1027.058063
CNY 8.240537
CNH 8.248946
COP 4350.080393
CRC 591.67013
CUC 1.18539
CUP 31.412839
CVE 110.259434
CZK 24.334287
DJF 212.769259
DKK 7.470097
DOP 75.226202
DZD 154.463202
EGP 55.903178
ERN 17.780852
ETB 185.61503
FJD 2.613371
FKP 0.865849
GBP 0.861444
GEL 3.194674
GGP 0.865849
GHS 13.089339
GIP 0.865849
GMD 86.533903
GNF 10484.470707
GTQ 9.164537
GYD 249.97738
HKD 9.259024
HNL 31.537408
HRK 7.536597
HTG 156.372106
HUF 381.328619
IDR 19883.141804
ILS 3.663335
IMP 0.865849
INR 108.693763
IQD 1565.320977
IRR 49934.560565
ISK 144.985527
JEP 0.865849
JMD 187.240547
JOD 0.840489
JPY 183.456955
KES 154.262212
KGS 103.662825
KHR 4804.757439
KMF 491.93733
KPW 1066.851144
KRW 1719.768532
KWD 0.36382
KYD 0.99575
KZT 600.939662
LAK 25713.701882
LBP 106998.998316
LKR 369.511346
LRD 215.369127
LSL 18.971842
LTL 3.500149
LVL 0.717031
LYD 7.497621
MAD 10.838453
MDL 20.096985
MGA 5339.730432
MKD 61.636888
MMK 2489.708718
MNT 4227.553379
MOP 9.608515
MRU 47.674593
MUR 53.852723
MVR 18.32658
MWK 2071.895403
MXN 20.70407
MYR 4.672854
MZN 75.580924
NAD 18.971842
NGN 1643.520192
NIO 43.96778
NOK 11.437875
NPR 175.559137
NZD 1.964681
OMR 0.458017
PAB 1.19484
PEN 3.994898
PGK 5.114742
PHP 69.837307
PKR 334.289724
PLN 4.215189
PYG 8003.59595
QAR 4.35638
RON 5.097064
RSD 117.394074
RUB 90.535429
RWF 1743.311992
SAR 4.447217
SBD 9.544303
SCR 17.203132
SDG 713.016537
SEK 10.580086
SGD 1.506161
SHP 0.88935
SLE 28.834661
SLL 24857.038036
SOS 682.865527
SRD 45.104693
STD 24535.182964
STN 24.498763
SVC 10.454472
SYP 13109.911225
SZL 18.966043
THB 37.225573
TJS 11.153937
TMT 4.148866
TND 3.433027
TOP 2.854135
TRY 51.401485
TTD 8.11259
TWD 37.456003
TZS 3076.744675
UAH 51.211415
UGX 4271.784345
USD 1.18539
UYU 46.367659
UZS 14607.262574
VES 410.075543
VND 30749.020682
VUV 140.814221
WST 3.213333
XAF 655.923887
XAG 0.014004
XAU 0.000244
XCD 3.203577
XCG 2.153391
XDR 0.815759
XOF 655.923887
XPF 119.331742
YER 282.508153
ZAR 19.134414
ZMK 10669.938133
ZMW 23.448816
ZWL 381.695147
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

A la Mostra, Julia Roberts défend un cinéma qui dérange
A la Mostra, Julia Roberts défend un cinéma qui dérange / Photo: Handout - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

A la Mostra, Julia Roberts défend un cinéma qui dérange

Julia Roberts a défendu vendredi, à la Mostra de Venise, la capacité du cinéma à bousculer les consciences avec son nouveau film, un thriller psychologique très attendu sur fond de scandale sexuel dans une université américaine.

Taille du texte:

La star hollywoodienne vient pour la première fois sur le Lido pour présenter "After the hunt" (hors compétition) du réalisateur italien Luca Guadagnino (réalisateur de "Call me by your name"), qui a surpris la critique par son discours parfois perçu comme ambigu sur le féminisme contemporain.

