The Prague Post - La France, mauvais élève dans le paysage de la dette en Europe

EUR -
AED 4.201449
AFN 75.506302
ALL 93.798237
AMD 417.59215
ANG 2.048106
AOA 1050.218578
ARS 1685.985306
AUD 1.640184
AWG 2.059251
AZN 1.94939
BAM 1.955763
BBD 2.301457
BDT 140.857352
BGN 1.964878
BHD 0.430892
BIF 3398.836106
BMD 1.144028
BND 1.475372
BOB 7.921063
BRL 5.845647
BSD 1.142679
BTN 109.960933
BWP 15.559707
BYN 3.306338
BYR 22422.958479
BZD 2.298057
CAD 1.604558
CDF 2585.50481
CHF 0.924345
CLF 0.026859
CLP 1057.100128
CNY 7.748791
CNH 7.754786
COP 3688.130668
CRC 518.590251
CUC 1.144028
CUP 30.316755
CVE 110.262927
CZK 24.219889
DJF 203.476175
DKK 7.477416
DOP 66.968741
DZD 152.093141
EGP 57.761114
ERN 17.160427
ETB 184.430333
FJD 2.565198
FKP 0.850426
GBP 0.85099
GEL 3.003121
GGP 0.850426
GHS 13.185752
GIP 0.850426
GMD 84.658515
GNF 10021.811603
GTQ 8.717836
GYD 239.055506
HKD 8.969584
HNL 30.601425
HRK 7.535835
HTG 149.347192
HUF 362.932043
IDR 20526.674049
ILS 3.475044
IMP 0.850426
INR 110.15336
IQD 1496.871861
IRR 1573039.179393
ISK 143.415853
JEP 0.850426
JMD 181.006597
JOD 0.811161
JPY 185.842898
KES 147.627225
KGS 100.045731
KHR 4619.913152
KMF 490.788624
KPW 1029.625722
KRW 1702.051711
KWD 0.353562
KYD 0.952182
KZT 540.049848
LAK 25783.515305
LBP 102324.576436
LKR 383.992781
LRD 206.816112
LSL 18.857046
LTL 3.378019
LVL 0.692012
LYD 7.294863
MAD 10.661
MDL 20.093622
MGA 4862.908584
MKD 61.633841
MMK 2401.694767
MNT 4101.745813
MOP 9.227727
MRU 45.546144
MUR 53.941376
MVR 17.687113
MWK 1981.362753
MXN 20.068592
MYR 4.685831
MZN 73.115293
NAD 18.857046
NGN 1578.633909
NIO 42.04921
NOK 11.036905
NPR 175.937693
NZD 1.956106
OMR 0.439442
PAB 1.142679
PEN 3.876027
PGK 5.106904
PHP 70.556857
PKR 317.714827
PLN 4.339358
PYG 6925.869803
QAR 4.176721
RON 5.231686
RSD 117.357794
RUB 89.558316
RWF 1682.56837
SAR 4.298281
SBD 9.233868
SCR 15.340312
SDG 686.993316
SEK 11.036104
SGD 1.477632
SHP 0.854133
SLE 27.885738
SLL 23989.713905
SOS 652.987725
SRD 43.028099
STD 23679.080038
STN 24.499539
SVC 9.997812
SYP 126.451869
SZL 18.842646
THB 38.4741
TJS 10.558102
TMT 4.01554
TND 3.374037
TOP 2.754546
TRY 53.932368
TTD 7.759854
TWD 37.081514
TZS 3016.643291
UAH 51.040641
UGX 4221.920634
USD 1.144028
UYU 45.929137
UZS 13723.742012
VES 829.237389
VND 30082.229245
VUV 135.588449
WST 3.137745
XAF 655.944669
XAG 0.020454
XAU 0.000285
XCD 3.091795
XCG 2.059361
XDR 0.815785
XOF 655.944669
XPF 119.331742
YER 272.969304
ZAR 18.336432
ZMK 10297.633379
ZMW 20.824609
ZWL 368.376708
  • AEX

    -10.3600

    1091.97

    -0.94%

  • BEL20

    12.3600

    5630.21

    +0.22%

  • PX1

    -39.3800

    8338.81

    -0.47%

  • ISEQ

    -266.9700

    13565.74

    -1.93%

  • OSEBX

    15.9200

    1957.31

    +0.82%

  • PSI20

    24.4000

    9062.26

    +0.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4373.56

    +0.01%

  • N150

    -12.7000

    4220.76

    -0.3%

La France, mauvais élève dans le paysage de la dette en Europe
La France, mauvais élève dans le paysage de la dette en Europe / Photo: JOEL SAGET - AFP/Archives

La France, mauvais élève dans le paysage de la dette en Europe

Emprunter sur dix ans pourrait bientôt coûter plus cher à la France qu'à l'Italie. Après l'Espagne et le Portugal, qui bénéficient déjà de meilleurs taux, l'Hexagone s'englue à sa place de mauvais élève budgétaire de l'Europe.

