The Prague Post - En soins palliatifs, une équipe mobile hospitalière au côté de patients et soignants

EUR -
AED 4.358675
AFN 76.539015
ALL 96.168535
AMD 448.05318
ANG 2.124245
AOA 1088.182592
ARS 1657.786896
AUD 1.674063
AWG 2.138984
AZN 2.015543
BAM 1.953382
BBD 2.390641
BDT 145.170328
BGN 1.992869
BHD 0.447448
BIF 3506.628442
BMD 1.186676
BND 1.496548
BOB 8.202125
BRL 6.166446
BSD 1.186931
BTN 107.580384
BWP 15.563262
BYN 3.402788
BYR 23258.855315
BZD 2.387346
CAD 1.616514
CDF 2658.154663
CHF 0.913145
CLF 0.025758
CLP 1017.076371
CNY 8.188838
CNH 8.187799
COP 4356.870138
CRC 578.583907
CUC 1.186676
CUP 31.446922
CVE 112.585944
CZK 24.2524
DJF 210.895874
DKK 7.471925
DOP 74.31561
DZD 153.803318
EGP 55.59329
ERN 17.800144
ETB 183.994471
FJD 2.599056
FKP 0.869266
GBP 0.871442
GEL 3.192001
GGP 0.869266
GHS 13.059341
GIP 0.869266
GMD 87.222664
GNF 10419.017583
GTQ 9.103733
GYD 248.341008
HKD 9.275602
HNL 31.452857
HRK 7.535512
HTG 155.427633
HUF 379.032128
IDR 19955.919859
ILS 3.635887
IMP 0.869266
INR 107.497205
IQD 1555.13928
IRR 49988.738969
ISK 145.1893
JEP 0.869266
JMD 185.420511
JOD 0.84137
JPY 181.336408
KES 153.081003
KGS 103.77536
KHR 4782.305599
KMF 492.470631
KPW 1067.995386
KRW 1708.801692
KWD 0.363966
KYD 0.989209
KZT 587.317843
LAK 25448.27336
LBP 101520.156536
LKR 367.224782
LRD 221.374356
LSL 18.821296
LTL 3.503946
LVL 0.717809
LYD 7.475311
MAD 10.844738
MDL 20.113784
MGA 5256.975829
MKD 61.626498
MMK 2492.38186
MNT 4247.727033
MOP 9.558613
MRU 47.346026
MUR 54.469818
MVR 18.346035
MWK 2060.702321
MXN 20.448854
MYR 4.631004
MZN 75.840088
NAD 18.93967
NGN 1604.766003
NIO 43.568833
NOK 11.313552
NPR 172.126767
NZD 1.96634
OMR 0.456266
PAB 1.187071
PEN 3.981317
PGK 5.100926
PHP 68.936995
PKR 331.78856
PLN 4.21549
PYG 7815.327238
QAR 4.320985
RON 5.091437
RSD 117.349242
RUB 91.651927
RWF 1723.647314
SAR 4.45048
SBD 9.55084
SCR 15.963488
SDG 713.794354
SEK 10.592202
SGD 1.49857
SHP 0.890315
SLE 28.776668
SLL 24884.007626
SOS 678.18756
SRD 44.83146
STD 24561.803346
STN 24.860868
SVC 10.386145
SYP 13124.135322
SZL 18.820461
THB 36.88368
TJS 11.175645
TMT 4.153367
TND 3.364524
TOP 2.857231
TRY 51.795931
TTD 8.041048
TWD 37.312679
TZS 3085.358977
UAH 51.054711
UGX 4201.799577
USD 1.186676
UYU 45.513669
UZS 14596.11793
VES 460.731253
VND 30806.116529
VUV 141.641213
WST 3.217699
XAF 655.168205
XAG 0.015766
XAU 0.000241
XCD 3.207052
XCG 2.139252
XDR 0.814771
XOF 652.088658
XPF 119.331742
YER 282.905234
ZAR 18.943513
ZMK 10681.507456
ZMW 22.019489
ZWL 382.109282
  • AEX

    -20.7800

    988.03

    -2.06%

  • BEL20

    31.8900

    5626.04

    +0.57%

  • PX1

    27.4300

    8340.56

    +0.33%

  • ISEQ

    -9.1500

    13065.81

    -0.07%

  • OSEBX

    9.8700

    1838.06

    +0.54%

  • PSI20

    -44.4400

    9025.65

    -0.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    44.9200

    4091.36

    +1.11%

  • N150

    -18.2900

    4047.16

    -0.45%

En soins palliatifs, une équipe mobile hospitalière au côté de patients et soignants
En soins palliatifs, une équipe mobile hospitalière au côté de patients et soignants / Photo: Thomas SAMSON - AFP

En soins palliatifs, une équipe mobile hospitalière au côté de patients et soignants

"Merci beaucoup de venir me voir", souffle Rose, le regard vague. Le jour où l'Assemblée nationale légifère sur la fin de vie et la création d'un droit à "l'aide à mourir", une équipe de soins palliatifs entoure l'octogénaire, épuisée par un cancer incurable, pour adoucir sa fin de vie.

