The Prague Post - Guerre russo-ukrainienne: hackers, restez à l'écart, conseillent les spécialistes

EUR -
AED 4.329876
AFN 75.440911
ALL 95.538381
AMD 439.500443
ANG 2.109842
AOA 1082.100929
ARS 1622.890621
AUD 1.642652
AWG 2.121766
AZN 2.001497
BAM 1.958232
BBD 2.373607
BDT 144.590544
BGN 1.96629
BHD 0.4449
BIF 3500.913689
BMD 1.178759
BND 1.497935
BOB 8.173011
BRL 5.86201
BSD 1.178544
BTN 109.747495
BWP 15.800353
BYN 3.342794
BYR 23103.672827
BZD 2.370203
CAD 1.607845
CDF 2724.111141
CHF 0.917475
CLF 0.026407
CLP 1039.323597
CNY 8.036483
CNH 8.033813
COP 4218.695296
CRC 536.957699
CUC 1.178759
CUP 31.237109
CVE 110.626713
CZK 24.296461
DJF 209.48912
DKK 7.474451
DOP 71.137955
DZD 155.81539
EGP 61.290033
ERN 17.681382
ETB 185.181734
FJD 2.62598
FKP 0.871856
GBP 0.870814
GEL 3.165002
GGP 0.871856
GHS 13.048382
GIP 0.871856
GMD 86.049495
GNF 10346.560308
GTQ 9.010036
GYD 246.562005
HKD 9.230696
HNL 31.366728
HRK 7.536742
HTG 154.329032
HUF 361.824703
IDR 20181.235029
ILS 3.523289
IMP 0.871856
INR 109.776217
IQD 1544.174051
IRR 1559497.915256
ISK 143.218616
JEP 0.871856
JMD 186.691839
JOD 0.835749
JPY 187.104098
KES 152.236665
KGS 103.082573
KHR 4726.822903
KMF 492.721418
KPW 1060.881385
KRW 1734.178176
KWD 0.363364
KYD 0.982103
KZT 549.683287
LAK 25867.862316
LBP 105557.852329
LKR 372.936796
LRD 217.18605
LSL 19.284136
LTL 3.480568
LVL 0.713019
LYD 7.455644
MAD 10.878471
MDL 20.187727
MGA 4887.133936
MKD 61.665864
MMK 2475.10972
MNT 4213.090825
MOP 9.505443
MRU 45.276057
MUR 54.717812
MVR 18.212261
MWK 2046.918196
MXN 20.410975
MYR 4.659044
MZN 75.387562
NAD 19.28427
NGN 1586.279368
NIO 43.295824
NOK 10.980851
NPR 175.595591
NZD 2.000961
OMR 0.453231
PAB 1.178544
PEN 4.051356
PGK 5.126127
PHP 70.587592
PKR 328.696609
PLN 4.231803
PYG 7514.33152
QAR 4.293085
RON 5.100014
RSD 117.409044
RUB 88.349827
RWF 1721.577253
SAR 4.421446
SBD 9.475706
SCR 17.69496
SDG 708.433727
SEK 10.756098
SGD 1.49691
SHP 0.880063
SLE 29.056775
SLL 24717.978509
SOS 673.65899
SRD 44.143357
STD 24397.927622
STN 24.871811
SVC 10.31163
SYP 130.307763
SZL 19.284895
THB 37.717938
TJS 11.16047
TMT 4.13155
TND 3.403669
TOP 2.838169
TRY 52.871226
TTD 7.997796
TWD 37.038923
TZS 3068.220804
UAH 52.054076
UGX 4366.422353
USD 1.178759
UYU 46.847183
UZS 14274.768892
VES 566.548159
VND 31040.255947
VUV 137.840851
WST 3.200551
XAF 656.761443
XAG 0.014765
XAU 0.000245
XCD 3.185654
XCG 2.124002
XDR 0.818055
XOF 656.568166
XPF 119.331742
YER 281.3105
ZAR 19.29587
ZMK 10610.252803
ZMW 22.303319
ZWL 379.559858
  • AEX

    -1.7400

    1021.96

    -0.17%

  • BEL20

    -60.7300

    5511.17

    -1.09%

  • PX1

    -94.3600

    8331.05

    -1.12%

  • ISEQ

    -148.1200

    12844.61

    -1.14%

  • OSEBX

    11.6100

    1980.01

    +0.59%

  • PSI20

    -7.3500

    9177.59

    -0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.7100

    4097.23

    -1.72%

  • N150

    -18.6200

    4120.01

    -0.45%

Guerre russo-ukrainienne: hackers, restez à l'écart, conseillent les spécialistes
Guerre russo-ukrainienne: hackers, restez à l'écart, conseillent les spécialistes

Guerre russo-ukrainienne: hackers, restez à l'écart, conseillent les spécialistes

Une armée de hackers volontaires se levant dans le cyberespace pour défendre l'Ukraine attaquée: l'image pourrait séduire, mais les spécialistes cyber appellent en réalité les geeks et autres "hacktivistes" à surtout ne pas se mêler d'une guerre informatique potentiellement très dangereuse.

