The Prague Post - Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels

EUR -
AED 4.177611
AFN 75.068136
ALL 93.600987
AMD 417.107118
AOA 1042.995504
ARS 1702.657162
AUD 1.627297
AWG 2.050163
AZN 1.932764
BAM 1.952383
BBD 2.291121
BDT 140.424257
BHD 0.428912
BIF 3395.13765
BMD 1.1374
BND 1.46749
BOB 12.802989
BRL 5.824508
BSD 1.137524
BTN 109.045484
BWP 15.618286
BYN 3.263318
BYR 22293.031134
BZD 2.287816
CAD 1.60612
CDF 2570.522996
CHF 0.931539
CLF 0.027236
CLP 1072.067528
CNY 7.702586
CNH 7.694872
COP 3654.919706
CRC 517.696306
CUC 1.1374
CUP 30.141088
CVE 110.754303
CZK 24.161552
DJF 202.138421
DKK 7.47528
DOP 66.195074
DZD 151.365465
EGP 57.679352
ERN 17.060993
ETB 181.955485
FJD 2.536685
FKP 0.853775
GBP 0.855728
GEL 2.985653
GGP 0.853775
GHS 13.244983
GIP 0.853775
GMD 84.16787
GNF 9969.307167
GTQ 8.679772
GYD 237.903081
HKD 8.919544
HNL 30.453898
HRK 7.536368
HTG 148.703038
HUF 359.679796
IDR 20553.719746
ILS 3.475662
IMP 0.853775
INR 109.006781
IQD 1489.993407
IRR 1563924.377948
ISK 142.800262
JEP 0.853775
JMD 179.965061
JOD 0.806427
JPY 186.185226
KES 147.236707
KGS 99.46526
KHR 4595.094055
KMF 493.630963
KRW 1667.325445
KWD 0.352838
KYD 0.947979
KZT 540.541674
LAK 25762.100186
LBP 101854.129895
LKR 382.510605
LRD 206.466444
LSL 19.14263
LTL 3.358445
LVL 0.688002
LYD 7.285047
MAD 10.648908
MDL 19.992804
MGA 4899.354451
MKD 61.42251
MMK 2388.014822
MNT 4084.995148
MOP 9.188422
MRU 45.553262
MUR 53.844427
MVR 17.572664
MWK 1975.662695
MXN 19.843596
MYR 4.649464
MZN 72.700866
NAD 19.142715
NGN 1552.356737
NIO 41.696814
NOK 10.993598
NPR 174.465685
NZD 1.968992
OMR 0.437331
PAB 1.137529
PEN 3.870002
PGK 4.998869
PHP 70.175848
PKR 316.026407
PLN 4.320532
PYG 6878.961798
QAR 4.144855
RON 5.233222
RSD 117.427424
RUB 88.742525
RWF 1667.427737
SAR 4.262619
SBD 9.191445
SCR 16.526612
SDG 683.005581
SEK 11.062826
SGD 1.468616
SLE 27.553518
SOS 650.021978
SRD 42.915236
STD 23541.874236
STN 24.96592
SVC 9.953581
SZL 19.142846
THB 38.242781
TJS 10.499841
TMT 3.980898
TND 3.370135
TRY 53.853935
TTD 7.725548
TWD 36.74415
TZS 2998.757331
UAH 51.087996
UGX 4271.581055
USD 1.1374
UYU 45.68006
UZS 13654.481435
VES 843.155877
VND 29930.669097
VUV 135.451013
WST 3.135038
XAF 654.836941
XAG 0.019449
XAU 0.000279
XCD 3.073879
XCG 2.050112
XDR 0.813729
XOF 654.004647
XPF 119.331742
YER 271.326574
ZAR 19.0571
ZMK 10237.960466
ZMW 21.255457
ZWL 366.24219
  • AEX

    -8.9400

    1081.13

    -0.82%

  • BEL20

    -27.5300

    5707.41

    -0.48%

  • PX1

    33.4900

    8406.06

    +0.4%

  • ISEQ

    127.5800

    13699.61

    +0.94%

  • OSEBX

    -16.4600

    1991.12

    -0.82%

  • PSI20

    -93.0700

    9122.03

    -1.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.0800

    4508.92

    -0.99%

  • N150

    -8.9000

    4227.68

    -0.21%

Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels
Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels / Photo: Roslan RAHMAN - AFP/Archives

Interpol face à l'IA, arme redoutable des cybercriminels

Emails de hameçonnage plus vrais que natures, faux enregistrements audios et vidéos truquées: l'évolution de l'IA profite aussi aux cybercriminels qui l'utilisent comme une arme de plus en plus sophistiquée, qu'Interpol s'emploie à désamorcer.

