The Prague Post - Au tribunal, deux ex-dirigeants du Canard enchaîné défendent la réalité de l'emploi d'une "souffleuse d'idées"

EUR -
AED 4.190725
AFN 75.883162
ALL 93.737822
AMD 417.652137
AOA 1046.963368
ARS 1686.26627
AUD 1.630528
AWG 2.053996
AZN 1.938277
BAM 1.95699
BBD 2.30162
BDT 140.895676
BHD 0.430955
BIF 3406.426614
BMD 1.141109
BND 1.474077
BOB 12.369467
BRL 5.790441
BSD 1.142705
BTN 109.915356
BWP 16.32507
BYN 3.304638
BYR 22365.734232
BZD 2.298218
CAD 1.609021
CDF 2577.194372
CHF 0.927088
CLF 0.027099
CLP 1066.559909
CNY 7.7208
CNH 7.730425
COP 3684.868826
CRC 518.406148
CUC 1.141109
CUP 30.239386
CVE 110.331607
CZK 24.179758
DJF 203.495526
DKK 7.475644
DOP 66.779437
DZD 151.99487
EGP 58.252007
ERN 17.116633
ETB 184.441056
FJD 2.535318
FKP 0.850332
GBP 0.852323
GEL 2.989541
GGP 0.850332
GHS 13.243995
GIP 0.850332
GMD 83.301206
GNF 10025.964831
GTQ 8.716262
GYD 239.034305
HKD 8.945215
HNL 30.60361
HRK 7.533025
HTG 149.348853
HUF 362.279102
IDR 20433.836883
ILS 3.488027
IMP 0.850332
INR 110.063889
IQD 1497.010307
IRR 1569224.416516
ISK 143.003714
JEP 0.850332
JMD 181.108703
JOD 0.809033
JPY 186.095486
KES 147.602423
KGS 99.789862
KHR 4616.74668
KMF 492.95936
KRW 1689.024235
KWD 0.353975
KYD 0.952279
KZT 534.855237
LAK 25836.597599
LBP 102173.69929
LKR 384.322016
LRD 206.834867
LSL 18.786889
LTL 3.369398
LVL 0.690245
LYD 7.325519
MAD 10.714969
MDL 20.106403
MGA 4901.400596
MKD 61.612466
MMK 2395.850056
MNT 4093.377132
MOP 9.229913
MRU 45.661966
MUR 53.96282
MVR 17.630117
MWK 1981.270382
MXN 19.852625
MYR 4.672502
MZN 72.920999
NAD 18.786724
NGN 1574.285326
NIO 42.05502
NOK 10.977121
NPR 175.864941
NZD 1.959172
OMR 0.438754
PAB 1.14269
PEN 3.88126
PGK 5.11004
PHP 70.472633
PKR 317.478936
PLN 4.325806
PYG 6933.27677
QAR 4.165515
RON 5.238147
RSD 117.369848
RUB 89.348045
RWF 1683.024307
SAR 4.286001
SBD 9.214071
SCR 16.823439
SDG 685.237818
SEK 11.071968
SGD 1.472949
SLE 27.785723
SOS 653.019834
SRD 43.034067
STD 23618.650121
STN 24.514585
SVC 9.99908
SZL 18.784587
THB 38.511856
TJS 10.564378
TMT 3.993881
TND 3.380441
TRY 53.880905
TTD 7.757717
TWD 36.932905
TZS 3003.972602
UAH 51.142248
UGX 4245.563054
USD 1.141109
UYU 45.947739
UZS 13698.329727
VES 840.210461
VND 30049.961494
VUV 136.245521
WST 3.13234
XAF 656.27843
XAG 0.019115
XAU 0.000276
XCD 3.083904
XCG 2.059452
XDR 0.8162
XOF 656.361875
XPF 119.331742
YER 272.211822
ZAR 18.783222
ZMK 10271.347637
ZMW 20.940917
ZWL 367.436597
  • AEX

    -8.0100

    1088.76

    -0.73%

  • BEL20

    -2.2600

    5650.32

    -0.04%

  • PX1

    15.0500

    8377.98

    +0.18%

  • ISEQ

    -78.0400

    13612.77

    -0.57%

  • OSEBX

    17.1500

    1988.21

    +0.87%

  • PSI20

    58.7000

    9230

    +0.64%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    38.0100

    4406.87

    +0.87%

  • N150

    5.0600

    4223.14

    +0.12%

Au tribunal, deux ex-dirigeants du Canard enchaîné défendent la réalité de l'emploi d'une "souffleuse d'idées"
Au tribunal, deux ex-dirigeants du Canard enchaîné défendent la réalité de l'emploi d'une "souffleuse d'idées" / Photo: ALAIN JOCARD - AFP/Archives

Au tribunal, deux ex-dirigeants du Canard enchaîné défendent la réalité de l'emploi d'une "souffleuse d'idées"

Ce n'était ni une rédactrice, ni une dessinatrice, mais une "souffleuse d'idées". Deux anciens dirigeants du Canard enchaîné ont fourni mercredi au tribunal leurs explications sur la réalité du travail d'Edith Vandendaele, compagne d'un dessinateur de l'hebdomadaire satirique soupçonnée d'emploi fictif.

