The Prague Post - Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français

EUR -
AED 4.304085
AFN 73.83498
ALL 95.574182
AMD 435.26821
ANG 2.097701
AOA 1075.874055
ARS 1646.318858
AUD 1.630552
AWG 2.111021
AZN 1.987954
BAM 1.959815
BBD 2.360014
BDT 144.093943
BGN 1.954975
BHD 0.442098
BIF 3486.627888
BMD 1.171976
BND 1.496152
BOB 8.096551
BRL 5.854953
BSD 1.17169
BTN 110.71886
BWP 15.847328
BYN 3.305944
BYR 22970.724909
BZD 2.356617
CAD 1.602894
CDF 2721.917713
CHF 0.924302
CLF 0.026551
CLP 1044.956744
CNY 8.013325
CNH 8.011304
COP 4232.402944
CRC 532.987262
CUC 1.171976
CUP 31.057358
CVE 110.63999
CZK 24.360224
DJF 208.283561
DKK 7.473666
DOP 69.439741
DZD 155.271588
EGP 61.909155
ERN 17.579636
ETB 184.439734
FJD 2.574186
FKP 0.864876
GBP 0.866389
GEL 3.158508
GGP 0.864876
GHS 13.056248
GIP 0.864876
GMD 86.135705
GNF 10287.016351
GTQ 8.952262
GYD 245.142167
HKD 9.183192
HNL 31.198321
HRK 7.535099
HTG 153.493117
HUF 363.749664
IDR 20217.753847
ILS 3.464417
IMP 0.864876
INR 110.922642
IQD 1535.288246
IRR 1542320.100967
ISK 143.203607
JEP 0.864876
JMD 184.618185
JOD 0.830952
JPY 186.986974
KES 151.302977
KGS 102.465373
KHR 4699.623314
KMF 493.401588
KPW 1054.773277
KRW 1725.910743
KWD 0.360465
KYD 0.976492
KZT 537.085623
LAK 25719.007965
LBP 105009.028183
LKR 373.491901
LRD 215.350687
LSL 19.378567
LTL 3.46054
LVL 0.708916
LYD 7.436209
MAD 10.8481
MDL 20.26534
MGA 4862.527923
MKD 61.66135
MMK 2461.19521
MNT 4214.840858
MOP 9.458134
MRU 46.878767
MUR 54.825202
MVR 18.106802
MWK 2040.409615
MXN 20.371575
MYR 4.632237
MZN 74.901378
NAD 19.396421
NGN 1609.415757
NIO 43.029046
NOK 10.917458
NPR 177.150376
NZD 1.989927
OMR 0.450619
PAB 1.171695
PEN 4.120689
PGK 5.091942
PHP 71.719055
PKR 326.658936
PLN 4.248148
PYG 7344.983328
QAR 4.269801
RON 5.096106
RSD 117.42139
RUB 88.264778
RWF 1711.670598
SAR 4.39567
SBD 9.406202
SCR 16.312439
SDG 703.769858
SEK 10.851242
SGD 1.495388
SHP 0.874998
SLE 28.859903
SLL 24575.74122
SOS 669.778957
SRD 43.908085
STD 24257.532036
STN 24.904485
SVC 10.252915
SYP 129.561066
SZL 19.396162
THB 38.091393
TJS 10.990915
TMT 4.107775
TND 3.379685
TOP 2.821837
TRY 52.819817
TTD 7.967253
TWD 36.950076
TZS 3056.070874
UAH 51.638139
UGX 4358.891879
USD 1.171976
UYU 46.244336
UZS 14145.747816
VES 567.961211
VND 30879.217342
VUV 138.557541
WST 3.196931
XAF 657.297848
XAG 0.015929
XAU 0.000254
XCD 3.167323
XCG 2.111708
XDR 0.817709
XOF 655.722321
XPF 119.331742
YER 279.69188
ZAR 19.371706
ZMK 10549.173151
ZMW 22.231446
ZWL 377.375717
  • AEX

    -7.8700

    1001.01

    -0.78%

  • BEL20

    -20.8900

    5334.76

    -0.39%

  • PX1

    -37.4500

    8104.09

    -0.46%

  • ISEQ

    64.7800

    12286.69

    +0.53%

  • OSEBX

    6.7500

    1993.31

    +0.34%

  • PSI20

    87.1900

    9265.14

    +0.95%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -55.5400

    3883.5

    -1.41%

  • N150

    0.8200

    4105.76

    +0.02%

Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français
Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français / Photo: VALERY HACHE - AFP/Archives

Cannes rend hommage à Pierre Richard, clown sensible du cinéma français

Pilier de la comédie populaire française, Pierre Richard, auquel le Festival de Cannes rend hommage jeudi, incarne à la perfection le clown sensible, l'hurluberlu gaffeur, la tête dans la Lune et les pieds sur les plateaux de tournage.