Taille du texte:

L'AFP a pu accéder aux locaux high-tech dédiés à la cybercriminalité de l'agence internationale de police à Singapour. Ses experts y passent en revue des montagnes de données pour tenter de contrer la prochaine attaque massive au rançongiciel, ou éviter une nouvelle affaire d'usurpation d'identité.

"Je considère l'utilisation de l'IA comme une arme par les cybercriminels (...) comme la menace la plus importante que nous constatons", résume Neal Jetton, directeur de la division cybercriminalité d'Interpol dans la cité-Etat.

"Ils l'utilisent partout où ils peuvent", ajoute M. Jetton, détaché par le Secret Service américain, l'unité d'élite chargée notamment de la protection des présidents.

Pour écrire des emails d'arnaque plus crédibles, imiter la voix ou reproduire le visage d'une personnalité reconnue pour donner des conseils en investissement fallacieux, l'IA permet aux criminels de sans cesse affiner leurs tactiques.

"Cela ne va faire que s'amplifier, il faut donc diffuser le message", prévient Neal Jetton, expliquant que même des escrocs de seconde zone peuvent acquérir des outils de piratage prêts à l'emploi sur le dark web, et que quiconque avec un smartphone est une victime potentielle.

- "Chat et souris" -

Les locaux d'Interpol à Singapour sont le deuxième QG de l'agence après celui de Lyon. Ils accueillent le Centre de cyber fusion, plaque tournante du partage de renseignements sur les menaces en ligne entre les 196 membres de l'organisation.

Un autre bureau du complexe étudie les menaces émergentes sur internet, tandis qu'un laboratoire sur la criminalité numérique extrait et analyse des données récupérées dans des ordinateurs portables, des téléphones et même des voitures.

Un centre de commandement et de coordination, où des yeux avisés scrutent des écrans géants, surveille en temps réel les événements dans le monde entier pendant les heures de service asiatiques.

Les experts du renseignement examinent des millions de données, d'adresses web aux divers types de logiciels malveillants en passant par les noms de codes des pirates, autant d'informations qui pourraient aider des enquêtes en cours.

Christian Heggen, coordinateur de l'unité de cyber-renseignement, évoque une lutte contre "un vaste écosystème de cybercriminels" qui utilisent "beaucoup de vecteurs d'attaque différents".

"Ils sont assez créatifs. C'est tout un marché noir de l'espionnage et de la vente de données volées, d'achat-vente de logiciels malveillants", dit-il.

Pour se renforcer, Interpol travaille en collaboration avec des entreprises privées de la finance, de la cybersécurité et de l'analyse de cryptomonnaies.

"C'est toujours un jeu du chat et de la souris, en constante évolution. C'est pour cette raison qu'un département comme celui-ci est plutôt important, parce qu'on peut apporter les renseignements et les informations les plus récentes", poursuit M. Heggen.

- "L'IA n'a pas d'âme" -

En 2025, le département du cybercrime d'Interpol a coordonné l'"Opération Secure" en Asie, qui a vu 26 pays s'unir pour débrancher plus de 20.000 adresses IP malveillantes et domaines internet liés à des groupes de voleurs de données.

Une autre mission, baptisée "Opération Serengeti 2.0", menée en Afrique mais dirigée depuis Singapour, a abouti à l'arrestation par les autorités de 1.209 cybercriminels qui avaient ciblé près de 88.000 victimes. Plus de 97 millions de dollars ont été récupérés.

L'agence internationale a aussi soutenu les récents raids contre des centres de cyberarnaque florissant en Asie du Sud-Est via le partage de renseignements et le développement de ressources.

Pour le chef du Centre d'innovation de l'agence, Toshinobu Yasuhira, les progrès des deepfakes sont une source croissante d'inquiétude. Mais cet agent détaché de la police nationale japonaise a une autre crainte, d'une tout autre dimension: que l'IA agisse sans contrôle humain.

"Devrions-nous arrêter ceux qui programment l'IA, ceux qui l'utilisent, ou devrions-nous arrêter l'IA elle-même ?", s'interroge-t-il. "C'est très difficile, parce que l'IA n'a ni âme, ni coeur".

Paulo Noronha, expert en criminalistique numérique, présente certains des outils permettant aux enquêteurs de garder un coup d'avance. Réalité virtuelle, augmentée, quantique...

Des technologies parmi les plus avancées, pour une menace en évolution constante, relève ce policier brésilien: "C'est à nous de rester en avance sur les criminels".

I.Mala--TPP