The Prague Post - Un duel Macron - Le Pen au second tour, comme en 2017

EUR -
AED 4.320095
AFN 75.885663
ALL 95.39106
AMD 434.359293
ANG 2.105503
AOA 1079.875165
ARS 1641.608916
AUD 1.626097
AWG 2.117403
AZN 2.00155
BAM 1.955617
BBD 2.368967
BDT 144.323592
BGN 1.962246
BHD 0.444119
BIF 3501.171877
BMD 1.176335
BND 1.49156
BOB 8.128238
BRL 5.776866
BSD 1.176185
BTN 111.070676
BWP 15.79252
BYN 3.324188
BYR 23056.161221
BZD 2.365567
CAD 1.606091
CDF 2724.390954
CHF 0.915576
CLF 0.026587
CLP 1046.373458
CNY 8.005017
CNH 8.000023
COP 4398.19802
CRC 540.701063
CUC 1.176335
CUP 31.172871
CVE 110.244828
CZK 24.30766
DJF 209.470369
DKK 7.473237
DOP 69.953444
DZD 155.593016
EGP 62.020486
ERN 17.645021
ETB 183.670087
FJD 2.570173
FKP 0.864396
GBP 0.864212
GEL 3.152187
GGP 0.864396
GHS 13.250758
GIP 0.864396
GMD 85.872502
GNF 10320.111643
GTQ 8.981158
GYD 246.116934
HKD 9.20856
HNL 31.271069
HRK 7.533241
HTG 154.005567
HUF 356.064543
IDR 20432.346547
ILS 3.416253
IMP 0.864396
INR 111.13652
IQD 1540.955585
IRR 1544409.901346
ISK 143.806836
JEP 0.864396
JMD 185.392625
JOD 0.834004
JPY 184.389884
KES 151.900296
KGS 102.835777
KHR 4719.557692
KMF 492.883828
KPW 1058.643569
KRW 1725.519067
KWD 0.361876
KYD 0.980308
KZT 543.610531
LAK 25796.582394
LBP 105337.827942
LKR 378.68071
LRD 215.849771
LSL 19.297891
LTL 3.473411
LVL 0.711553
LYD 7.437639
MAD 10.757232
MDL 20.115115
MGA 4913.101009
MKD 61.641843
MMK 2469.840437
MNT 4209.987489
MOP 9.484411
MRU 47.016594
MUR 55.076306
MVR 18.180264
MWK 2039.30888
MXN 20.271482
MYR 4.612434
MZN 75.167161
NAD 19.297891
NGN 1599.45028
NIO 43.28208
NOK 10.821804
NPR 177.729344
NZD 1.973736
OMR 0.452335
PAB 1.17629
PEN 4.066656
PGK 5.19405
PHP 71.143536
PKR 327.806219
PLN 4.232417
PYG 7184.685358
QAR 4.299213
RON 5.224695
RSD 117.388809
RUB 87.170473
RWF 1724.438389
SAR 4.447279
SBD 9.448624
SCR 16.852352
SDG 706.388119
SEK 10.84046
SGD 1.491516
SHP 0.878253
SLE 28.944025
SLL 24667.14716
SOS 672.236999
SRD 44.031407
STD 24347.754442
STN 24.495518
SVC 10.292117
SYP 130.036684
SZL 19.285193
THB 37.889551
TJS 10.974871
TMT 4.128935
TND 3.41668
TOP 2.832332
TRY 53.363256
TTD 7.971541
TWD 36.930438
TZS 3063.933249
UAH 51.665846
UGX 4407.193579
USD 1.176335
UYU 46.911416
UZS 14267.389376
VES 583.707963
VND 30947.014765
VUV 138.838256
WST 3.180917
XAF 655.895531
XAG 0.014572
XAU 0.00025
XCD 3.179103
XCG 2.119812
XDR 0.818154
XOF 655.836996
XPF 119.331742
YER 280.672359
ZAR 19.312335
ZMK 10588.444039
ZMW 22.394901
ZWL 378.779312
  • AEX

    -0.3100

    1019.12

    -0.03%

  • BEL20

    -16.9600

    5452.96

    -0.31%

  • PX1

    -76.2800

    8125.72

    -0.93%

  • ISEQ

    -170.8600

    12773.23

    -1.32%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -59.3700

    9074.93

    -0.65%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -3.7800

    4195.19

    -0.09%

Un duel Macron - Le Pen au second tour, comme en 2017
Un duel Macron - Le Pen au second tour, comme en 2017

Un duel Macron - Le Pen au second tour, comme en 2017

Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'affronteront le 24 avril au second tour de l'élection présidentielle, avec l'avantage au président sortant, sans certitude toutefois sur leurs réserves de voix après l'écroulement de LR et du PS à l'issue du premier tour dimanche.

Taille du texte:

Alors que les sondages donnaient Emmanuel talonné par Marine , le président sortant réaliserait un meilleur score que prévu, entre 28% et 29% des suffrages selon les estimations, devant la candidate du RN, créditée de 22 à 24%.

 

Après des mois d'une campagne atypique et peu mobilisatrice, l'abstention a été plus élevée qu'il y a cinq ans, entre 26 et 28% contre 22,23% en 2017, selon les instituts de sondage.