Taille du texte:

"L'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme", son dernier film et le premier qu'il réalise depuis près de 30 ans, est projeté en séance spéciale, avant de sortir en salles le 24 septembre.

Selon son résumé, il s'agit d'une histoire d'amitié entre deux hommes de générations différentes unis "par l'amour de la nature et une grande affection pour un ours échappé d'un cirque".

A 90 ans, dont plus de 60 ans de carrière, Pierre Richard, qui restera à jamais le "Grand blond avec une chaussure noire" (1972), a fait rire de sa gaucherie dans plus de 100 longs-métrages, traversant comme peu d'acteurs l'histoire de la comédie française.

Inoubliable avec son grand sourire et sa tignasse frisée dans les succès de Francis Veber ("La Chèvre", "Le Jouet"...), il a encore prêté ces dernières années son capital sympathie à Pierrot, l'un des incorrigibles vieillards des "Vieux Fourneaux" (2018), ou au druide Panoramix dans "Astérix et Obélix: l'Empire du milieu" (2023).

Cet acteur au jeu burlesque, volontiers lunaire, a reçu en 2006 un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Lors de la remise du prix, la musique du "Grand blond" accompagnant son entrée sur scène, il a écouté l'ovation de ses pairs avant de lâcher: "moi qui n'ai jamais été qu'un impair..."

- "Tu es un personnage" -

De son vrai nom Pierre Defays (Richard est son deuxième prénom), il naît le 16 août 1934 à Valenciennes (Nord).

Ses parents étant séparés, il grandit en partie dans le château de son grand-père, aristocrate et grand industriel, qui rêve pour lui d'études brillantes.

Le jeune homme obtient un diplôme de kinésithérapeute mais préfère suivre des cours d'art dramatique à Paris. Après des passages dans des cabarets, il débute au cinéma avec un petit rôle dans "Alexandre le bienheureux" (1968).

Le réalisateur Yves Robert lui dit : "tu n'es pas un acteur, tu es un personnage, alors fais ton cinéma toi-même". Au départ vexé, Pierre Richard retiendra la leçon.

Car il fait partie de ces personnes qui perdent régulièrement leur carte de crédit, qui mettent leur cigarette à l'envers et allument le filtre, qui se coincent le doigt dans l'anse d'une tasse: "dans un film, c'est drôle mais, dans la vie, ça me pose de vrais problèmes", admet-il.

En 1970, il écrit, réalise et interprète son premier film, le bien-nommé "Le distrait" puis, en 1972, "Les malheurs d'Alfred".

Cette même année sort "Le grand blond..." du même Yves Robert, dans lequel il incarne un violoniste étourdi, provoquant catastrophe sur catastrophe, hypnotisé par la chute de reins de Mireille Darc.

Il enchaîne les comédies, dirigé par Claude Zidi, Georges Lautner ou Gérard Oury. Parallèlement, il met en scène "Je sais rien mais je dirai tout" (1973), "Je suis timide mais je me soigne" (1978), "C'est pas moi, c'est lui" (1979). Il a joué dans les sept films qu'il a réalisés.

- Complice de Depardieu -

Dans les années 1980, il s'essaye à la chanson mais, surtout, joue dans "La chèvre", puis "Les compères" et "Les fugitifs", les trois avec Gérard Depardieu, de Francis Veber. Un triomphe: le premier attire plus de sept millions de spectateurs, les autres près de cinq.

"Quand j'ai arrêté de collaborer avec Francis Veber, je me suis senti un peu orphelin", disait-il au Journal du dimanche en 2000. "On me taillait des costumes dans lesquels j'entrais facilement. J'étais habitué. Et puis, un jour, j'ai trouvé que les costumes ne m'allaient plus, je voulais autre chose".

Se qualifiant de "socialiste romantique", il réalise en 1987 un documentaire sur Che Guevara, tente de changer de registre, sans rencontrer le même succès public, ni se réconcilier avec la critique.

A 80 ans passés, il tourne encore dans deux, trois ou quatre films par an et joue encore à 90 ans au théâtre en solo.

Pierre Richard a deux fils avec sa première épouse, l'actrice Danielle Minazzoli. Il a ensuite épousé l'ex-mannequin brésilienne Ceyla Lacerda.

F.Prochazka--TPP