Taille du texte:

C'est un comble pour le journal qui a révélé le scandale de l'emploi fictif de Penelope Fillon: deux de ses ex-patrons, Michel Gaillard et Nicolas Brimo, sont jugés avec l'ancien dessinateur André Escaro et sa compagne devant la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, notamment pour abus de biens sociaux au préjudice du Palmipède.

Le couple n'est toutefois pas présent à l'audience, en raison de l'état de santé de M. Escaro, 97 ans. Cet ancien pilier du journal y avait commencé sa carrière en 1949 et l'avait finie comme membre du conseil d'administration.

Au coeur de l'affaire révélée par un journaliste du Canard enchaîné, Christophe Nobili, et qui a provoqué une profonde scission au sein de ce titre centenaire, l'emploi d'Edith Vandendaele, rémunérée comme journaliste pendant 25 ans par le journal.

A ce titre, elle détenait la carte de presse, qui lui permettait de bénéficier d'un abattement fiscal, et pouvait prétendre à la confortable retraite complémentaire offerte par l'hebdomadaire. Pourtant, personne ne l'a jamais vue à la rédaction, selon les investigations de la brigade financière.

Aux enquêteurs, le couple a expliqué qu'elle apportait une "contribution morale et technique" au dessinateur pour les "cabochons", de petits dessins humoristiques qu'il a continué à réaliser après son départ à la retraite en 1996, depuis sa résidence dans la Drôme.

Mais en quoi consistait concrètement son travail ? s'interroge le tribunal. "Lire la presse pour Escaro, je crois qu'elle écoutait la radio, participer à la création du cabochon, elle trouvait la petite astuce, le bon mot", détaille à la barre Michel Gaillard, ancien président du Canard aujourd'hui âgé de 81 ans. "Elle était une souffleuse d'idées".

C'était elle aussi qui envoyait toutes les semaines les dessins à la rédaction, par fax ou par courriel. "J'ai bien vu qu'elle était active", assure-t-il.

- "Pas d'Edith, pas de cabochon" -

"Si on n'avait pas payé Edith", André Escaro "n'aurait pas voulu continuer", explique Michel Gaillard, pour qui l'opération est gagnante, le salaire de Mme Vandendaele étant "quatre fois" moins important que ce que touchait auparavant son compagnon.

Mais "peut-être qu'André Escaro ne voulait pas être payé car ça n'ouvrait pas de nouveaux droits à la retraite ?", tente Maria Cornaz Bassoli, une des avocates de Christophe Nobili et de six autres actionnaires du journal qui se sont portés partie civile dans le dossier. "Dans votre raisonnement, je n'ai pas été aussi loin", répond M. Gaillard.

"Je me souviens très bien de la formule d'Escaro: +pas d'Edith, pas de cabochon+", raconte à la suite de Michel Gaillard Nicolas Brimo, ex-directeur de la rédaction et ex-administrateur délégué, 74 ans. Or, "les cabochons c'est essentiel", estime-t-il, "c'est le seul moyen de faire respirer une page".

Mais n'y a-t-il quand même pas une disproportion entre le travail de Mme Vandendaele et le salaire qu'elle touchait ? lui demande une des juges assesseurs.

"C'est difficile à comprendre quand on n'est pas dans ce métier", souffle M. Brimo. "Qu'est-ce que vaut un dessin ? C'est un débat sans fin", poursuit-il, après avoir dit que "le problème du journalisme et des piges" était qu'il y avait "beaucoup d'immatériel".

"Comment expliquer la plainte de Christophe Nobili, à l'origine du scandale et de l'enquête ? Pourquoi cette forme d'acharnement dans le ton ?", lui demande Me Didier Leick, avocat de la personne morale du Canard enchaîné, partie civile dans l'affaire mais qui semble depuis le début plus proche des thèses de la défense.

"Je dois avouer que je comprends très mal pourquoi", répond Nicolas Brimo. "Un argument a été avancé, il n'a pas été nommé rédacteur en chef adjoint" du journal, ajoute-t-il, y voyant peut-être "une forme de ressentiment personnel".

M. Nobili et plusieurs autres parties civiles seront entendus jeudi.

C.Sramek--TPP