The Prague Post - Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes

EUR -
AED 4.17633
AFN 75.629335
ALL 93.552771
AMD 417.030966
AOA 1042.80361
ARS 1704.08887
AUD 1.626138
AWG 2.046943
AZN 1.935917
BAM 1.952025
BBD 2.2907
BDT 140.39847
BHD 0.428569
BIF 3397.314667
BMD 1.137191
BND 1.46722
BOB 12.800638
BRL 5.823099
BSD 1.137315
BTN 109.025459
BWP 15.615418
BYN 3.262719
BYR 22288.937268
BZD 2.287396
CAD 1.604786
CDF 2570.050757
CHF 0.931075
CLF 0.027296
CLP 1074.258612
CNY 7.701172
CNH 7.693897
COP 3662.504526
CRC 517.601237
CUC 1.137191
CUP 30.135553
CVE 110.052159
CZK 24.162115
DJF 202.53631
DKK 7.474828
DOP 66.173475
DZD 151.706865
EGP 57.677624
ERN 17.05786
ETB 183.576015
FJD 2.535028
FKP 0.853619
GBP 0.854712
GEL 2.985181
GGP 0.853619
GHS 13.238804
GIP 0.853619
GMD 84.151858
GNF 9978.701225
GTQ 8.678178
GYD 237.859393
HKD 8.917946
HNL 30.465749
HRK 7.534799
HTG 148.67573
HUF 360.408129
IDR 20546.192556
ILS 3.475028
IMP 0.853619
INR 109.069721
IQD 1489.951194
IRR 1563637.181069
ISK 142.694445
JEP 0.853619
JMD 179.932012
JOD 0.806281
JPY 186.172908
KES 147.378604
KGS 99.447734
KHR 4594.296448
KMF 493.54069
KRW 1670.193171
KWD 0.352995
KYD 0.947804
KZT 540.44241
LAK 25779.595737
LBP 101850.655884
LKR 382.440362
LRD 205.8564
LSL 18.996477
LTL 3.357829
LVL 0.687875
LYD 7.285909
MAD 10.647109
MDL 19.989132
MGA 4890.584631
MKD 61.411231
MMK 2387.57629
MNT 4084.244985
MOP 9.186735
MRU 45.402192
MUR 53.834955
MVR 17.569167
MWK 1972.163882
MXN 19.853774
MYR 4.645991
MZN 72.664945
NAD 18.997311
NGN 1550.502517
NIO 41.849064
NOK 10.993448
NPR 174.433646
NZD 1.966743
OMR 0.437251
PAB 1.13732
PEN 3.864626
PGK 5.092152
PHP 70.201626
PKR 315.920611
PLN 4.321239
PYG 6877.698554
QAR 4.146081
RON 5.233298
RSD 117.409274
RUB 88.729742
RWF 1674.228299
SAR 4.261836
SBD 9.189757
SCR 16.796815
SDG 682.886009
SEK 11.06594
SGD 1.468358
SLE 27.548438
SOS 649.943012
SRD 42.907318
STD 23537.551034
STN 24.45303
SVC 9.951753
SZL 18.994182
THB 38.255662
TJS 10.497912
TMT 3.980167
TND 3.369483
TRY 53.847135
TTD 7.724129
TWD 36.761948
TZS 2998.206634
UAH 51.078614
UGX 4270.796627
USD 1.137191
UYU 45.671671
UZS 13619.659623
VES 843.00104
VND 29925.172664
VUV 135.426139
WST 3.134462
XAF 654.716688
XAG 0.019387
XAU 0.000279
XCD 3.073315
XCG 2.049736
XDR 0.813579
XOF 654.69083
XPF 119.331742
YER 271.276853
ZAR 19.033263
ZMK 10236.078763
ZMW 21.251554
ZWL 366.174934
  • AEX

    -8.9400

    1081.13

    -0.82%

  • BEL20

    -27.5300

    5707.41

    -0.48%

  • PX1

    33.4900

    8406.06

    +0.4%

  • ISEQ

    127.5800

    13699.61

    +0.94%

  • OSEBX

    -16.4600

    1991.12

    -0.82%

  • PSI20

    -93.0700

    9122.03

    -1.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.0800

    4508.92

    -0.99%

  • N150

    -8.9000

    4227.68

    -0.21%

Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes
Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes / Photo: WIN MCNAMEE - Getty/AFP/Archives

Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes

Quatre ans après les premières alertes, les injections "illégales" de botox ou d'acide hyaluronique, hors du circuit médical, sont toujours "en forte augmentation", alertent des professionnels de santé, inquiets d'un phénomène devenu "hors de contrôle" et échappant largement à la justice.

