The Prague Post - En Afghanistan, clap de fin forcé pour un cinéma historique de Kaboul

EUR -
AED 4.30156
AFN 72.620152
ALL 95.459622
AMD 435.00857
ANG 2.096473
AOA 1075.243359
ARS 1659.152929
AUD 1.631686
AWG 2.111249
AZN 1.99376
BAM 1.954923
BBD 2.36478
BDT 144.445202
BGN 1.95383
BHD 0.441962
BIF 3489.494207
BMD 1.17129
BND 1.494855
BOB 8.11343
BRL 5.858551
BSD 1.174103
BTN 110.530832
BWP 15.808246
BYN 3.297377
BYR 22957.275435
BZD 2.36382
CAD 1.597241
CDF 2723.248494
CHF 0.921342
CLF 0.026634
CLP 1048.257636
CNY 7.991884
CNH 7.999984
COP 4244.284861
CRC 533.462967
CUC 1.17129
CUP 31.039173
CVE 110.216498
CZK 24.356673
DJF 209.081562
DKK 7.472246
DOP 69.798986
DZD 155.201711
EGP 61.554792
ERN 17.569343
ETB 183.32909
FJD 2.572679
FKP 0.867771
GBP 0.8658
GEL 3.144929
GGP 0.867771
GHS 13.026268
GIP 0.867771
GMD 85.50412
GNF 10304.465423
GTQ 8.976088
GYD 245.641903
HKD 9.176755
HNL 31.203535
HRK 7.536663
HTG 153.723665
HUF 364.426245
IDR 20192.212164
ILS 3.485113
IMP 0.867771
INR 110.437789
IQD 1538.116571
IRR 1540245.775128
ISK 143.400985
JEP 0.867771
JMD 185.350808
JOD 0.830412
JPY 186.489796
KES 151.635293
KGS 102.406664
KHR 4698.932191
KMF 491.941283
KPW 1054.160601
KRW 1725.912762
KWD 0.360511
KYD 0.978465
KZT 537.910991
LAK 25728.89742
LBP 104620.504751
LKR 373.668754
LRD 215.446111
LSL 19.34985
LTL 3.458514
LVL 0.708501
LYD 7.44785
MAD 10.849426
MDL 20.32423
MGA 4879.915042
MKD 61.653399
MMK 2459.61789
MNT 4189.106255
MOP 9.477889
MRU 46.882169
MUR 54.710957
MVR 18.107697
MWK 2035.930143
MXN 20.367144
MYR 4.625463
MZN 74.849048
NAD 19.349602
NGN 1593.177022
NIO 43.210985
NOK 10.903887
NPR 176.848931
NZD 1.985424
OMR 0.450361
PAB 1.174083
PEN 4.094063
PGK 5.098756
PHP 71.339717
PKR 327.258975
PLN 4.250194
PYG 7396.808116
QAR 4.291911
RON 5.089017
RSD 117.350363
RUB 87.701835
RWF 1720.664841
SAR 4.393186
SBD 9.427221
SCR 16.601702
SDG 703.356794
SEK 10.824123
SGD 1.493248
SHP 0.874486
SLE 28.815665
SLL 24561.352001
SOS 671.013308
SRD 43.765213
STD 24243.329131
STN 24.489223
SVC 10.273435
SYP 129.456757
SZL 19.333822
THB 37.971455
TJS 11.027894
TMT 4.10537
TND 3.415797
TOP 2.820184
TRY 52.748797
TTD 7.972492
TWD 36.964142
TZS 3046.961033
UAH 51.781576
UGX 4368.077786
USD 1.17129
UYU 46.699649
UZS 14175.701336
VES 566.827394
VND 30861.137407
VUV 138.434182
WST 3.195871
XAF 655.67686
XAG 0.0157
XAU 0.000251
XCD 3.165469
XCG 2.11606
XDR 0.815452
XOF 655.679658
XPF 119.331742
YER 279.4792
ZAR 19.394562
ZMK 10543.012219
ZMW 22.215577
ZWL 377.154761
  • AEX

