The Prague Post - La pandémie booste les écrivains québécois

EUR -
AED 4.118085
AFN 72.327475
ALL 90.580734
AMD 404.578149
ANG 2.00694
AOA 1028.259752
ARS 1712.747989
AUD 1.598703
AWG 2.021198
AZN 1.903137
BAM 1.954737
BBD 2.257372
BDT 138.614608
BGN 1.959896
BHD 0.422928
BIF 3361.771555
BMD 1.12133
BND 1.431721
BOB 13.174834
BRL 5.665411
BSD 1.12079
BTN 106.199765
BWP 15.396626
BYN 3.314197
BYR 21978.070272
BZD 2.254074
CAD 1.570614
CDF 2597.000736
CHF 0.920786
CLF 0.028087
CLP 1105.418227
CNY 7.488298
CNH 7.481834
COP 3575.349861
CRC 511.47164
CUC 1.12133
CUP 26.89837
CVE 110.197694
CZK 24.281841
DJF 199.581449
DKK 7.474596
DOP 68.775847
DZD 151.142973
EGP 62.00673
ERN 16.819952
ETB 183.578653
FJD 2.508639
FKP 0.838026
GBP 0.837129
GEL 2.903798
GGP 0.838026
GHS 12.989935
GIP 0.838026
GMD 82.978397
GNF 9919.604792
GTQ 8.565303
GYD 234.442488
HKD 8.793319
HNL 30.086636
HRK 7.534896
HTG 146.849475
HUF 366.175937
IDR 20248.250369
ILS 3.491152
IMP 0.838026
INR 106.312468
IQD 1699.075884
IRR 2054697.270937
ISK 136.19673
JEP 0.838026
JMD 177.933223
JOD 0.79498
JPY 175.966951
KES 145.61615
KGS 98.059312
KHR 4559.377873
KMF 492.842984
KPW 1009.197061
KRW 1485.594095
KWD 0.348038
KYD 0.933992
KZT 502.066929
LAK 25227.279049
LBP 100365.711751
LKR 372.037651
LRD 191.095212
LSL 18.485046
LTL 3.310997
LVL 0.678282
LYD 7.180095
MAD 11.000817
MDL 20.129052
MGA 5082.235805
MKD 61.586768
MMK 2355.184548
MNT 4036.851961
MOP 9.051777
MRU 44.786641
MUR 52.713464
MVR 17.335666
MWK 1943.442974
MXN 20.998112
MYR 4.579406
MZN 71.602163
NAD 18.485046
NGN 1492.434425
NIO 41.247566
NOK 10.457865
NPR 169.903923
NZD 1.969269
OMR 0.431087
PAB 1.12079
PEN 3.850406
PGK 5.01927
PHP 71.105777
PKR 310.203282
PLN 4.377565
PYG 6426.504666
QAR 4.096754
RON 5.3474
RSD 117.507568
RUB 91.832024
RWF 1656.499041
SAR 4.209702
SBD 9.054269
SCR 15.747974
SDG 674.478168
SEK 11.115
SGD 1.432353
SHP 0.83797
SLE 25.734597
SLL 23513.736798
SOS 640.551608
SRD 42.217519
STD 23209.269443
STN 24.486682
SVC 9.806666
SYP 14579.533814
SZL 18.482947
THB 37.822525
TJS 10.305503
TMT 3.935869
TND 3.340268
TOP 2.699893
TRY 55.772268
TTD 7.605863
TWD 36.560186
TZS 2965.91809
UAH 50.505031
UGX 4802.388013
USD 1.12133
UYU 44.935159
UZS 13345.741339
VES 986.533792
VND 28976.852191
VUV 133.357612
WST 3.100149
XAF 655.957
XAG 0.020789
XAU 0.000279317907
XCD 3.03045
XCG 2.019901
XDR 0.792839
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.744902
ZAR 18.51282
ZMK 10093.325175
ZMW 22.499763
ZWL 361.06784
SSP 6442.957706
MXV 2.370051
  • AEX

    -4.2900

    1125.5

    -0.38%

  • BEL20

    -4.0200

    5732.17

    -0.07%

  • PX1

    -75.7700

    7735.19

    -0.97%

  • ISEQ

    -140.2600

    13885.74

    -1%

  • OSEBX

    15.0200

    2100.71

    +0.72%

  • PSI20

    12.0100

    9249.97

    +0.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -22.8200

    4203.65

    -0.54%

  • N150

    -16.3800

    4184.39

    -0.39%

La pandémie booste les écrivains québécois
La pandémie booste les écrivains québécois

La pandémie booste les écrivains québécois

Moins de nouveautés dans les rayons mais plus de livres dans les paniers: de la littérature jeunesse à la BD, en passant par les romans, les Québécois ont redécouvert à la faveur de la pandémie le plaisir de la lecture et surtout leurs auteurs locaux.