Taille du texte:

Début juillet, le taux de la dette souveraine italienne à échéance 5 ans a glissé sous le taux français, une première depuis 2005.

Le prochain signal fort pourrait venir du taux d'emprunt à dix ans, la référence pour les comparaisons internationales, et donc pour évaluer la fiabilité financière d'un État aux yeux des marchés.

- "Enormes efforts" -

Le taux français à dix ans, actuellement à 3,37%, est au cœur des préoccupations tant l'écart se réduit avec celui de l'Italie, à 3,54%. Le "spread", ou l'écart entre les deux, "se réduit à peau de chagrin", souligne Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie de marché de Natixis IM.

Il n'est désormais à moins de 0,2 point de pourcentage, contre 1,20 point il y a un an. Les courbes pourraient se croiser.

Ce "rapprochement (...) ne fait que traduire une tendance que l'on constate dans dans les finances publiques", affirme Philippe Ledent, expert économiste chez ING. Il estime qu'il faudra "d'énormes efforts" de la France pour renverser la vapeur.

"Nous sommes à un moment critique de notre histoire", a martelé mardi le Premier ministre français François Bayrou, en dévoilant ses mesures pour redresser les finances d'un pays soumis au "danger mortel" de "l'écrasement par la dette".

Il a rappelé que le déficit public de la France a atteint 5,8% du PIB en 2024, pour une dette publique représentant près de 114% du PIB, soit la troisième plus importante de la zone euro derrière la Grèce et l'Italie.

D'après les projections de la Commission européenne publiées en mai, la France devrait enregistrer le pire déficit public de la zone euro en 2025 et 2026.

La France se retrouve "enlisée dans une croissance économique faible, des finances publiques hors de contrôle (...) et une notation qui a tendance à se dégrader", poursuit M. Ledent.

L'agence S&P a en effet amélioré en avril dernier la notation de la dette publique de l'Italie à "BBB+", assortie d'une perspective "stable", quand la note de la dette française (AA-) est assortie depuis février d'une perspective négative, ce qui signifie qu'elle pourrait être rétrogradée.

- "Pragmatisme spectaculaire" contre blocage politique -

En face, malgré l'ampleur de la dette italienne - proche de 3.000 milliards d'euros en 2024, soit 135,3% de son PIB - Rome retrouve la faveur des marchés.

La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni et son gouvernement, sous forte pression pour réduire cette dette colossale, "ont fait preuve d'un pragmatisme économique tout à fait spectaculaire", relève Mabrouk Chetouane.

Le déficit public italien s'est réduit davantage que prévu en 2024, à 3,4% du produit intérieur brut (PIB). Des revenus fiscaux meilleurs qu'anticipé ont même permis de revenir à un excédent des comptes publics au quatrième trimestre 2024, ce qui n'était pas arrivé depuis 2019.

De quoi "considérer que l'Italie est mieux en mesure de gérer sa dette que la France", selon Benjamin Melman, responsable allocation d'actifs chez Edmond de Rothschild.

La France est, elle, "perçue comme un pays qui n'arrive pas à faire de réformes, qui est déjà allé très loin avec un taux d'imposition important, et qui se retrouve aujourd'hui un peu bloqué", explique à l'AFP Aurélien Buffault, gérant obligataire de Delubac AM.

Et depuis la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, les investisseurs redoutent le blocage politique.

Ils exigent donc un rendement plus élevé pour détenir de la dette française, "une prime" légitime "car il y a un risque que le pays devienne ingouvernable", note M. Chetouane.

L'annonce par François Bayrou d'une cure budgétaire draconienne de 43,8 milliards d'euros pour 2026 n'a d'ailleurs pas ému le marché obligataire, resté de marbre. Une indifférence qui devrait perdurer tant que les mesures présentées ne sont pas concrétisées.

Pour M. Ledent, "il va falloir passer ce cap, et probablement l'une ou l'autre censure (du gouvernement) à la rentrée".

R.Rous--TPP