The Prague Post - En Tunisie, le cuivre retrouve son lustre pour le ramadan

EUR -
AED 4.257438
AFN 73.611946
ALL 94.654754
AMD 426.856521
ANG 2.075569
AOA 1063.638386
ARS 1665.573638
AUD 1.639536
AWG 2.086695
AZN 1.969777
BAM 1.953584
BBD 2.33605
BDT 142.379723
BGN 1.960195
BHD 0.437167
BIF 3467.391525
BMD 1.159275
BND 1.485914
BOB 8.043876
BRL 5.901638
BSD 1.159884
BTN 109.621653
BWP 15.541371
BYN 3.211157
BYR 22721.79
BZD 2.332754
CAD 1.624428
CDF 2689.51814
CHF 0.919462
CLF 0.02609
CLP 1026.839275
CNY 7.833743
CNH 7.836977
COP 3982.109625
CRC 528.300733
CUC 1.159275
CUP 30.720788
CVE 110.536962
CZK 24.115296
DJF 206.026198
DKK 7.461256
DOP 67.93345
DZD 154.043272
EGP 57.857325
ERN 17.389125
ETB 183.600203
FJD 2.589473
FKP 0.862647
GBP 0.864921
GEL 3.066281
GGP 0.862647
GHS 13.097141
GIP 0.862647
GMD 84.626709
GNF 10175.535172
GTQ 8.841048
GYD 242.624784
HKD 9.083337
HNL 30.949393
HRK 7.533786
HTG 151.478174
HUF 348.535614
IDR 20575.508265
ILS 3.387853
IMP 0.862647
INR 109.330643
IQD 1518.65025
IRR 1594003.124933
ISK 144.132697
JEP 0.862647
JMD 183.441916
JOD 0.821948
JPY 185.788888
KES 150.149504
KGS 101.378322
KHR 4651.582898
KMF 492.691657
KPW 1043.347906
KRW 1752.667295
KWD 0.357171
KYD 0.966604
KZT 565.633506
LAK 25538.828023
LBP 103813.076313
LKR 388.572582
LRD 211.161744
LSL 18.774294
LTL 3.423038
LVL 0.701234
LYD 7.390401
MAD 10.717518
MDL 20.240041
MGA 4868.954941
MKD 61.542012
MMK 2433.836376
MNT 4147.104394
MOP 9.358185
MRU 46.463794
MUR 54.63691
MVR 17.922675
MWK 2012.501698
MXN 19.94412
MYR 4.712226
MZN 74.080113
NAD 18.782477
NGN 1575.593434
NIO 42.441173
NOK 11.012475
NPR 175.393533
NZD 1.991231
OMR 0.445739
PAB 1.159884
PEN 3.956038
PGK 5.086609
PHP 69.98892
PKR 322.62413
PLN 4.228653
PYG 7077.971247
QAR 4.220343
RON 5.224894
RSD 117.169146
RUB 84.594089
RWF 1725.0012
SAR 4.349477
SBD 9.345407
SCR 16.363309
SDG 696.143853
SEK 10.886363
SGD 1.486225
SHP 0.865516
SLE 28.692394
SLL 24309.421361
SOS 662.534388
SRD 43.278085
STD 23994.651933
STN 24.808485
SVC 10.148576
SYP 128.137098
SZL 18.776638
THB 37.716433
TJS 10.752004
TMT 4.069055
TND 3.375519
TOP 2.791256
TRY 53.694406
TTD 7.879063
TWD 36.584983
TZS 3043.100318
UAH 51.945824
UGX 4291.132441
USD 1.159275
UYU 46.827286
UZS 13917.09621
VES 690.970094
VND 30519.07365
VUV 138.246819
WST 3.176082
XAF 655.213772
XAG 0.016488
XAU 0.000267
XCD 3.132999
XCG 2.090411
XDR 0.815779
XOF 654.990583
XPF 119.331742
YER 276.632026
ZAR 18.752635
ZMK 10434.880248
ZMW 20.500745
ZWL 373.286077
  • AEX

    12.6300

    1082.7

    +1.18%

  • BEL20

    39.0900

    5703.72

    +0.69%

  • PX1

    -16.9000

    8430.79

    -0.2%

  • ISEQ

    54.7400

    13738.61

    +0.4%

  • OSEBX

    0.5900

    1951.81

    +0.03%

  • PSI20

    68.5700

    9090.72

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    8.1100

    4276.51

    +0.19%

En Tunisie, le cuivre retrouve son lustre pour le ramadan
En Tunisie, le cuivre retrouve son lustre pour le ramadan / Photo: Fethi Belaid - AFP

En Tunisie, le cuivre retrouve son lustre pour le ramadan

Entouré de faitouts et de couscoussiers, l'étameur Chedli Maghraoui est débordé dans son vieil atelier à Tunis, où des clients fidèles à la tradition accourent pour redonner du lustre à des ustensiles de cuisine en cuivre utilisés pendant le ramadan.