Taille du texte:

Privés de sorties culturelles ou de soirées entre amis pendant des mois en raison d'un confinement très strict, les habitants de la province francophone canadienne, pour tenter d'échapper au moins un peu aux écrans, ont lu davantage qu'avant la crise et surtout mis la main au porte-monnaie.

En 2021, les ventes de livres ont bondi de plus de 16% au Québec, particulièrement tirées par les ventes d'auteurs locaux (+18,3%), d'après le bilan Gaspard, qui compile les données du marché du livre.

"Il y a une croissance importante du livre québécois depuis quelques années qui a été accentuée depuis deux ans", confirme auprès de l'AFP Arnaud Foulon, président de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).

Les appels à consommer local semblent donc avoir aussi, au Québec, touché le livre, soutenu par ailleurs par une campagne du gouvernement "Je lis québécois".

Les lecteurs "ont voulu choisir des livres des auteurs d'ici, d'éditeurs d'ici, dans une librairie d'ici", opine Katherine Fafard, directrice générale de l'Association des libraires du Québec (ALQ).

Ils ont préféré cette littérature décrite par les experts comme "très nord-américaine mais dans une langue française", sensible à "l'autofiction", "la réalité des autochtones" ou "l'écologie".

Sur le site des librairies indépendantes du Québec, 45 des 50 titres les plus vendus en 2021 sont québécois, et plus de la moitié sont parus cette année. En tête du podium, l'auteur amérindien Michel Jean avec son livre "Kukum" (Libre Expression, 2019), compte trois autres romans au sein du palmarès.

Pour lui, ses romans ont aussi "bénéficié d'un contexte lié à la question autochtone", qui a fait la Une des journaux au Canada ces derniers mois notamment en raison de macabres découvertes autour des pensionnats pour autochtones.

Ces institutions, où quelque 150.000 enfants autochtones ont été enrôlés de force entre la fin du 19e siècle et les années 1990, les coupaient de leurs familles, langue et culture.

Cette page sombre de l'histoire canadienne a été remise en lumière après la mise au jour ces derniers mois de plus d'un millier de tombes anonymes près de certains de ces anciens pensionnats.

- "Qualité" -

La hausse des ventes de livres démontre aussi "la qualité de la littérature québécoise actuelle", souligne l'écrivain Michel Jean, interrogé par l'AFP.

Alors pour répondre à cette demande grandissante, les libraires ont laissé ces livres plus longtemps en vitrine. Contraints aussi par les réalités du secteur.

Les éditeurs québécois, qui publient habituellement 6.000 nouveautés chaque année, ont sérieusement réduit la voilure avec des sorties en baisse de 19% en 2020 par rapport à 2019.

Le secteur, comme d'autres au Canada, doit en effet jongler avec les pénuries: celle de la main-d'œuvre qui affecte toute la chaîne et celle, mondiale, de papier provoquée par le Covid-19 et qui fait flamber les prix.

Mais cela ne décourage pas Olivier Hamel, 40 ans, qui se définit comme un "acheteur compulsif de livres" et fréquente toutes les semaines la librairie indépendante de Verdun, un quartier du sud-ouest de Montréal.

Il estime aujourd'hui que "30 ou 40%" de ses achats sont des ouvrages québécois. "Ça me passionne: je trouve qu'on a des écrivains, des bédéistes vraiment fantastiques, donc j'essaie de les encourager", sourit ce bibliothécaire scolaire.

Même "engouement" pour Stéphanie Gibeau, 37 ans, qui travaille dans l'informatique et estime qu'il y a beaucoup d'"auteurs talentueux". Elle lit aujourd'hui pour moitié des livres québécois, davantage qu'il y a quelques temps, surtout sur les conseils de son libraire.

Selon ce dernier, Billy Robinson, les retombées de cette année "assez exceptionnelle" pleuvent sur tous les genres: littérature jeunesse, adulte, essais, fiction...

Et le livre québécois s'exporte aussi davantage: selon Arnaud Foulon, il ne s'est "jamais vendu autant de droits de livres québécois sur la scène internationale, notamment en France et en Allemagne, où le Canada était l'invité d'honneur" de la foire du livre de Francfort, plus grand événement du genre.

M.Soucek--TPP