The Prague Post - Au Louvre, exposition inédite et très politique sur Jacques-Louis David

EUR -
AED 4.251688
AFN 74.082723
ALL 95.021714
AMD 426.182029
ANG 2.072521
AOA 1062.618368
ARS 1653.343639
AUD 1.64306
AWG 2.08533
AZN 1.972406
BAM 1.955844
BBD 2.331152
BDT 142.363184
BGN 1.932992
BHD 0.436512
BIF 3462.189832
BMD 1.157536
BND 1.486033
BOB 7.998144
BRL 5.8757
BSD 1.157426
BTN 110.030936
BWP 15.581281
BYN 3.202372
BYR 22687.703345
BZD 2.327842
CAD 1.62003
CDF 2656.545275
CHF 0.922541
CLF 0.026526
CLP 1043.993648
CNY 7.838259
CNH 7.828948
COP 4040.193801
CRC 526.5095
CUC 1.157536
CUP 30.674701
CVE 110.689416
CZK 24.163219
DJF 205.717733
DKK 7.47896
DOP 67.895314
DZD 154.19581
EGP 60.019268
ERN 17.363038
ETB 182.382691
FJD 2.564989
FKP 0.868035
GBP 0.863253
GEL 3.067922
GGP 0.868035
GHS 12.853112
GIP 0.868035
GMD 84.500531
GNF 10160.275685
GTQ 8.823197
GYD 242.154369
HKD 9.07051
HNL 30.949692
HRK 7.539383
HTG 151.333384
HUF 352.180742
IDR 20580.17776
ILS 3.380954
IMP 0.868035
INR 110.165527
IQD 1516.372009
IRR 1592627.583987
ISK 144.287295
JEP 0.868035
JMD 183.464103
JOD 0.820739
JPY 185.487069
KES 149.843465
KGS 101.226958
KHR 4641.719304
KMF 493.110692
KPW 1041.614742
KRW 1757.521904
KWD 0.357077
KYD 0.964617
KZT 565.985101
LAK 25494.72827
LBP 103657.338902
LKR 388.028677
LRD 210.961357
LSL 18.845126
LTL 3.417903
LVL 0.700182
LYD 7.379337
MAD 10.715893
MDL 20.214365
MGA 4830.087147
MKD 61.661149
MMK 2429.493907
MNT 4143.310278
MOP 9.34179
MRU 46.348175
MUR 54.694009
MVR 17.895943
MWK 2009.482696
MXN 19.936129
MYR 4.696822
MZN 73.97086
NAD 18.845121
NGN 1575.348899
NIO 42.590952
NOK 11.012841
NPR 176.048937
NZD 1.985142
OMR 0.445081
PAB 1.157421
PEN 3.936824
PGK 5.068113
PHP 70.344658
PKR 322.146521
PLN 4.248099
PYG 7087.158484
QAR 4.220087
RON 5.239128
RSD 117.417012
RUB 83.873777
RWF 1693.475
SAR 4.345795
SBD 9.313166
SCR 16.946756
SDG 695.104554
SEK 10.971924
SGD 1.486744
SHP 0.864217
SLE 28.533689
SLL 24272.951176
SOS 661.535997
SRD 43.418597
STD 23958.655763
STN 24.713391
SVC 10.127226
SYP 127.94487
SZL 18.845111
THB 37.932878
TJS 10.787295
TMT 4.062951
TND 3.378558
TOP 2.787068
TRY 53.54229
TTD 7.862142
TWD 36.603025
TZS 3035.641375
UAH 51.86346
UGX 4340.097054
USD 1.157536
UYU 46.75044
UZS 13862.250111
VES 673.637084
VND 30454.769133
VUV 138.694739
WST 3.180909
XAF 655.971669
XAG 0.017019
XAU 0.000275
XCD 3.128299
XCG 2.085947
XDR 0.816203
XOF 655.971669
XPF 119.331742
YER 276.192216
ZAR 18.883271
ZMK 10419.216157
ZMW 20.220365
ZWL 372.726083
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Au Louvre, exposition inédite et très politique sur Jacques-Louis David
Au Louvre, exposition inédite et très politique sur Jacques-Louis David / Photo: Alain JOCARD - AFP

Au Louvre, exposition inédite et très politique sur Jacques-Louis David

Marat assassiné, le Sacre de Napoléon : si dans l'imaginaire collectif ces tableaux iconiques de Jacques-Louis David (1748-1825) incarnent la Révolution ou l'Empire napoléonien, ils traduisent aussi un engagement politique radical du peintre, au coeur d'une exposition au Louvre.

