The Prague Post - Des fouilles archéologiques inédites au Struthof, ancien camp nazi en France

EUR -
AED 4.190388
AFN 75.874588
ALL 93.859535
AMD 416.274986
AOA 1046.314438
ARS 1707.327971
AUD 1.629329
AWG 2.053834
AZN 1.939027
BAM 1.957093
BBD 2.294185
BDT 140.502814
BHD 0.429572
BIF 3402.828576
BMD 1.141019
BND 1.470307
BOB 12.649356
BRL 5.803332
BSD 1.139022
BTN 109.934658
BWP 15.73398
BYN 3.267158
BYR 22363.967361
BZD 2.290883
CAD 1.607753
CDF 2578.702671
CHF 0.929639
CLF 0.027497
CLP 1082.199536
CNY 7.727091
CNH 7.723174
COP 3672.539977
CRC 518.328774
CUC 1.141019
CUP 30.236997
CVE 110.33692
CZK 24.121597
DJF 202.831321
DKK 7.475658
DOP 66.332074
DZD 152.143502
EGP 58.58253
ERN 17.115281
ETB 183.844212
FJD 2.539622
FKP 0.856448
GBP 0.854343
GEL 2.995211
GGP 0.856448
GHS 13.246634
GIP 0.856448
GMD 84.435768
GNF 9993.119638
GTQ 8.68974
GYD 238.305333
HKD 8.948217
HNL 30.508351
HRK 7.537336
HTG 148.92185
HUF 359.345579
IDR 20526.470778
ILS 3.465964
IMP 0.856448
INR 109.775356
IQD 1492.18572
IRR 1568900.771986
ISK 143.003514
JEP 0.856448
JMD 180.664595
JOD 0.809005
JPY 186.64271
KES 147.757141
KGS 99.781676
KHR 4605.840731
KMF 495.202064
KRW 1672.362654
KWD 0.35383
KYD 0.949227
KZT 541.587766
LAK 25792.037903
LBP 102002.181385
LKR 382.782862
LRD 206.164383
LSL 19.239009
LTL 3.369131
LVL 0.690191
LYD 7.288719
MAD 10.666953
MDL 20.132299
MGA 5047.201417
MKD 61.593826
MMK 2396.138529
MNT 4100.817242
MOP 9.200778
MRU 45.460836
MUR 54.015819
MVR 17.629454
MWK 1975.052767
MXN 19.885281
MYR 4.66163
MZN 72.911668
NAD 19.239009
NGN 1557.102301
NIO 41.915669
NOK 10.9236
NPR 175.892568
NZD 1.96678
OMR 0.438645
PAB 1.139052
PEN 3.876361
PGK 5.09512
PHP 70.436793
PKR 316.391986
PLN 4.311306
PYG 6886.458579
QAR 4.140935
RON 5.229742
RSD 117.387948
RUB 88.770502
RWF 1678.364579
SAR 4.276069
SBD 9.220692
SCR 15.363408
SDG 685.184361
SEK 11.029983
SGD 1.471341
SLE 27.641148
SOS 650.912871
SRD 43.121954
STD 23616.784271
STN 24.515013
SVC 9.966584
SZL 19.236201
THB 38.258539
TJS 10.507649
TMT 3.993566
TND 3.37623
TRY 54.037049
TTD 7.739112
TWD 36.90454
TZS 3006.582083
UAH 51.045778
UGX 4293.798799
USD 1.141019
UYU 45.739814
UZS 13785.106271
VES 845.838791
VND 30025.90822
VUV 135.408239
WST 3.145013
XAF 656.373335
XAG 0.019205
XAU 0.000279
XCD 3.08366
XCG 2.052856
XDR 0.816318
XOF 656.381969
XPF 119.331742
YER 272.189869
ZAR 19.051167
ZMK 10270.53691
ZMW 21.100661
ZWL 367.40757
  • AEX

    6.9800

    1097.03

    +0.64%

  • BEL20

    -4.5900

    5730.04

    -0.08%

  • PX1

    54.4200

    8426.41

    +0.65%

  • ISEQ

    138.4300

    13710.19

    +1.02%

  • OSEBX

    -23.0800

    1984.2

    -1.15%

  • PSI20

    -83.8600

    9131.04

    -0.91%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    5.5100

    4242.11

    +0.13%

Des fouilles archéologiques inédites au Struthof, ancien camp nazi en France
Des fouilles archéologiques inédites au Struthof, ancien camp nazi en France / Photo: SEBASTIEN BOZON - AFP

Des fouilles archéologiques inédites au Struthof, ancien camp nazi en France

Quels secrets va-t-elle livrer ? La cuisine de l'ancien camp de concentration nazi de Natzweiler-Struthof, le seul établi sur le territoire français, fait l'objet d'une fouille archéologique inédite à l'occasion de sa restauration de fond en comble.

