The Prague Post - "Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière

EUR -
AED 4.183272
AFN 75.735568
ALL 93.708204
AMD 416.395839
AOA 1044.536686
ARS 1704.59367
AUD 1.627339
AWG 2.050344
AZN 1.94038
BAM 1.955268
BBD 2.294506
BDT 140.631734
BHD 0.429281
BIF 3402.959127
BMD 1.13908
BND 1.469658
BOB 12.821905
BRL 5.787551
BSD 1.139205
BTN 109.206599
BWP 15.641362
BYN 3.26814
BYR 22325.969164
BZD 2.291197
CAD 1.606883
CDF 2574.320515
CHF 0.928332
CLF 0.027367
CLP 1077.091045
CNY 7.713969
CNH 7.708599
COP 3667.029044
CRC 518.461204
CUC 1.13908
CUP 30.185622
CVE 110.235005
CZK 24.156922
DJF 202.872813
DKK 7.475794
DOP 66.283419
DZD 151.88701
EGP 57.704998
ERN 17.086201
ETB 183.881017
FJD 2.53696
FKP 0.855037
GBP 0.855284
GEL 2.990091
GGP 0.855037
GHS 13.260799
GIP 0.855037
GMD 84.291543
GNF 9995.280311
GTQ 8.692597
GYD 238.254584
HKD 8.932848
HNL 30.516366
HRK 7.536381
HTG 148.922747
HUF 359.801045
IDR 20564.438806
ILS 3.459215
IMP 0.855037
INR 109.280778
IQD 1492.42667
IRR 1566235.081968
ISK 142.817623
JEP 0.855037
JMD 180.23096
JOD 0.807611
JPY 186.392258
KES 147.477064
KGS 99.612176
KHR 4601.929629
KMF 494.36103
KRW 1674.504965
KWD 0.353423
KYD 0.949379
KZT 541.340327
LAK 25822.427178
LBP 102019.875387
LKR 383.075766
LRD 206.19842
LSL 19.028039
LTL 3.363408
LVL 0.689018
LYD 7.298014
MAD 10.664798
MDL 20.022343
MGA 4898.71008
MKD 61.513262
MMK 2391.543122
MNT 4091.030743
MOP 9.201998
MRU 45.477626
MUR 53.923685
MVR 17.598737
MWK 1975.440529
MXN 19.883132
MYR 4.653714
MZN 72.785473
NAD 19.028874
NGN 1552.953771
NIO 41.918594
NOK 10.983756
NPR 174.723458
NZD 1.966627
OMR 0.437981
PAB 1.13921
PEN 3.871047
PGK 5.100612
PHP 70.345601
PKR 316.445496
PLN 4.32286
PYG 6889.125488
QAR 4.15297
RON 5.232142
RSD 117.436865
RUB 88.845924
RWF 1677.009941
SAR 4.268917
SBD 9.205025
SCR 16.824722
SDG 684.006786
SEK 11.04415
SGD 1.469738
SLE 27.594175
SOS 651.022858
SRD 43.048681
STD 23576.657436
STN 24.493658
SVC 9.968288
SZL 19.02574
THB 38.240629
TJS 10.515354
TMT 3.98678
TND 3.375082
TRY 53.944569
TTD 7.736963
TWD 36.794572
TZS 3007.134902
UAH 51.163479
UGX 4277.892331
USD 1.13908
UYU 45.747552
UZS 13642.28797
VES 844.401646
VND 29974.891763
VUV 135.651142
WST 3.13967
XAF 655.804465
XAG 0.019294
XAU 0.000278
XCD 3.078421
XCG 2.053141
XDR 0.814931
XOF 655.778564
XPF 119.331742
YER 271.727253
ZAR 19.066241
ZMK 10253.084262
ZMW 21.286862
ZWL 366.783314
  • AEX

    -1.7400

    1088.26

    -0.16%

  • BEL20

    1.1500

    5735.73

    +0.02%

  • PX1

    72.0000

    8444.22

    +0.86%

  • ISEQ

    150.6200

    13720.23

    +1.11%

  • OSEBX

    -10.6400

    1996.98

    -0.53%

  • PSI20

    -67.2700

    9148.06

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    12.2800

    4248.48

    +0.29%

"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière
"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière / Photo: Jung Yeon-je - AFP

"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière

A 91 ans, la sculptrice sud-coréenne Kim Yun Shin manie sa tronçonneuse pour ciseler le bois, un art qu'elle a perfectionné pendant des décennies passées loin de chez elle, de la France à l'Argentine.

Taille du texte:

Longtemps ignorée dans son pays natal, Kim Yun Shin y est à présent reconnue comme une artiste pionnière, au point de faire l'objet d'une vaste rétrospective au prestigieux musée sud-coréen d'art Hoam.

Avec cette exposition, intitulée "Deux égalent un", l'établissement ouvert en 1982 met pour la première fois en avant une femme artiste. Il y présente certaines des sculptures abstraites emblématiques de Kim Yun Shin, taillées dans le bois avec son outil de prédilection.

"Ma scie est mon corps", confie-t-elle à l'AFP dans son atelier de Paju, au nord-ouest de Séoul.

"Quand je la soulève et que je coupe (le bois), elle doit se mouvoir exactement comme moi. La scie doit devenir moi-même et je dois devenir la scie."

Plus de 170 sculptures et peintures de Kim Yun Shin, reflets de sa vénération pour la nature, sont exposées au musée Hoam.

Née en 1935 à Wonsan, dans l'actuelle Corée du Nord, Kim Yun Shin a grandi en jouant seule à la campagne. Elle parlait aux arbres et aux rizières, fabriquait des lunettes à partir de tiges de sorgho rouge.

A cette époque marquée par la domination coloniale du Japon sur la Corée, elle voit son frère aîné disparaître après avoir rejoint le mouvement pour l'indépendance, et les pins de sa ville abattus pour fournir du bois de chauffage.

"Ces arbres étaient mes amis", raconte l'artiste, qui se souvient de sa souffrance face à leur déracinement et de sa détermination à les sauver pour les transformer en oeuvres sculptées.

- "Vérité et foi" -

"Je voulais sans doute qu'ils subsistent, qu'ils continuent de vivre sous cette forme (artistique). C'est peut-être pour ça que j'ai toujours adoré travailler le bois", analyse l'artiste dans un sourire.

La famille de Kim Yun Shin a fui vers le Sud pendant les atrocités de la guerre de Corée. L'artiste est partie étudier en France avant de rentrer en Corée du Sud pour devenir professeure d'art à Séoul.

A 48 ans, Kim Yun Shin émigre en Argentine, attirée par l'abondante végétation du pays.

Elle y restera 40 ans, s'y lançant dans la sculpture à la tronçonneuse pour façonner ses bois préférés.

Une pratique qui deviendra sa marque de fabrique artistique et qui fédère essentiellement aujourd'hui des artistes anglophones.

De retour en Corée du Sud en 2023 pour une exposition majeure à Séoul, Kim Yun Shin a vu son oeuvre propulsée à la Biennale de Venise l'année suivante.

Son prénom, Yun Shin - signifiant "vérité et foi" - lui vient d'un moine rencontré dans un temple bouddhiste de Daegu (sud-est), où elle avait trouvé refuge à l'âge de 15 ans.

"Consacre ta vie à découvrir qui tu es, d'où tu viens, où tu vas, et à découvrir ta véritable couleur", lui avait-il conseillé, en lui promettant que son nouveau nom lui assurerait une longue existence.

Des mots que Kim Yun Shin n'a jamais oubliés: "Ils m'ont portée tout au long de ma vie", assure-t-elle.

I.Mala--TPP