The Prague Post - Les animaux, ces grands médecins inconnus

EUR -
AED 4.313841
AFN 73.988392
ALL 95.402599
AMD 437.579052
ANG 2.102086
AOA 1078.122938
ARS 1614.555155
AUD 1.641772
AWG 2.116902
AZN 1.998949
BAM 1.952775
BBD 2.365146
BDT 144.087992
BGN 1.959061
BHD 0.442953
BIF 3483.933149
BMD 1.174425
BND 1.493193
BOB 8.114428
BRL 5.847466
BSD 1.174286
BTN 109.740447
BWP 15.743675
BYN 3.330854
BYR 23018.739162
BZD 2.361751
CAD 1.604177
CDF 2717.620581
CHF 0.917107
CLF 0.026641
CLP 1048.288464
CNY 8.01152
CNH 8.017485
COP 4212.38229
CRC 534.17468
CUC 1.174425
CUP 31.122275
CVE 110.836429
CZK 24.322679
DJF 208.718613
DKK 7.473239
DOP 70.583765
DZD 155.220202
EGP 60.783921
ERN 17.616382
ETB 183.355209
FJD 2.581799
FKP 0.867361
GBP 0.869762
GEL 3.153304
GGP 0.867361
GHS 12.994995
GIP 0.867361
GMD 86.310623
GNF 10305.583509
GTQ 8.975095
GYD 245.67937
HKD 9.196762
HNL 31.200794
HRK 7.534526
HTG 153.772416
HUF 363.557478
IDR 20142.864799
ILS 3.52903
IMP 0.867361
INR 109.872024
IQD 1538.316692
IRR 1551416.042557
ISK 143.808613
JEP 0.867361
JMD 186.022588
JOD 0.832702
JPY 187.120625
KES 151.613799
KGS 102.70175
KHR 4710.620836
KMF 493.258325
KPW 1056.965768
KRW 1741.332395
KWD 0.361842
KYD 0.978588
KZT 545.257556
LAK 25766.894854
LBP 105169.800368
LKR 371.707785
LRD 216.066169
LSL 19.213814
LTL 3.467773
LVL 0.710398
LYD 7.434513
MAD 10.851787
MDL 20.197794
MGA 4861.488813
MKD 61.640798
MMK 2466.216873
MNT 4201.080284
MOP 9.471766
MRU 47.000393
MUR 54.45807
MVR 18.14505
MWK 2036.253909
MXN 20.369458
MYR 4.640147
MZN 75.110425
NAD 19.213814
NGN 1582.667488
NIO 43.213234
NOK 10.970038
NPR 175.584715
NZD 1.992524
OMR 0.451578
PAB 1.174281
PEN 4.033485
PGK 5.093131
PHP 70.64815
PKR 327.420223
PLN 4.237139
PYG 7467.462483
QAR 4.280968
RON 5.097122
RSD 117.353295
RUB 88.236965
RWF 1715.948793
SAR 4.404639
SBD 9.440872
SCR 16.880065
SDG 705.829004
SEK 10.777056
SGD 1.495866
SHP 0.876827
SLE 28.950003
SLL 24627.110337
SOS 671.063182
SRD 44.008657
STD 24308.236021
STN 24.462205
SVC 10.275125
SYP 129.823322
SZL 19.220304
THB 37.831183
TJS 11.038199
TMT 4.116361
TND 3.415009
TOP 2.827735
TRY 52.703982
TTD 7.962697
TWD 36.978547
TZS 3065.250371
UAH 51.806457
UGX 4350.26016
USD 1.174425
UYU 46.687667
UZS 14162.179182
VES 564.465416
VND 30922.622558
VUV 138.653486
WST 3.189701
XAF 654.945085
XAG 0.015303
XAU 0.000249
XCD 3.173943
XCG 2.116321
XDR 0.814542
XOF 652.980129
XPF 119.331742
YER 280.276938
ZAR 19.359405
ZMK 10571.238783
ZMW 22.340483
ZWL 378.164521
  • AEX

    -2.8600

    1019.05

    -0.28%

  • BEL20

    -79.9100

    5431.38

    -1.45%

  • PX1

    -94.1300

    8235.72

    -1.13%

  • ISEQ

    -134.8700

    12709.77

    -1.05%

  • OSEBX

    13.0700

    1993.14

    +0.66%

  • PSI20

    -41.3000

    9136.34

    -0.45%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -111.0300

    3986.14

    -2.71%

  • N150

    -12.3600

    4107.73

    -0.3%

Les animaux, ces grands médecins inconnus
Les animaux, ces grands médecins inconnus / Photo: Ronaldo Schemidt - AFP/Archives

Les animaux, ces grands médecins inconnus

Pour les roselins, le campus de Mexico est une pharmacie à ciel ouvert: ces oiseaux y ramassent les mégots pour désinfecter leurs nids. Un exemple de "médication" animale, de plus en plus étudié par les scientifiques.