Elle y incarne Alma, une professeur de philosophie à la prestigieuse université de Yale, confrontée à un dilemme quand une de ses étudiantes accuse son ami et collègue Hank (Andrew Garfield) d'agression sexuelle.

Interrogée sur le risque de voir le film assimilé à un manifeste de la "cancel culture", l'actrice a expliqué qu'il cherchait à interroger plutôt qu'à donner des réponses, sans prendre parti.

"Chacun exprime des sentiments, des émotions et des points de vue différents. Vous réalisez vos convictions profondes, car nous les remuons pour vous", a-t-elle déclaré aux journalistes.

A l'heure où "nous sommes en train de perdre l'art de la conversation dans l'humanité actuelle", le film "ne fait aucune déclaration" mais "met les gens au défi d'engager le dialogue et de s'enthousiasmer ou de s'indigner, à chacun de voir".

Produit par Amazon, ce thriller psychologique à la narration lente aborde aussi le sujet du fossé générationnel entre une jeunesse américaine radicalisée sur les sujets de société et de genre et un corps enseignant blanc, bourgeois, plus conservateur.

- Journalisme à l'honneur -

Si Julia Roberts est, à 57 ans, une novice sur le Lido, le réalisateur Park Chan-wook y revient vingt ans après sa dernière visite. Elle remontait à 2005, pour le film "Lady Vengeance".

Le maitre coréen ("Mademoiselle", "Old Boy") adapte ici le roman "Le couperet" de Donald Westlake, déjà mis en scène par Costa-Gavras en 2005.

Ce roman noir, paru en 1997, parle d'un "homme qui croit que l'industrie du papier est toute sa vie, que le monde le veuille ou non. Je ressens exactement la même chose pour le cinéma", a confié Park Chan-wook au site de la Mostra de Venise.

Après avoir lu le livre, "je ne pensais pas que ça me prendrait vingt ans pour tourner le film", a-t-il ajouté.

"No Other Choice", en lice pour le Lion d'or, raconte l'histoire d'un employé d'une papeterie licencié qui va tout faire pour récupérer sa place, quitte à se débarrasser de ceux qui se mettent en travers de sa route.

Autre adaptation d'un livre sélectionnée en compétition officielle: "A pied d'œuvre", de la Française Valérie Donzelli.

Le comédien Bastien Bouillon y joue un photographe décidant de quitter le confort de sa vie bourgeoise pour devenir écrivain, découvrant les affres des petits boulots alimentaires, la précarité et la rudesse de la vie d'artiste.

Après avoir démarré sur une note très politique avec la lettre d'un collectif d'artistes et de cinéastes baptisé Venice4Palestine appelant le festival à dénoncer ouvertement les actions d'Israël dans la bande de Gaza, le soufflé est retombé sur le Lido.

Aucune mention de la guerre au Proche-Orient ou en Ukraine n'a eu lieu lors de la cérémonie d'ouverture mercredi et, jeudi, les stars hollywoodiennes Emma Stone et George Clooney ont accaparé l'attention.

Un documentaire hors compétition promet cependant de susciter des réactions vendredi. Réalisé par Laura Poitras (oscarisée en 2015 pour "Citizenfour", sur le lanceur d'alerte Edward Snowden), il revient sur la carrière du journaliste Seymour Hersh.

Prix Pulitzer en 1970, il a révélé de nombreux scandales ayant éclaboussé l'armée américaine, du Vietnam à la prison d'Abou Ghraib en Irak, tristement célèbre pour des tortures et des humiliations.

"Cover-up" est un hommage au journalisme d'investigation américain, capable de révéler les scandales de la violence institutionnelle, selon la réalisatrice, Lion d'or 2022 à Venise pour son documentaire sur la crise des opiacés aux Etats-Unis et le combat de la photographe Nan Goldin.

Z.Pavlik--TPP