Taille du texte:

C'est dans cette longue baraque en bois construite par des déportés en 1942 - la seule de ce style conservée dans le camp situé dans une forêt des Vosges alsaciennes -, que la pitance des déportés était préparée, souvent des soupes claires accompagnées d'un peu de pain ou des jus d'orge.

Il s'agit du dernier bâtiment non restauré du camp du Struthof et le premier dont la remise en état s'accompagne d'un suivi archéologique dans le cadre d'un projet de revalorisation du mémorial.

Longtemps utilisé comme entrepôt, le bloc cuisine sera ouvert au public à l'issue de sa restauration prévue fin 2027.

"L'objectif, c'est que les visiteurs puissent rentrer dans ce bâtiment, (...) et mieux appréhender la vie, la survie quotidienne des déportés", explique Michaël Landolt, directeur du Centre européen du résistant déporté (CERD) du Struthof.

Ce camp et ses annexes - construits par les nazis à l'époque où l'Alsace était annexée au Reich - furent le lieu de travail forcé de nombreux détenus entre 1941 et 1944, d'abord assignés à l'extraction de granite rose puis au démontage de moteurs d'avion pour la firme allemande Junkers.

Sur les quelque 50.000 déportés enregistrés, 17.000 périrent, selon le mémorial.

- Réexpliquer l'Histoire -

Il ne reste pas grand-chose de l'aménagement intérieur de la baraque, le bloc cuisine ayant été pillé après guerre. Ont subsisté les grands bacs en ciment dans lesquels étaient nettoyés les bouteillons (sortes de marmites) de 50 kg contenant la soupe, que deux détenus devaient acheminer dans des conditions pénibles, en descendant des escaliers abrupts, jusqu'aux baraques pour la distribution du repas.

A l'époque nazie y travaillaient les détenus dédiés à la cuisine, sous la surveillance d'un kapo.

Les fouilles doivent permettre d'en apprendre plus: "il s'agit de voir des traces dans le bâtiment, à la fois des traces dans l'architecture mais aussi des objets qui permettent de réexpliquer l'Histoire, de réécrire toutes les histoires de ce bâtiment depuis sa construction en 1942 jusqu'à l'état actuel", explique l'archéologue Juliette Brangé.

Sous le plancher, elle a déjà retrouvé plusieurs objets: une petite fiole en verre, quelques boutons, des fragments en cuir de chaussure de déportés, un peigne et un bon pour obtenir de l'eau.

Ce petit papier jauni à l'encre partiellement délavée a appartenu à un détenu de l'après-guerre, condamné aux travaux forcés pour collaboration, précise-t-elle.

Car le site, après sa libération, a été utilisé jusqu'en 1949 par les autorités françaises comme camp d'internement de collaborateurs, avant de devenir un mémorial.

A ce stade, l'archéologue n'a pas encore découvert d'objet provenant de la période concentrationnaire.

- "Objets cachés" -

Après le plancher, elle fouille désormais méthodiquement l'espace poussiéreux situé entre les deux panneaux de bois formant les murs de la baraque.

Retirées une à une puis numérotées, les planches seront restaurées par une entreprise à Besançon (Doubs) avant d'être remises en place exactement à leur emplacement d'origine.

Pour le moment, l'archéologue a découvert surtout des nids de guêpes, reconnaît-elle, et constaté la présence d'une sorte de papier isolant entre les deux cloisons.

"Mais nous venons de commencer", dit-elle, et "il est tout à fait possible que, dans une pièce, derrière une des cloisons, on trouve des objets cachés".

Ce minutieux travail et la restauration s'inscrivent aussi dans un cadre plus général de la préservation de ce type de mémorial, estime le directeur du CERD.

"Ce sont ces traces, ces lieux de survie, les lieux où les déportés ont vécu, qui vont survivre" après la disparition progressive des témoins de cette époque, souligne-t-il.

"Et c'est vraiment important aujourd'hui de les conserver (...) pour transmettre cette histoire auprès des générations futures".

K.Pokorny--TPP