The Prague Post - Près de Manchester, une bataille électorale cruciale pour l'avenir de Starmer et du Labour

EUR -
AED 4.187514
AFN 75.816272
ALL 93.795134
AMD 415.989364
AOA 1045.595917
ARS 1706.355504
AUD 1.628071
AWG 2.052425
AZN 1.936044
BAM 1.95575
BBD 2.292611
BDT 140.40641
BHD 0.429278
BIF 3400.493769
BMD 1.140236
BND 1.469298
BOB 12.640677
BRL 5.797414
BSD 1.138241
BTN 109.859228
BWP 15.723184
BYN 3.264917
BYR 22348.622614
BZD 2.289311
CAD 1.607675
CDF 2576.933303
CHF 0.928949
CLF 0.027483
CLP 1081.650372
CNY 7.721793
CNH 7.715508
COP 3670.179744
CRC 517.973129
CUC 1.140236
CUP 30.21625
CVE 110.261214
CZK 24.151679
DJF 202.692151
DKK 7.475346
DOP 66.286561
DZD 151.985767
EGP 57.786931
ERN 17.103538
ETB 183.718069
FJD 2.53845
FKP 0.855861
GBP 0.854749
GEL 2.993142
GGP 0.855861
GHS 13.237545
GIP 0.855861
GMD 84.377557
GNF 9986.262988
GTQ 8.683778
GYD 238.141823
HKD 8.941735
HNL 30.487418
HRK 7.535592
HTG 148.819669
HUF 359.462201
IDR 20536.787852
ILS 3.452062
IMP 0.855861
INR 109.304206
IQD 1491.161876
IRR 1567824.290378
ISK 143.008771
JEP 0.855861
JMD 180.540634
JOD 0.808396
JPY 186.452502
KES 147.672114
KGS 99.713366
KHR 4602.680493
KMF 494.861875
KRW 1675.280062
KWD 0.353724
KYD 0.948576
KZT 541.216163
LAK 25774.341029
LBP 101932.193906
LKR 382.52022
LRD 206.022926
LSL 19.225808
LTL 3.36682
LVL 0.689717
LYD 7.283718
MAD 10.659634
MDL 20.118486
MGA 5043.738345
MKD 61.504009
MMK 2394.494449
MNT 4098.003519
MOP 9.194465
MRU 45.429643
MUR 53.979005
MVR 17.617246
MWK 1973.69761
MXN 19.875797
MYR 4.659687
MZN 72.864585
NAD 19.225808
NGN 1555.989179
NIO 41.886909
NOK 10.991828
NPR 175.771881
NZD 1.966183
OMR 0.438418
PAB 1.138271
PEN 3.873701
PGK 5.091624
PHP 70.369087
PKR 316.174898
PLN 4.314276
PYG 6881.733525
QAR 4.138094
RON 5.232564
RSD 117.422626
RUB 88.995376
RWF 1677.212991
SAR 4.273135
SBD 9.214366
SCR 15.352867
SDG 684.712465
SEK 11.0375
SGD 1.470779
SLE 27.622241
SOS 650.466256
SRD 43.092362
STD 23600.57992
STN 24.498192
SVC 9.959745
SZL 19.223003
THB 38.252063
TJS 10.500439
TMT 3.990825
TND 3.373914
TRY 53.986856
TTD 7.733802
TWD 36.853902
TZS 3010.220312
UAH 51.010754
UGX 4290.852665
USD 1.140236
UYU 45.708431
UZS 13775.647799
VES 845.258437
VND 30005.306331
VUV 135.315331
WST 3.142855
XAF 655.922972
XAG 0.019189
XAU 0.000278
XCD 3.081545
XCG 2.051448
XDR 0.815758
XOF 655.931601
XPF 119.331742
YER 272.003513
ZAR 19.045963
ZMK 10263.492626
ZMW 21.086183
ZWL 367.155478
  • AEX

    7.3000

    1097.36

    +0.67%

  • BEL20

    -2.2900

    5732.61

    -0.04%

  • PX1

    57.7700

    8430.13

    +0.69%

  • ISEQ

    169.6400

    13741.13

    +1.25%

  • OSEBX

    -26.3000

    1981.32

    -1.31%

  • PSI20

    -90.3100

    9124.84

    -0.98%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    6.7800

    4242.98

    +0.16%

Près de Manchester, une bataille électorale cruciale pour l'avenir de Starmer et du Labour
Près de Manchester, une bataille électorale cruciale pour l'avenir de Starmer et du Labour / Photo: Paul ELLIS - AFP

Près de Manchester, une bataille électorale cruciale pour l'avenir de Starmer et du Labour

La circonscription de Makerfield était jusqu'ici loin des grands enjeux politiques du Royaume-Uni, mais sur cette terre du nord-ouest de l'Angleterre va se jouer une élection législative partielle décisive pour l'avenir du Premier ministre Keir Starmer et son parti travailliste.