Taille du texte:

M. Maghraoui, 69 ans, est parmi les rares artisans étameurs toujours en activité à Tunis. Depuis des années, il travaille seul dans son atelier, ouvert en 1955 à Bab El-Khadra, dans la médina, le métier n'attirant plus les jeunes.

"C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe", dit le proverbe. De nombreux Tunisiens perpétuent une tradition en blanchissant les ustensiles de cuisine en cuivre utilisés pendant le mois de jeûne musulman qui commence en fin de semaine.

A l'entrée de son échoppe, plusieurs clientes pressent M. Maghraoui de finir le polissage de leurs ustensiles avant le début du ramadan.

Il fait ensuite fondre habilement un bout d'étain à l'intérieur d'une terrine avant de la brosser et de la plonger dans un grand seau d'eau.

- 'Tradition' -

L'étamage consiste à revêtir l'ustensile d'une couche d'étain pour protéger les aliments d'une éventuelle oxydation du cuivre. La pièce ainsi traitée devient comme neuve.

"C'est une tradition qui existe depuis des siècles et qui reste vivante", souligne M. Maghraoui.

Les ustensiles en cuivre ainsi étamés, utilisés par de nombreuses mères de famille tunisiennes, avaient souvent été achetés à l'occasion de leur mariage ou hérités de leur mère.

"J'ai une agréable sensation quand j'utilise mon +douzen+ (ustensile en cuivre, en dialecte tunisien) tout brillant durant le ramadan", dit Sana Boukhris, 49 ans.

"Cette tradition me rappelle une belle époque et les préparatifs de ma mère pour le mois sacré", ajoute avec nostalgie cette comptable, mariée depuis 28 ans. "Il y de la baraka (bénédiction) dans ces objets hérités de ma mère".

Dalila Boubaker, une femme au foyer de 53 ans, n'a pu blanchir que deux objets cette année, alors que de nombreux foyers peinent à joindre les deux bouts dans un pays en proie à une grave crise socio-économique.

"Les prix sont devenus très élevés", déplore-t-elle.

L'étamage coûte entre 20 et 200 dinars (environ 6 et 60 euros) selon la taille et la forme de l'objet.

- 'Disparition' -

Si la production artisanale d'articles de cuisine tourne au ralenti à cause de la hausse mondiale des prix du cuivre, l'étamage des anciennes pièces reste très demandé, selon plusieurs artisans.

"Franchement, la période d'avant ramadan, c'est une période que j'attends tous les ans. Les gens préparent l'étamage de leurs ustensiles de cuisine avant le ramadan pour qu'ils soient impeccables pendant le mois, la cuisine décorée et que madame se fasse plaisir avec ses casseroles", dit Abdejlil Ayari, 60 ans, un autre artisan de cuivre de la médina.

"Cela fait presque 50 ans que je suis dans cette échoppe. C'était le métier de mon père", ajoute-il, regrettant que ses enfants ne souhaitent pas reprendre le flambeau.

"On n'accepte plus les commandes!", assène Mabrouk Romdhane, 82 ans, patron de trois magasins au souk En-Nhas (cuivre en arabe), au coeur de la médina.

Dans ce célèbre souk, une cinquantaine de boutiques exposent des ustensiles de cuisine revisités. A l'approche du ramadan, des clients achètent cafetières, théières, brûle-encens et petites tasses.

M. Romdhane vend aussi des pièces anciennes. "Ce sont comme des bijoux pour certains clients", dit l'artisan, regrettant lui aussi le désintérêt de ses enfants pour ce métier.

"Chaque décès parmi mes confrères est une perte pour ce métier et un pas vers sa disparition", confie M. Maghraoui. Il a lui-même acheté son atelier il y a une vingtaine d'années à des héritiers qui n'en voulaient pas.

Il montre ses deux mains noircies et abîmées par des crevasses: "La nouvelle génération cherche un travail facile et n'aime pas avoir (des mains comme) ça."

D.Dvorak--TPP