    -11.6300

    1008.91

    -1.14%

  • BEL20

    12.8200

    5355.49

    +0.24%

  • PX1

    -15.5000

    8141.92

    -0.19%

  • ISEQ

    -47.8500

    12222.44

    -0.39%

  • OSEBX

    -7.5800

    1986.63

    -0.38%

  • PSI20

    53.8300

    9177.55

    +0.59%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    57.0600

    3938.97

    +1.47%

  • N150

    3.6900

    4104.74

    +0.09%

En Afghanistan, clap de fin forcé pour un cinéma historique de Kaboul
En Afghanistan, clap de fin forcé pour un cinéma historique de Kaboul / Photo: Manan VATSYAYANA - AFP/Archives

En Afghanistan, clap de fin forcé pour un cinéma historique de Kaboul

Il était un des cinémas historiques de Kaboul, un lieu mythique pour des générations d'Afghans. L'Ariana, restauré avec l'aide de cinéastes français après une première destruction durant la guerre des années 1990, a été démoli pour faire place à un centre commercial.

Taille du texte:

Depuis leur retour au pouvoir en 2021 en Afghanistan, les autorités talibanes imposent une version ultra-rigoriste de la loi islamique, et ont banni la musique et les films dans l'espace public.

Ce cinéma, comme d'autres, avait dû mettre fin à sa programmation, mais son bâtiment était resté intact, sur une des places du centre de la capitale afghane.

Jeudi, un amas de gravats était visible depuis la rue et un panneau sur le chantier annonçait: "un centre commercial moderne va être construit ici", ont constaté des journalistes de l'AFP tandis qu'un bulldozer poursuivait la démolition.

"La nouvelle de la destruction du cinéma Ariana a brisé mon coeur. Nous y avions tant de bons souvenirs (...) Il y avait une vie à l'époque à Kaboul", a confié à l'AFP une habitante de la ville, âgée de 65 ans, qui y allait souvent avec ses parents dans les années 1970. Elle a préféré taire son nom pour raisons de sécurité.

"Actuellement, les gens n'ont plus accès aux cinémas. Il n'y a plus aucune sorte de distraction, ni pour les femmes, ni même pour les hommes", déplore-t-elle.

Construit dans les années 1960, l'Ariana était alors l'un des lieux de prédilection des résidents de la capitale afghane, qui aimaient y voir des films du monde entier.

Détruit lors de la guerre civile (1992-1996), pillé, il était resté à l'abandon sous le premier régime des talibans (1996-2001), qui proscrivaient toute forme de loisir.

- "Sans âme" -

Mais en 2004, le cinéma avait rouvert après une vaste restauration menée par les architectes français Jean-Marc Lalo et Frédéric Namur. L'opération avait été financée grâce à la mobilisation de l'association "Un cinéma pour Kaboul", présidée par le metteur en scène français Claude Lelouch, Palme d'Or à Cannes pour Un homme et une femme.

Le ministre français de la Culture de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres, et plusieurs réalisateurs avaient fait le déplacement pour inaugurer la nouvelle salle de 600 places avec ses fauteuils rouge et ses tapis afghans, le 23 mai 2004.

"Un cinéma est toujours une lumière dans la ville", s'était alors félicité le président français Jacques Chirac.

Après la réouverture, certains soirs, quand la salle était pleine, des "centaines de personnes" restaient dans le hall d'entrée pour entendre au moins le son d'un film afghan, se souvient un fan du cinéma.

La destruction de l'Ariana, "c'est comme si une pelle mécanique me broyait le coeur. Ce cinéma était un signe d'espoir, d'ouverture", a réagi auprès de l'AFP l'architecte Jean-Marc Lalo.

"Le cinéma Ariana n'était pas une ruine à abattre, mais une mémoire à rouvrir. On l'a déjà détruit une fois par la guerre civile. Cette fois, c'est pire: on l'efface au nom du +moderne+. Le moderne sans âme, sans images, sans silence partagé dans le noir", a regretté auprès de l'AFP l'écrivain et cinéaste franco-afghan Atiq Rahimi.

Il y avait montré son premier film en 2004: "quand on croyait, un instant, que la culture pouvait survivre à la barbarie. Raser un cinéma, ce n’est pas construire l'avenir", a-t-il ajouté.

Un autre cinéma de Kaboul, le Park, a déjà été démoli et doit lui aussi être remplacé par un centre commercial.

N.Kratochvil--TPP