Taille du texte:

Intriguées, deux écologues de cette université ont mené de longues séries d'expériences sur l'utilisation des rebuts de cigarette par ces petits passereaux à tête rouge. Et sont parvenues à démontrer que ces derniers les collectaient à dessein en raison de l'effet répulsif de la nicotine sur les tiques s'attaquant à leurs oisillons.

"C'est tellement inventif de la part de ces oiseaux", s'émerveille dans un entretien à l'AFP le biologiste néerlandais Jaap de Roode, qui publie mercredi en France "Nos plus grands médecins: comment les fourmis, les papillons, les éléphants... se soignent depuis des millions d’années" (ed Les liens qui libèrent).

L'hypothèse que les animaux pouvaient se soigner, prouvée scientifiquement pour la première fois dans les années 80 par un primatologue américain, a longtemps été "très, très controversée", rappelle le chercheur de l'Université Emery, à Atlanta (Etats-Unis). "Beaucoup de scientifiques pensaient que les animaux n'étaient pas assez intelligents: comment pourraient-ils savoir faire ça?".

La réponse est "qu'ils n'ont pas à le savoir", explique le biologiste, prenant l'exemple de la minuscule isie isabelle.

Quand elle est infestée par des larves de mouches, cette chenille à l'aspect duveteux se met à consommer des plantes contenant des alcaloïdes, un poison mortel pour leurs parasites.

Elle possède tout simplement des récepteurs gustatifs qui répondent plus fortement aux alcaloïdes quand elle est infestée. "Elle n'a pas besoin de savoir qu'elle est malade, ni ce que sont des alcaloïdes ou qu'en manger va la soigner. Son corps lui dit juste +c'est bon, manges-en plus+", détaille le chercheur. Un comportement "inné" inscrit dans ses gènes et fruit de l'évolution.

- Bénéfique pour l'homme -

D'autres comportements sont appris par association. Tout comme "nous apprenons de nos expériences", par exemple en évitant instinctivement un type d'aliment qui aura provoqué une intoxication alimentaire, des animaux vont se souvenir s'être sentis mieux après avoir consommé une plante spécifique et la mangeront de nouveau quand ils ressentiront un symptôme similaire.

Chez les espèces sociales, comme les chimpanzés, ces comportements peuvent en partie relever de l'imitation. "Un individu va trouver une méthode et les autres vont le copier", poursuit M. de Roode.

En apprendre plus sur la façon dont les animaux se soignent "a beaucoup de bénéfices" pour les humains, estime le biologiste.

Comme aider l'industrie pharmaceutique moderne à produire des médicaments et des traitements, à l'image de ces chercheurs japonais qui, en observant des chats se rouler dans du népéta, ont découvert que cette plante aromatique contenait un composé chimique qui les protégeait des moustiques.

"Les bienfaits sont aussi clairs pour les éleveurs" confrontés au problème de la résistance croissante aux antibiotiques, juge M. de Roode.

"Nous nourrissons le bétail avec des mélanges de nutriments dont nous pensons qu'ils contiennent tout ce dont les animaux ont besoin, mais en faisant cela nous ne les laissons pas se soigner eux-mêmes", déplore le scientifique.

"Ramener des formes plus naturelles de médication améliore la santé du bétail, ce qui améliore aussi notre santé. Et c'est aussi bénéfique sur le plan économique", estime le chercheur, qui plaide pour laisser à ces animaux plus de choix pour composer leur régime alimentaire.

Ou pour ne pas empêcher chiens et chats de manger de la terre ou de l'herbe à condition qu'elle soit "propre, sans pesticide ou fertilisant".

Que ce soit pour "se débarrasser de parasites ou évacuer une pièce de Lego que vos enfants ont laissée traîner", quand "ils s'approchent des plantes ou qu'ils se roulent dedans, ils le font probablement pour une bonne raison", dit-il.

C.Novotny--TPP