The Prague Post - Les Français mettent plus d'oeufs dans leur panier

EUR -
AED 4.319722
AFN 77.756353
ALL 96.995039
AMD 448.906482
ANG 2.105935
AOA 1078.607859
ARS 1704.990533
AUD 1.755811
AWG 2.120164
AZN 2.031035
BAM 1.959732
BBD 2.370767
BDT 143.948842
BGN 1.960428
BHD 0.44286
BIF 3482.20205
BMD 1.176235
BND 1.513243
BOB 8.15146
BRL 6.493872
BSD 1.177067
BTN 105.950046
BWP 15.455077
BYN 3.457868
BYR 23054.209655
BZD 2.36736
CAD 1.612207
CDF 2546.548838
CHF 0.930337
CLF 0.02698
CLP 1058.43574
CNY 8.229415
CNH 8.20664
COP 4435.288829
CRC 584.675672
CUC 1.176235
CUP 31.170232
CVE 110.48811
CZK 24.150819
DJF 209.04032
DKK 7.468835
DOP 74.209221
DZD 152.20614
EGP 56.030152
ERN 17.643528
ETB 182.67733
FJD 2.673938
FKP 0.874851
GBP 0.871937
GEL 3.169972
GGP 0.874851
GHS 12.359959
GIP 0.874851
GMD 87.040934
GNF 10297.70674
GTQ 9.028231
GYD 246.267291
HKD 9.163402
HNL 31.0324
HRK 7.5359
HTG 154.049765
HUF 384.440291
IDR 19671.357259
ILS 3.748526
IMP 0.874851
INR 105.80943
IQD 1542.000672
IRR 49548.9071
ISK 147.206058
JEP 0.874851
JMD 187.056135
JOD 0.833967
JPY 184.283706
KES 151.840038
KGS 102.854124
KHR 4716.483957
KMF 494.018513
KPW 1058.604782
KRW 1695.660844
KWD 0.361869
KYD 0.980973
KZT 596.820092
LAK 25446.16743
LBP 105410.107871
LKR 364.492926
LRD 209.521308
LSL 19.484763
LTL 3.473117
LVL 0.711493
LYD 6.374819
MAD 10.733574
MDL 19.81092
MGA 5402.864138
MKD 61.554691
MMK 2471.891414
MNT 4186.156432
MOP 9.437978
MRU 46.741989
MUR 54.401247
MVR 18.173163
MWK 2041.104275
MXN 21.133181
MYR 4.771997
MZN 75.173053
NAD 19.48468
NGN 1701.565371
NIO 43.317102
NOK 11.831861
NPR 169.519872
NZD 2.03901
OMR 0.451701
PAB 1.177077
PEN 3.959244
PGK 5.014082
PHP 69.239047
PKR 329.618701
PLN 4.217097
PYG 7727.538618
QAR 4.281646
RON 5.097569
RSD 117.309979
RUB 92.833382
RWF 1715.048638
SAR 4.411353
SBD 9.570827
SCR 17.902134
SDG 707.507322
SEK 10.82148
SGD 1.509937
SHP 0.882481
SLE 28.288834
SLL 24665.068053
SOS 671.550361
SRD 44.845726
STD 24345.693551
STN 24.549364
SVC 10.299711
SYP 13005.520076
SZL 19.479169
THB 36.957492
TJS 10.870559
TMT 4.128586
TND 3.432431
TOP 2.832092
TRY 50.599639
TTD 8.001089
TWD 36.98792
TZS 2893.538878
UAH 49.800139
UGX 4261.605513
USD 1.176235
UYU 46.09288
UZS 14130.413589
VES 350.248075
VND 30934.985404
VUV 142.07805
WST 3.264627
XAF 657.278663
XAG 0.016395
XAU 0.000272
XCD 3.178835
XCG 2.121466
XDR 0.815897
XOF 657.278663
XPF 119.331742
YER 280.473257
ZAR 19.456971
ZMK 10587.525518
ZMW 26.102487
ZWL 378.74725
  • AEX

    0.0000

    951.29

    0%

  • BEL20

    0.5100

    5078.43

    +0.01%

  • PX1

    -18.7900

    8149.5

    -0.23%

  • ISEQ

    -26.2500

    13099.35

    -0.2%

  • OSEBX

    11.5700

    1687.77

    +0.69%

  • PSI20

    0.0000

    8263.65

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    44.9900

    4210.67

    +1.08%

  • N150

    -0.7600

    3794.14

    -0.02%

Les Français mettent plus d'oeufs dans leur panier
Les Français mettent plus d'oeufs dans leur panier / Photo: JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP/Archives

Les Français mettent plus d'oeufs dans leur panier

Qui, de la poule ou de l'oeuf, est responsable de la ruée temporaire des consommateurs sur les fragiles boîtes de six en début d'année? La peur d'une pénurie face aux images venues des Etats-Unis et l'appétit grandissant des Français pour les oeufs ont fini par créer des tensions.

