The Prague Post - Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente

EUR -
AED 4.210124
AFN 75.661629
ALL 93.670131
AMD 417.706183
ANG 2.052338
AOA 1051.241616
ARS 1691.494481
AUD 1.637785
AWG 2.059208
AZN 1.949717
BAM 1.955361
BBD 2.297341
BDT 140.698399
BGN 1.968938
BHD 0.430159
BIF 3403.161538
BMD 1.146393
BND 1.474014
BOB 7.937431
BRL 5.820264
BSD 1.140627
BTN 109.804338
BWP 15.489792
BYN 3.289295
BYR 22469.29337
BZD 2.294044
CAD 1.609992
CDF 2589.700874
CHF 0.925024
CLF 0.026931
CLP 1059.931319
CNY 7.759704
CNH 7.759639
COP 3704.922806
CRC 517.89004
CUC 1.146393
CUP 30.379402
CVE 110.24024
CZK 24.197193
DJF 203.116811
DKK 7.475164
DOP 66.627258
DZD 152.451842
EGP 57.910932
ERN 17.195888
ETB 184.101324
FJD 2.568205
FKP 0.849441
GBP 0.848027
GEL 3.003746
GGP 0.849441
GHS 13.142048
GIP 0.849441
GMD 84.833008
GNF 10003.950004
GTQ 8.707044
GYD 238.786368
HKD 8.987757
HNL 30.545955
HRK 7.53432
HTG 149.09003
HUF 359.527608
IDR 20612.137489
ILS 3.436883
IMP 0.849441
INR 110.44122
IQD 1495.164184
IRR 1576289.713066
ISK 143.195602
JEP 0.849441
JMD 180.795843
JOD 0.812759
JPY 185.897837
KES 148.285603
KGS 100.251289
KHR 4609.250813
KMF 491.802913
KPW 1031.753345
KRW 1696.4488
KWD 0.354258
KYD 0.951086
KZT 537.479282
LAK 25785.351295
LBP 102142.107682
LKR 383.773804
LRD 207.153473
LSL 18.689809
LTL 3.384999
LVL 0.693441
LYD 7.307769
MAD 10.655307
MDL 20.052165
MGA 4849.864722
MKD 61.627609
MMK 2406.701908
MNT 4110.232624
MOP 9.21573
MRU 45.581917
MUR 53.915326
MVR 17.723096
MWK 1977.813601
MXN 19.956647
MYR 4.669827
MZN 73.265596
NAD 18.7013
NGN 1578.020982
NIO 41.976223
NOK 11.094506
NPR 175.587006
NZD 1.959024
OMR 0.440785
PAB 1.141344
PEN 3.884328
PGK 5.021981
PHP 70.650986
PKR 317.005403
PLN 4.325901
PYG 6918.101223
QAR 4.160965
RON 5.241335
RSD 117.357325
RUB 89.415127
RWF 1677.898598
SAR 4.304885
SBD 9.252948
SCR 15.684682
SDG 688.404248
SEK 11.020036
SGD 1.477362
SHP 0.855898
SLE 27.943305
SLL 24039.286346
SOS 651.8442
SRD 43.177156
STD 23728.010583
STN 24.480408
SVC 9.986757
SYP 126.71317
SZL 18.686067
THB 38.460312
TJS 10.523037
TMT 4.023838
TND 3.377341
TOP 2.760238
TRY 53.94396
TTD 7.74726
TWD 36.927574
TZS 3014.724591
UAH 51.050172
UGX 4217.052845
USD 1.146393
UYU 45.929684
UZS 13795.901424
VES 830.95093
VND 30100.255172
VUV 137.650883
WST 3.152021
XAF 655.398169
XAG 0.020089
XAU 0.000284
XCD 3.098183
XCG 2.056938
XDR 0.815105
XOF 655.398169
XPF 119.331742
YER 271.293502
ZAR 18.73249
ZMK 10318.910668
ZMW 20.776285
ZWL 369.137923
  • AEX

    -4.9400

    1092.95

    -0.45%

  • BEL20

    -30.8800

    5582.83

    -0.55%

  • PX1

    -58.6800

    8323.55

    -0.7%

  • ISEQ

    -77.6700

    13791.68

    -0.56%

  • OSEBX

    -25.7100

    1936.8

    -1.31%

  • PSI20

    -123.5500

    8961.07

    -1.36%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -40.6800

    4380.98

    -0.92%

  • N150

    -27.5200

    4205.89

    -0.65%

Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente
Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente / Photo: JUAN MABROMATA - AFP/Archives

Argentine: l'agro-négoce soutient toujours Milei mais s'impatiente

L'agro-négoce argentin, pourvoyeur de plus de la moitié des exportations du pays, maintient son soutien à Javier Milei mais commence à s'impatienter, le président ultra-libéral n'ayant toujours pas tenu sa promesse d'adopter davantage de réformes.

