The Prague Post - Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

EUR -
AED 4.328963
AFN 77.796969
ALL 96.362583
AMD 445.164335
ANG 2.11006
AOA 1080.272608
ARS 1706.516254
AUD 1.691919
AWG 2.123227
AZN 2.004531
BAM 1.953011
BBD 2.375308
BDT 144.114214
BGN 1.979561
BHD 0.444404
BIF 3480.962303
BMD 1.178752
BND 1.500415
BOB 8.149363
BRL 6.17631
BSD 1.179316
BTN 106.749022
BWP 15.530823
BYN 3.367791
BYR 23103.535666
BZD 2.371913
CAD 1.613411
CDF 2622.722404
CHF 0.916837
CLF 0.025703
CLP 1014.905321
CNY 9.395536
CNH 8.186669
COP 4293.014127
CRC 584.665137
CUC 1.178752
CUP 31.236923
CVE 110.107773
CZK 24.381715
DJF 210.010119
DKK 7.468259
DOP 74.320708
DZD 153.236542
EGP 55.277332
ERN 17.681277
ETB 182.679226
FJD 2.603851
FKP 0.86039
GBP 0.865215
GEL 3.170699
GGP 0.86039
GHS 12.949509
GIP 0.86039
GMD 86.640044
GNF 10350.615145
GTQ 9.046083
GYD 246.737675
HKD 9.204578
HNL 31.152834
HRK 7.526924
HTG 154.585819
HUF 379.641778
IDR 19824.012353
ILS 3.648007
IMP 0.86039
INR 106.65594
IQD 1544.75426
IRR 49654.92059
ISK 144.691813
JEP 0.86039
JMD 184.902246
JOD 0.835716
JPY 184.899602
KES 152.259529
KGS 103.081703
KHR 4750.370043
KMF 491.539233
KPW 1060.811967
KRW 1726.057758
KWD 0.362325
KYD 0.982797
KZT 585.973269
LAK 25367.776479
LBP 101549.469201
LKR 365.018777
LRD 219.132152
LSL 18.930427
LTL 3.480548
LVL 0.713015
LYD 7.453357
MAD 10.814458
MDL 19.954506
MGA 5223.588295
MKD 61.59467
MMK 2475.303529
MNT 4207.963272
MOP 9.490548
MRU 46.831327
MUR 54.081214
MVR 18.22355
MWK 2048.670747
MXN 20.463591
MYR 4.648983
MZN 75.157435
NAD 18.930645
NGN 1616.540545
NIO 43.399685
NOK 11.443111
NPR 170.798111
NZD 1.970219
OMR 0.453229
PAB 1.179316
PEN 3.963556
PGK 5.052978
PHP 69.357933
PKR 329.865174
PLN 4.217609
PYG 7805.853753
QAR 4.292131
RON 5.094802
RSD 117.377152
RUB 89.879057
RWF 1720.928736
SAR 4.420532
SBD 9.506218
SCR 17.422286
SDG 709.015346
SEK 10.612079
SGD 1.502066
SHP 0.884369
SLE 28.938202
SLL 24717.835419
SOS 672.153089
SRD 44.667612
STD 24397.782777
STN 24.465998
SVC 10.319265
SYP 13036.494032
SZL 18.930491
THB 37.507292
TJS 11.021063
TMT 4.131525
TND 3.354137
TOP 2.838151
TRY 51.312009
TTD 7.988593
TWD 37.352879
TZS 3032.337429
UAH 50.86509
UGX 4199.004097
USD 1.178752
UYU 45.455093
UZS 14457.355844
VES 445.549741
VND 30593.914104
VUV 140.927782
WST 3.213478
XAF 654.902391
XAG 0.015426
XAU 0.000244
XCD 3.185636
XCG 2.125465
XDR 0.814637
XOF 655.021672
XPF 119.331742
YER 280.925999
ZAR 19.047805
ZMK 10610.182421
ZMW 23.086035
ZWL 379.557605
  • AEX

    -3.6800

    990.32

    -0.37%

  • BEL20

    45.6500

    5545.43

    +0.83%

  • PX1

    82.6100

    8262.16

    +1.01%

  • ISEQ

    144.4500

    13519.02

    +1.08%

  • OSEBX

    5.9800

    1765.77

    +0.34%

  • PSI20

    53.8500

    8881.79

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -18.9200

    4094.87

    -0.46%

  • N150

    24.1500

    3983.95

    +0.61%

Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc
Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc

"Indigné" d'être face à un tribunal, l’ex-président du Medef Ernest-Antoine Seillière s'est défendu jeudi d'avoir voulu tromper le fisc à hauteur de 79 millions d'euros en 2007, affirmant qu'il était à l'époque persuadé de la légalité du schéma financier utilisé.