Taille du texte:

"Les images passées à la télévision avec des rayons vides aux Etats-Unis fin février, coïncidant avec des rayons pas toujours pleins en France, ont créé un effet panique comme au moment du Covid avec le papier toilette", explique Loïc Coulombel, directeur de Gruppo Eurovo et vice-président de l'interprofession des oeufs (CNPO).

La presse locale puis des médias nationaux évoquent début mars de possibles "pénuries" alors que l'hypothèse est évacuée par les producteurs interrogés, qui parlent de tensions locales d'approvisionnement.

Certains évoquent le contexte de grippe aviaire, qui a explosé aux Etats-Unis mais épargné la France cette année. D'autres pays européens ont souffert (Pologne, Hongrie) mais les oeufs non français sont rarissimes dans les rayons des supermarchés.

"Quand on parle de tensions, de pénuries, ça incite à stocker", poursuit Loïc Coulombel.

Sur les trois premiers mois de 2025, les achats d'oeufs ont augmenté de 4,2%, selon le CNPO.

Certes une augmentation. Mais cela suit la tendance des dernières années avec des Français qui privilégient les sources de protéines moins coûteuses (oeufs et poulet) face à l'inflation.

En 2024, la consommation a augmenté de 4,7%, après +3,9% en 2023. Selon le CNPO, cela équivaut à environ 300 millions d'oeufs consommés en plus chaque année.

- La poule aux oeufs d'or -

En mars, les prix payés aux éleveurs pour les oeufs de consommation ont augmenté de 17,3% sur un mois et de 21,8% sur un an, une hausse expliquée "par des productions d'oeufs limitées (en France comme en Europe) face à une forte demande", selon Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture.

Ce mois-là, la production d'oeufs a progressé de 3% en France, moins vite que la consommation.

La filière n'arrive pas à retrouver ses niveaux de production de 2021, avant la dernière flambée de grippe aviaire dans le pays, qui a pris fin avec la vaccination obligatoire des canards à partir de fin 2023.

Pour rester quasiment autosuffisant et répondre à la hausse de la consommation, le CNPO estime qu'il faudrait construire 300 poulaillers d'ici 2030, soit une capacité supplémentaire d'un million de poules par an.

Après avoir lancé son plan de filière l'année dernière, le CNPO a créé un observatoire des nouveaux projets de construction mais il est trop tôt pour faire un bilan d'étape.

Le constat qui se dégage est la "lourdeur" des procédures administratives, avec en moyenne plus de deux ans entre un projet et les premières collectes d'oeufs.

- Pas d'omelette sans allègements -

La filière des poules pondeuses demande, comme la filière des volailles de chair mais aussi la filière porcine, plusieurs allègements.

A partir de certains seuils, les élevages doivent répondre aux exigences des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et des installations industrielles.

Les éleveurs voudraient d'abord que le seuil à partir duquel une autorisation environnementale doit être délivrée au lieu d'un simple enregistrement pour un projet ICPE passe de 40.000 à 60.000 poules pondeuses.

Le seuil de 40.000 est adossé à la recommandation de la directive européenne sur les émissions industrielles tandis que le seuil de 60.000 figure dans la directive sur l'évaluation des incidences environnementales de certains projets.

L'année dernière, la filière avait déjà obtenu du gouvernement français le relèvement du seuil à partir duquel une évaluation de l'impact environnemental d'un projet était obligatoire, pour l'aligner sur la directive européenne dédiée.

Mais cela n'est pas suffisant pour la filière qui accuse la loi "industrie verte" de 2023 d'avoir alourdi et rallongé de deux mois la procédure d'enquête publique pour les projets nécessitant une évaluation, qui doivent organiser "deux réunions publiques et créer un site internet obligatoire".

Les éleveurs comptent sur l'examen fin mai à l'Assemblée de la proposition de loi portée par le sénateur LR Laurent Duplomb visant à lever les contraintes pesant sur les agriculteurs pour introduire des amendements correspondant à leurs demandes.

"Le gouvernement sera au rendez-vous pour poursuivre la simplification des démarches et lever les entraves qui brident les filières", a écrit mercredi la ministre de l'Agriculture Annie Genevard sur X.

G.Turek--TPP