Taille du texte:

Assise sur le lit, le Dr Isabelle Triol, cheffe de service soins palliatifs sur trois sites en région parisienne dont l'hôpital Antoine-Béclère AP-HP lui tient la main et échange quelques mots avec sa fille, tandis qu'Emma Renard, psychomotricienne, s'enquiert du moral de la patiente.

Toutes deux font partie d'une équipe mobile de soins palliatifs dont le rôle est d'aider les soignants de divers services - oncologie, urgences, gériatrie, réanimation... - à prendre en charge des patients en fin de vie souvent âgés, aux pathologies multiples.

Cette prise en charge globale inclut "la gestion de la douleur du patient, ses difficultés respiratoires, ses problèmes digestifs... Et bien sûr aussi son anxiété, ses angoisses de mort, sa dépression", explique le Dr Triol, ainsi que la prise en compte de son contexte social et l'accompagnement de sa famille.

A mesure que l'état du patient s'aggrave, lorsque les traitements ne permettent pas de contrôler la maladie, il est informé des thérapeutiques possibles pour stabiliser la maladie et de leurs effets secondaires. Il pourra alors formuler ce qu'il juge important dans sa prise en charge et un "projet cohérent, ouvert et évolutif" défini avec lui, ses proches et l'équipe médicale, pourra voir le jour.

Hospitalisation en unité de soins palliatifs, "retour à la maison pour décéder parmi les siens" avec des soins à domicile, "départ vers son pays d'origine pour organiser des funérailles": les perspectives pour la fin de vie sont diverses. "Une patiente m'a dit: +Je sais que je suis condamnée, je veux passer le plus de temps possible avec ma famille+. On essaie de la sevrer de la machine qui l'aide à respirer, mais pour l'instant on n'y arrive pas", rapporte le Dr Triol.

"S'adapter à chaque situation est parfois très compliqué: un patient en grande détresse respiratoire a pu mourir chez lui car sa famille était très impliquée, une infirmière était mobilisée et les traitements nécessaires pour le soulager en cas de détresse respiratoire étaient prêts à être administrés", relate la gériatre Elise Mercadier.

La loi Claeys-Leonetti de 2016 reconnaît le droit du patient atteint d'une affection grave et incurable à une "sédation profonde et continue jusqu'au décès", afin de lui éviter une souffrance réfractaire et de subir une obstination déraisonnable.

- "Désir ambivalent" -

En réanimation, où les soins sont "lourds, invasifs, potentiellement douloureux", il faut "réfléchir sur le sens de ces soins: est-on dans une obstination raisonnable, ce qui est notre métier, ou déraisonnable, ce qui est hors la loi ?", résume le chef de service Charles Damoisel.

Collaborer avec l'équipe de soins palliatifs est "hyper vital, cela permet de réajuster notre niveau de soins pour aller vers une prise en charge raisonnée", dit-il.

Si l'accès aux soins palliatifs est un droit fondamental en France depuis 1999, seul un malade en fin de vie sur deux y a accès par manque de structures, de soignants, de moyens...

Mardi, les députés ont adopté à l'unanimité en première lecture une proposition de loi visant à renforcer les soins palliatifs.

Ils ont aussi approuvé une deuxième proposition, moins consensuelle, créant un "droit à l'aide à mourir" pour des malades atteints d'une affection grave et incurable, en phase terminale, dont la "souffrance physique ou psychologique" est "constante".

"Si la loi évolue, il faudra voir comment adapter notre pratique sans que cela heurte notre façon de concevoir le soin, afin de rester dans un accompagnement du patient". Car en soins palliatifs, "on reste dans l'intentionnalité de soulager le patient, pas de le tuer", souligne le Dr Triol.

Lorsque le patient "n'est pas soulagé, il exprime un désir de mort mais celui-ci est très fluctuant, très ambivalent", estime-t-elle. Seules quelques personnes sont "très déterminées, leur décision est prise de longue date".

Pour elle, "il faut rester dans la nuance et prendre des décisions collégiales". Car le pire serait "de revenir aux euthanasies faites à la sauvette, par un médecin tout seul, la nuit, comme lorsque j'étais encore étudiante".

A.Stransky--TPP