Avec la troisième place de l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon (autour de 21%), ce scrutin confirme la relégation des deux partis ayant gouverné la France de la Ve République jusqu'en 2017, qui réalisent le pire score de leur histoire: Valérie Pécresse (LR) autour de 5% des suffrages, seuil de remboursement des frais de campagne, et Anne Hidalgo (PS) avec moins de 2%.

"Les partis traditionnels sont pulvérisés", résume le politologue Jérôme Jaffré.

"Le réflexe du vote utile a joué à plein, c'est une déception personnelle et collective", a commenté la candidate de droite.

"Je souhaite tendre la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France", a déclaré Emmanuel Macron, en appelant à fonder, au-delà des "différences", "un grand mouvement politique d'unité et d'action". Le chef de l'Etat partira sur le terrain dès lundi matin avec un déplacement dans le Nord, puis dans le Grand Est mardi.

"Vous verrez que je serai matin, midi et soir à convaincre et au contact", a-t-il insisté.

Marine Le Pen, qui se veut la "présidente de tous les Français", a appelé "tous ceux qui n'ont pas voté" pour Emmanuel Macron à la "rejoindre" pour la "grande alternance dont (la) France a besoin".

- Mélenchon contre Le Pen -

L'issue du second tour réside en partie dans le comportement des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui a réussi à capitaliser sur le vote utile à gauche au point de croire encore tard dimanche soir pouvoir accrocher le second tour. Respecteront-ils la consigne que le candidat insoumis a répétée à trois reprises: "Il ne faut pas donner une voix à madame Le Pen!"? Il n'a cependant pas appelé explicitement à choisir M. Macron.

Et les sympathisants de droite suivront-ils la décision de Mme Pécresse de voter "en conscience pour Emmanuel Macron pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir"?

"Personnellement, je ne voterai pas Emmanuel Macron au second tour", a prévenu le finaliste de la primaire LR Eric Ciotti.

Dans le même temps, le ressort émoussé du front républicain pour faire barrage au RN fonctionnera-t-il chez les supporters de l'écologiste Yannick Jadot (moins de 5%), du communiste Fabien Roussel (2/3%) ou encore d'Anne Hidalgo, qui ont rapidement appelé à "battre l'extrême droite" en votant Macron ?

Dans un tel contexte, le président sortant "va avoir un problème de dynamique": "Il a déjà pris l'essentiel des électeurs de la droite modérée" et "va devoir aller à la pêche à ceux de gauche, mais ils sont chez Jean-Luc Mélenchon", ce qui complique sa tâche, souligne le politologue Pascal Perrineau.

- Zemmour derrière Le Pen -

Mme Le Pen devrait, elle, compter sur les voix du polémiste d'extrême droite Eric Zemmour qui, après avoir obtenu autour de 7% des suffrages, a appelé "à voter Marine Le Pen" malgré "des désaccords" avec elle.

Il y a cinq ans, un quart de l'électorat n'avait pas voulu départager M. Macron et Mme Le Pen, et quatre millions de Français avaient préféré voter blanc ou nul.

En ce dimanche ensoleillé partout dans le pays, quelque 48,7 millions d'électeurs étaient appelés à départager les 12 candidats à l'Elysée après une campagne percutée par la crise du Covid-19 puis la guerre en Ukraine.

Pour ces raisons, le président-candidat est entré tard dans la campagne en faisant peu de déplacements, ce qui a semé le doute dans son camp.

Il améliore cependant son score précédent (24,01% en 2017), une performance que seul François Mitterrand avait réussi à accomplir sur le chemin de la réélection en 1988.

Aiguillonné par Mme Le Pen sur la thématique du pouvoir d'achat, le chef de l'Etat a haussé nettement le ton ces derniers jours face à la candidate RN, affirmant qu'elle "ment aux gens", et épinglant sa "complaisance" vis-à-vis de la Russie.

- Portion congrue -

Marine Le Pen progresse elle aussi par rapport au premier tour de 2017 (21,3%), après une campagne sans grande prise de risque. La candidate, qui a beaucoup lissé son image sans entamer la radicalité de son projet sur l'immigration et les institutions, a été recentrée par les sorties de M. Zemmour, dont la concurrence l'a au final servie malgré les doutes et défections de l'hiver.

Mais la marche reste haute pour atteindre l'Elysée, alors que sa personnalité suscite toujours l'inquiétude d'une majorité de Français (51%) et que seulement 39% d'entre eux considèrent qu'elle a l'étoffe d'une présidente de la République, loin derrière Emmanuel Macron (65%), selon la Fondation Jean-Jaurès.

Ce nouveau duel Macron - Le Pen installe dans le paysage national un clivage qui s'était atténué lors des élections locales de 2020 et 2021, au cours desquelles LR et PS avaient fait de la résistance, et les Verts une percée.

Réduites désormais à la portion congrue, la droite et la gauche voient leur avenir sérieusement obstrué par cette débâcle historique. Pour ces formations, la survie se jouera désormais aux législatives de juin, avant d'éventuelles initiatives de refondation.

Fabien Roussel, Jean Lassalle (3%), le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (1/2%), le candidat anticapitaliste Philippe Poutou (moins de 1%) ou encore la cheffe de file de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud (moins de 1%), contenus sous la barre des 5%, devront se contenter de modestes remboursements pour leur campagne.

A.Slezak--TPP