Taille du texte:

Promettant de combler les cernes, réaligner un nez, gonfler des lèvres, voire redéfinir une mâchoire, des professionnels autoproclamés proposent, via leurs réseaux sociaux - Instagram et TikTok en tête -, des injections de botox ou d'acide hyaluronique, en toute illégalité.

"On n'a qu'un seul visage et on l'a pour la vie. Ne le confiez pas à n'importe qui", a averti mercredi le Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE), lors d'une conférence de presse rassemblant des acteurs de la santé et du droit.

Seuls les chirurgiens plasticiens, les dermatologues et les médecins esthétiques peuvent pratiquer des actes de médecine esthétique. Mais "malgré les signalements et les démarches disciplinaires et judiciaires, ce phénomène continue de se répandre sur les réseaux sociaux", déplore le syndicat.

En 2025, l'Ordre des médecins a reçu 213 signalements concernant des actes médicaux et chirurgicaux illégaux à visée esthétique -un record-, et déjà 28 en 2026. En 2024, les signalements étaient de 128, contre 123 en 2023 et 62 en 2022.

Mais "ces chiffres restent très en deçà de la réalité observée sur le terrain", tempère le Dr Hélène Harmand-Icher, présidente de la section santé publique de l'Ordre, car "nous ne sommes que le dernier maillon de la chaîne".

Si les professionnels concèdent que l'ampleur du phénomène est difficile à mesurer, le Dr Adel Louafi, secrétaire général du SNCPRE, affirme que les chirurgiens plasticiens reçoivent "au moins une personne par semaine victime de complications à la suite d'injections illégales".

"Et là où le bât blesse, c'est qu'il n'y a pas assez de sanctions", ajoute-t-il.

Sur les signalements de 2025, 20 ont donné lieu à une saisine du procureur pour exercice illégal de la médecine, au titre de l'article 40. Depuis début 2026, il y en a eu 3 autres.

De son côté, le SNCPRE mentionne "33 plaintes en cours", contre des comptes sur les réseaux sociaux, des personnes, ou des centres à visée esthétique, détaille à l'AFP l'avocate du syndicat, Me Laëtitia Fayon.

"C'est un phénomène qui ne cesse malheureusement de pulluler", constate-t-elle, regrettant un temps de la justice pour certains dossiers "très long, trop long".

- "Vies sacrifiées" -

L'avocate cite une plainte déposée en 2022 contre l'institut de beauté lyonnais Aunessa, après la découverte sur les réseaux sociaux de vidéos montrant des injections faites par des non-médecins et dans des conditions soulevant des inquiétudes - à domicile ou en appartement.

L'instruction est toujours en cours et, malgré "la mise en examen des deux gérantes" il y a près d'un an, celles-ci "continuent d'exercer à Lyon mais aussi à Paris", selon Me Fayon. "C'est le dossier le plus stupéfiant parce qu'on voit que, depuis quatre ans, rien ne les arrête, pas même la justice".

Et derrière les promesses de résultats immédiats et des tarifs apparaissant attractifs (quelques centaines d'euros) se cachent souvent des "dangers considérables", alerte le syndicat.

Nécroses, infections graves, embolies, déformations irréversibles, hospitalisations d'urgence... "Ces risques sont liés à l'absence ou à la mauvaise stérilisation et aussi à l'absence de traçabilité des produits", dans tous les cas des "contrefaçons", pointe le Dr Jean-François Delahaye.

"Ca peut même être de l'eau et on a aussi eu des cas d'huile d'olive", raconte le chirurgien plasticien.

Les autorités sanitaires et le ministère de la Santé ont alerté plusieurs fois l'année dernière sur les risques de ces injections illégales, après la découverte de plusieurs cas de botulisme causés par ces piqûres.

Huit cas déclarés en Ile-de-France entre août et septembre 2024 présentaient tous des symptômes sévères nécessitant pour la plupart une hospitalisation en réanimation: difficulté à parler ou à avaler (fausses routes), difficulté à marcher, vision floue ou double, difficultés respiratoires (nécessitant une trachéotomie pour certains).

Alertant sur un danger de "banalisation", les professionnels appellent à intensifier la mobilisation contre les pratiques non médicales, notamment via un renforcement des contrôles et une meilleure coordination entre la justice et le secteur de la santé.

R.Rous--TPP