Taille du texte:

Passant du bon mot à l'emportement, l'ancien président du conseil de surveillance de Wendel, 84 ans, a été interrogé pendant près de quatre heures sur un programme d'intéressement baptisé Solfur, qui lui vaut d'être jugé pour fraude fiscale aux côtés de treize autres prévenus.

S'il a bien lancé Solfur en 2004, Ernest-Antoine Seillière affirme ne pas avoir participé à l'élaboration, fin 2006 et début 2007, du savant montage financier qui a alors permis à 14 cadres de récupérer 4,6% du capital, soit 315 millions d'euros de plus-values, sans être imposés.

Les dizaines de mails sur le sujet entre des cadres de la société d'investissement, leurs avocats et la banque JP Morgan, il dit les avoir découverts pendant l'instruction. "J'ai lu l'ensemble des documents et je dois dire que je n'en connaissais strictement rien", assure le prévenu, costume gris et voix grave.

En janvier 2007, une partie des responsables est "briefée" lors d'un séminaire dans la cossue station de ski de Meribel, dans les Alpes. Mais lui assure avoir été mis au courant après, "par oral et de manière informelle", puis par une note du 12 mars 2007, rédigée par des avocats du réputé cabinet Debevoise&Plimpton.

Transmise à l'ensemble des cadres, cette longue note détaille l'horlogerie financière du montage et soupèse longuement le "risque fiscal" associé.

D'un côté, le montage, qui a une "conséquence fiscale très intéressante", "me convient parfaitement", déclare Ernest-Antoine Seillière, lui-même membre de la famille Wendel qui contrôle le capital de l'entreprise.

Mais la note développe aussi un "risque d'+abus de droit+", c'est-à-dire la possibilité que le fisc voit dans le schéma un contournement de la loi.

C'est finalement le "dernier paragraphe" qui a "totalement emporté ma conviction", poursuit le prévenu avant de le lire, en appuyant chaque mot: "Le risque que le schéma décrit dans ce mémorandum puisse être considéré par l’administration fiscale comme une abus de droit est nul !"

La présidente du tribunal le reprend: le document précise que ce risque est "nul", mais sous certaines conditions...

"Ecoutez, si je vais en prison pour ça, alors d’accord !", s'énerve le baron Seillière, qui le répète: pour lui, la note était "parfaitement rassurante".

- "Madame la ministre" -

Au fil des questions, il assure qu'il n'avait pas de "doute". "Si cette note avait dit : +les gars, ne faites pas cette affaire parce que l’abus de droit est quand même trop risqué, on aurait arrêté tout de suite !" lance-t-il.

Pour le parquet national financier (PNF), les prévenus ont volontairement crée des sociétés uniquement pour bénéficier artificiellement d'un mécanisme légal, le "sursis à imposition", afin de différer, voire de ne pas payer d'impôt.

S'ils avaient reçu les titres directement et non via ces structures, ils auraient été imposés à environ 30%.

Selon la plainte du fisc, il est devenu propriétaire d'1% du capital de Wendel, d'une valeur de 79 millions d'euros, pour un investissement initial de 211.000 euros.

Le fisc a quant à lui jugé le montage frauduleux et notifié fin 2010 un lourd redressement fiscal à chacun des cadres. 56 millions pour M. Seillière qu'il a contesté devant la justice administrative, avant de conclure une transaction avec le fisc dont le montant n'a pas été dévoilé.

Dans le même élan, le prévenu accuse une membre de sa famille qui avait porté plainte au début de l'affaire, ainsi que Jérôme Cahuzac, président de la commission des finances de l'Assemblée puis ministre de l'Economie, d'avoir eu une "obsession" pour Wendel.

"Je voudrais dire avec quelle indignation nous ressentons notre présence devant vous", déclare finalement l'ancien patron des patrons, qui enchaîne sur un lapsus: "A l'évidence, madame la ministre...", avant de s'interrompre dans l'hilarité de la salle.

Il reprend: "Nous avons été pendant plus de 10 ans lourdement perturbés dans nos existences personnelles, sans avoir jamais eu le sentiment d’être coupables de rien et d'avoir rendu à notre pays, là où nous étions, comme nous le pouvions, service".

Le procès se poursuit lundi après l'interrogatoire des autres prévenus.

J.Marek--TPP