Taille du texte:

Le scrutin du 18 juin pourrait provoquer la chute du chef du gouvernement, fragilisé depuis des mois. Son principal rival au sein du Labour espère s'y faire élire député, ce qui lui permettrait de tenter de détrôner Keir Starmer au parti travailliste et à Downing Street.

Sans annoncer formellement vouloir évincer le Premier ministre, le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, figure de l'aile gauche du Labour, a lancé officiellement sa campagne vendredi.

"Un vote pour moi dans cette élection partielle est un vote pour changer le Labour", a déclaré l'élu de 56 ans, personnalité politique la plus populaire du pays.

S'adressant à des partisans sur le parking d'un club de sport, il a soutenu que son élection pourrait ramener le parti "résolument du côté des classes populaires".

Mais sur le terrain, la défiance est forte. "J'ai complètement perdu confiance dans le Labour en ce moment, donc que ce soit Keir Starmer ou Andy Burnham, pour moi, ils sont finis", confie Mick Dean, menuisier de 44 ans rencontré par l'AFP dans l'une des rues résidentielles voisines de cette ancienne cité minière, bordées de maisons mitoyennes en briques rouges.

Il votera pour le parti anti‑immigration Reform UK de Nigel Farage, figure de proue du Brexit, qui a remporté les élections locales du 7 mai en Grande-Bretagne.

- bastion travailliste -

Les résultats catastrophiques du Labour – qui a perdu le pouvoir au Parlement gallois et reculé en Écosse – ont déclenché une rébellion contre Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024 à l'issue d'une large victoire des travaillistes, mais devenu très impopulaire à force de faux-pas politiques et de polémiques.

L'élection partielle a été provoquée par la démission du député sortant, qui a expliqué vouloir donner ses chances à Andy Burnham de défier Starmer.

Son retour au Parlement, où il a déjà siégé entre 2001 et 2017, est toutefois loin d'être certain.

Le siège de Makerfield, en plein coeur du "mur rouge" du nord industriel historiquement travailliste, est détenu par le Labour depuis 1983. Mais dans cette circonscription, le vote pour Reform a été massif lors des élections locales.

Dans la ville principale d'Ashton‑in‑Makerfield, où Andy Burnham a lancé sa campagne, les pancartes de Reform et les drapeaux anglais sont nombreux face aux rares affiches travaillistes.

Les partisans d'Andy Burnham, à l'image de Tom Hothersall, 22 ans – membre du Labour et présent au lancement de campagne vendredi – assurent que "beaucoup de gens l'adorent" ici, après neuf années globalement saluées à la tête du Grand Manchester.

"Il a une vision de l'orientation qu'il veut donner au pays et il veut emmener Makerfield avec lui", a‑t‑il déclaré.

Mais les électeurs qu'une équipe de campagne suivie par l'AFP a rencontrés lors d'une tournée de porte-à-porte se montrent moins unanimes.

- "Il se sert de nous" -

"Je le connais et je vais évidemment le soutenir!", lance un homme. Sa voisine, elle, est beaucoup moins enthousiaste. "Certainement pas! Je ne veux pas de lui. Je ne veux pas du Labour", répond-elle au militant.

"Il se sert de nous", estime Michael Rowlands, retraité qui compte voter pour le parti de Farage. "Une fois qu'il aura obtenu ce qu'il veut, c'est‑à‑dire le 10 Downing Street(...) on sera oubliés", dit-il.

Andy Burnham mise sur sa popularité régionale pour l'emporter. Né à Liverpool, tout près de là, il a déjà représenté une circonscription voisine et ne rate pas une occasion de mettre en avant ses racines locales.

Les alliés du maire de Manchester affirment que s'il parvient à battre Reform ici, il aura démontré qu'il est l'homme de la situation pour remplacer Keir Starmer.

Face à lui, le candidat de Reform, Robert Kenyon, élu local et plombier natif de Makerfield, s'était déjà présenté, sans succès, en 2024. Lui aussi met l'accent sur ses origines locales et modestes.

Mais sa campagne est déjà entachée par d'anciens propos sexistes et homophobes tenus sur X, mis au jour par l'association antiraciste Hope Not Hate.

Reform, qui n'a pas répondu aux demandes de l'AFP d'assister à l'un des événements de la campagne de son candidat, a indiqué ne pas avoir l'intention d'enquêter sur ces accusations.

G.Kucera--TPP