Taille du texte:

"C'est probablement le premier artiste qui a eu un rôle politique de premier plan sous la Révolution, en particulier en 1793-1794 pendant la Terreur", dit Sébastien Allard, directeur du département des peintures du grand musée parisien et commissaire de l'exposition.

Parmi eux : la version originale du célèbre Marat assassiné (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles), l'imposant fragment du Serment du Jeu de Paume (dépôt du musée du Louvre au château de Versailles) et quatre tableaux restaurés dont un rare autoportrait.

Première exposition consacrée à David depuis 1989 et le bicentenaire de la Révolution, elle entend le présenter "dans son intégralité", sans distinguer l'homme de l'oeuvre, ajoute M. Allard, dont l'institution conserve le plus important ensemble au monde de ses créations.

- Faveurs du roi -

Elle débute par son ascension fulgurante sous la monarchie après avoir intégré l'Académie Royale à 26 ans et réalisé le Serment des Horaces, immense toile qui lui assure la gloire.

Il vit alors "dans un monde où on ne peut pas être un grand peintre sans les faveurs du roi, il en bénéficiera mais votera aussi la mort de Louis XVI sans état d'âme", explique Côme Fabre, bras droit de M. Allard pour cette exposition.

David est alors pourtant logé gracieusement au Louvre, à l'époque palais royal, où il aura aussi "un des plus grands ateliers de l'histoire de l'art, accueillant jusqu'à 80 élèves de toute l'Europe à son apogée", ajoute Aude Gobet, cheffe du service étude et documentation du département des Peintures du musée.

Né à Paris en 1748, il va connaître six régimes politiques et participer activement à la Révolution française en s'engageant auprès de Maximilien Robespierre.

Figure de la Révolution animée d'abord par des idéaux humanistes, Robespierre enverra pourtant des milliers de personnes à la guillotine, faisant régner la terreur.

- "propagandiste" -

Le peintre "se radicalise. Elu député de Paris avec l'aide du journaliste Marat, il sera membre du comité de sûreté générale (police intérieure), président du club des Jacobins et pendant quelques semaines président de la Convention", retrace M. Allard.

Cet épisode est au coeur de l'exposition qui présente dans une scénographie tout en clair-obscur le tableau Marat assassiné : le journaliste dans son bain après son meurtre par une autre Républicaine, Charlotte Corday.

"Sommet de l'art du peintre", c'est aussi le moment où ses "talents de propagandiste" se révèlent. "Il métamorphose ce journaliste ultra-violent en héros comme il peindra plus tard le couronnement de Napoléon, totalement acquis à la cause de l'empereur", quitte à asseoir faussement sa légitimité, souligne M. Fabre.

Chargé des funérailles de Marat, David "imagine même, en plein été, d'exposer son cadavre embaumé à sa table de travail mais y renonce en raison de son état de décomposition", détaille M. Allard.

Il le peint seulement. Le tableau sera "exposé dans la cour carrée du Louvre, le jour de l'exécution de Marie-Antoinette", puis "dans toute la France, devenant une sorte d'icône d'un culte civique", ajoute-t-il.

Robespierre sera exécuté. David, malade, emprisonné. "Il bénéficiera de son immense aura en tant qu'artiste et assurera aussi avec habileté sa propre défense", selon M. Fabre.

Le peintre reviendra sur le devant de la scène avec les Sabines (1799), immense toile, présentée dans l'exposition, mettant en scène des femmes s'interposant pour mettre fin aux combats.

En 1801, David peint Bonaparte franchissant les Alpes en héros, le considérant alors comme "l'homme providentiel, issu de la Révolution, qui arrive pour sauver la France", souligne M. Allard.

L'exposition s'achève sur l'exil du peintre à Bruxelles après la restauration de la monarchie et son bannissement en tant que "régicide" ainsi que sur son legs à l'histoire de l'art.

E.Cerny--TPP