Taille du texte:

"Un an et demi après (son élection), on attend toujours la suppression des taxes à l'exportation. Les coûts restent très élevés pour exporter", regrette Ruben Artigues, troisième génération de producteurs de fruits et légumes à San Pedro, à 170 km au nord-ouest de Buenos Aires.

"On continue tout de même à (le) soutenir", clarifie-t-il aussitôt à l'AFP.

La patience des producteurs agricoles se mesure à l'aune de leur endurance économique, eux qui espéraient moins de taxation à l'export et des taux d'intérêt en baisse pour financer leur développement.

Leur colère encore contenue a été entendue par l'exécutif mais la réduction marginale des taxes sur l'exportation de viandes et de céréales la semaine dernière, à quelques semaines des législatives d'octobre, ne les satisfait pas.

La taxe sur le soja, principal produit d'exportation, est passée de 33% à 26% et celle sur la viande bovine et de volaille de 6,7% à 5%.

Surtout qu'ils se souviennent de la campagne présidentielle de 2023 quand Javier Milei qualifiait les impôts sur l'exportation de "vol" et avait promis leur suppression.

"C'est insuffisant, mais ça aide", reconnaît toutefois M. Artigues. "Nous sommes conscients que les impôts ne peuvent pas être supprimés d'un coup, mais on demande au moins un plan", plaide-t-il.

"Nous étions en enfer et nous sommes désormais montés au purgatoire", renchérit pour l'AFP Raul Vitores, président de la Société Rurale de San Pedro.

Si dans les champs la récolte des oranges destinées à l'exportation avance à toute vitesse et le soja est prêt à être embarqué, l'impatience se fait ressentir.

Certains, comme Ruben Artigues, ont perdu, cette année, 30% de leur récolte d'oranges et de pêches à cause du gel. D'autres gardent du soja en silos en espérant une hausse des cours sur le marché international, actuellement déprimé.

"On sait que la situation est difficile", remarque M. Artigues en supervisant la classification des oranges de la variété Washington Navel emballées pour être expédiées en Europe.

"Mais envoyer une caisse d'oranges d'un port argentin nous coûte 40% de plus que nos concurrents du Chili, d'Uruguay ou d'Afrique du Sud", explique-t-il, se plaignant du "coût du carton qui a augmenté en dollars" et des orangeraies "pillées la nuit".

"Entre la criminalité et le manque d'incitations, les producteurs se fatiguent, beaucoup abandonnent et louent les champs pour le soja. C'est dommage car les fruits créent beaucoup d'emplois, le soja non", explique le chef d'entreprise aux 120 salariés.

- De la tronçonneuse au scalpel -

L'agro-négoce soutient les politiques d'austérité de Javier Milei, qui a supprimé des dizaines de milliers d'emplois dans le secteur public, mais demande de la retenue sur des domaines pour eux plus sensibles tels les infrastructures et la recherche.

Federico Avila, ingénieur agronome qui gère plus de 2.500 hectares de cultures et de bétail à San Pedro, plaide pour que de la "tronçonneuse", emblème des coupes budgétaires du président Milei "on passe au scalpel", évoquant notamment l'Institut national de technologie agricole (INTA).

Depuis son arrivée, le président argentin a paralysé les travaux publics, y compris l'entretien de plus de 40.000 kilomètres de routes nationales dans un pays où 90% du transport de marchandises se fait par camion.

Le président de la Société Rurale Argentine, qui rassemble les grands propriétaires fonciers, avait averti qu"'il n'est pas viable d'augmenter la production sans routes, trains ou voies navigables pour l'acheminer".

"Avant Milei, il y a eu beaucoup de gaspillage, de populisme, mais il est vrai que l'(état ) des routes est désastreux", reconnaît l'ingénieur agronome.

Si les critiques se font plus entendre, le soutien de l'agro-industrie (qui représentait 58% du total des exportations en 2024) est toujours présent.

"Ce n'est peut-être pas la vitesse (des réformes) que nous souhaiterions, mais il faut voir d'où l'on vient avec 200% d'inflation", résume Federico Avila.

T.Kolar--TPP