Taille du texte:

Selon Livia Tibirna, analyste chez la société de cybersécurité Sekoia, près de 260.000 personnes avaient rejoint mardi le groupe de la cyber-armée de hackers volontaires ("IT Army"), levée à l'initiative du vice-Premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov.

Ce groupe, accessible via la messagerie cryptée Telegram, affiche notamment une liste de cibles potentielles en Russie, entreprises ou institutions, que les pirates informatiques ont pour mission de viser.

Il est assez difficile de savoir si cette cyber-armée jouera un rôle allant au delà du simple effet de communication au service de la cause ukrainienne, ou si elle parviendra à avoir de réels effets sur des acteurs russes.

Les actions pour l'instant rapportées semblent se limiter à des attaques type "déni de service" (DOS), lorsque de manière coordonnée de multiples requêtes sont envoyées à un site internet pour le saturer et le faire tomber.

Des actions de "defacement" (le site affiche une page piratée) ont également été brièvement observées sur des sites russes.

La "cyber-armée" pourrait aussi demander à des hackers d'aller tenter de repérer des vulnérabilités sur des sites russes, pour les envoyer à des spécialistes aguerris capables de mener des actions plus sophistiquées d'intrusion, de vols de données ou de destruction, explique de son côté Clément Domingo, co-fondateur de "Hackers Sans Frontières".

Mais ce dernier et tous les autres spécialistes consultés par l'AFP mettent en garde les hackers contre une participation aux activités de "l'IT Army", ou des autres actions de cyber franc-tireurs comme celles des Anonymous.

- "Un vrai risque" de contre-attaque -

"Je déconseille très fortement" de se joindre à ces actions, estime par exemple Damien Bancal, un bon connaisseur du monde opaque de la cybercriminalité.

"Il y a plein d'autres moyens d'aider les Ukrainiens qui souffrent", ne serait-ce qu'en relayant les témoignages qui fleurissent sur les réseaux sociaux, estime-t-il.

Pour SwitHak, chercheur en cybersécurité, les cyber franc-tireurs prendraient "trop de risque". "Il y a des risques juridiques par exemple qui ne sont pas mesurés", estime-t-il. Tenter d'attaquer un site internet ou de pénétrer dans un serveur ou un réseau relève de "la criminalité informatique", souligne-t-il

"Il y a un vrai risque de +hackback+", c'est à dire de contre-attaque destructrice par des acteurs russes, estime également Clément Domingo. Celui-ci s'effare notamment de voir que bon nombre de candidat hacker n'ont visiblement pas pris la peine de créer spécialement un compte Telegram pour participer à l"'IT Army", au risque de se voir identifier par la partie russe.

Dans le cyber-espace, et en particulier sur les forums et autres groupes de discussion sur Telegram ou Discord, "on ne sait pas qui est qui", insiste Félix Aimé, également chercheur chez Sekoia.

Des hackers peu expérimentés peuvent se retrouver happés par des infiltrés du camp d'en face, et se retrouver à travailler pour l'adversaire qu'ils voulaient combattre, explique-t-il.

Du côté des pirates expérimentés, opérateurs des attaques de rançongiciels, une certaine confusion semble également régner, avec une lutte fratricide entre pirates pro-russes et pirates pro-ukrainiens.

Le groupe de rançongiciel Conti, qui avait déclaré son soutien à la Russie, a vu en riposte un de ses membres pro-ukrainien publier plus d'un an de ses communications internes, offrant un trésor d'information à tout ce que la planète compte de chercheurs en cybersécurité, et de policiers et espions spécialisés.

Les forums ou se retrouvent les cybercriminels "essaient de s'éloigner de tout débat" sur la guerre russo-ukrainienne pour éviter d'attirer l'attention des services étatiques, souligne Livia Tibirna.

L'une de ces agoras virtuelles "raidforums" a ainsi mystérieusement disparu, sous l'action probablement de l'une des parties au conflit qui s'est sentie menacée par son activité, ont expliqué plusieurs chercheurs à l'AFP.

X.Vanek--TPP