The Prague Post - Sous pression de l'opinion, le Conseil constitutionnel se prononce sur la loi Duplomb

EUR -
AED 4.210954
AFN 75.676951
ALL 93.688539
AMD 417.78827
ANG 2.052741
AOA 1051.448663
ARS 1691.814967
AUD 1.639196
AWG 2.059612
AZN 1.949457
BAM 1.955745
BBD 2.297793
BDT 140.726049
BGN 1.969325
BHD 0.430244
BIF 3403.830329
BMD 1.146618
BND 1.474304
BOB 7.938991
BRL 5.823641
BSD 1.140852
BTN 109.825917
BWP 15.492837
BYN 3.289942
BYR 22473.709043
BZD 2.294495
CAD 1.611021
CDF 2590.20949
CHF 0.924254
CLF 0.026938
CLP 1060.185898
CNY 7.761229
CNH 7.760917
COP 3705.650899
CRC 517.991816
CUC 1.146618
CUP 30.385372
CVE 110.261904
CZK 24.195299
DJF 203.156727
DKK 7.475294
DOP 66.640352
DZD 152.48183
EGP 58.016795
ERN 17.199267
ETB 184.137504
FJD 2.56871
FKP 0.856868
GBP 0.847333
GEL 3.004818
GGP 0.856868
GHS 13.144631
GIP 0.856868
GMD 84.849186
GNF 10005.915984
GTQ 8.708755
GYD 238.833295
HKD 8.987569
HNL 30.551958
HRK 7.53546
HTG 149.119329
HUF 359.489929
IDR 20629.030313
ILS 3.424202
IMP 0.856868
INR 110.439418
IQD 1495.458015
IRR 1576599.486201
ISK 143.200664
JEP 0.856868
JMD 180.831373
JOD 0.812984
JPY 185.910891
KES 148.250797
KGS 100.271073
KHR 4610.156625
KMF 491.898901
KPW 1031.956105
KRW 1701.603871
KWD 0.35474
KYD 0.951273
KZT 537.584907
LAK 25790.418641
LBP 102162.180684
LKR 383.849223
LRD 207.194183
LSL 18.693481
LTL 3.385664
LVL 0.693578
LYD 7.309205
MAD 10.657401
MDL 20.056105
MGA 4850.81782
MKD 61.636226
MMK 2407.208117
MNT 4112.444707
MOP 9.217541
MRU 45.590875
MUR 53.924997
MVR 17.726217
MWK 1978.202281
MXN 19.951242
MYR 4.670286
MZN 73.280082
NAD 18.704975
NGN 1577.711921
NIO 41.984472
NOK 11.082548
NPR 175.621512
NZD 1.959513
OMR 0.440871
PAB 1.141568
PEN 3.885091
PGK 5.022968
PHP 70.683828
PKR 317.067701
PLN 4.325736
PYG 6919.460771
QAR 4.161783
RON 5.239012
RSD 117.362044
RUB 88.862105
RWF 1678.22834
SAR 4.305731
SBD 9.254767
SCR 16.924248
SDG 688.544405
SEK 11.004309
SGD 1.477486
SHP 0.856066
SLE 27.948825
SLL 24044.010555
SOS 651.9723
SRD 43.185636
STD 23732.67362
STN 24.485219
SVC 9.98872
SYP 126.738072
SZL 18.689739
THB 38.494289
TJS 10.525105
TMT 4.024629
TND 3.378005
TOP 2.760781
TRY 53.953528
TTD 7.748782
TWD 36.899883
TZS 3016.712522
UAH 51.060204
UGX 4217.881582
USD 1.146618
UYU 45.93871
UZS 13798.612599
VES 831.11422
VND 30109.610338
VUV 137.939592
WST 3.16921
XAF 655.526968
XAG 0.019968
XAU 0.000284
XCD 3.098792
XCG 2.057342
XDR 0.815265
XOF 655.526968
XPF 119.331742
YER 271.347314
ZAR 18.738642
ZMK 10320.948629
ZMW 20.780368
ZWL 369.210466
  • AEX

    -0.5500

    1097.34

    -0.05%

  • BEL20

    -14.6000

    5599.06

    -0.26%

  • PX1

    -18.4400

    8363.59

    -0.22%

  • ISEQ

    -37.4500

    13832.77

    -0.27%

  • OSEBX

    -19.4300

    1943.25

    -0.99%

  • PSI20

    -41.7900

    9043.49

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -40.6800

    4380.98

    -0.92%

  • N150

    -13.1200

    4220.41

    -0.31%

Sous pression de l'opinion, le Conseil constitutionnel se prononce sur la loi Duplomb
Sous pression de l'opinion, le Conseil constitutionnel se prononce sur la loi Duplomb / Photo: ALAIN JOCARD - AFP/Archives

Sous pression de l'opinion, le Conseil constitutionnel se prononce sur la loi Duplomb

La loi Duplomb passera-t-elle le crible du Conseil constitutionnel? Les Sages doivent rendre jeudi leurs conclusions très attendues sur la réintroduction sous conditions d'un pesticide interdit, ainsi que sur trois autres textes, notamment la réforme du scrutin municipal à Paris, Lyon et Marseille.

Taille du texte:

Sur la loi agricole, la décision de l'institution, attendue à partir de 18H00, sera particulièrement scrutée. Elle enverra un signal tant sur le débat environnemental et sanitaire provoqué par le texte, que sur le droit parlementaire lié aux conditions de son examen.

Présentée comme une réponse aux grandes manifestations agricoles de 2024, la loi Duplomb a été l'objet d'un fort mouvement de contestation malgré l'été, poussé par les défenseurs de l'environnement. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures.

En cause notamment: la réintroduction à titre dérogatoire d'un pesticide de la famille des néonicotinoïdes. Nocif pour la biodiversité, mais toujours autorisé ailleurs en Europe, le retour de l'acétamipride est réclamé par certains producteurs de betteraves et de noisettes.

Pour les parlementaires de gauche, qui ont saisi les Sages, le texte est contraire à la Charte de l'environnement, à valeur constitutionnelle. Notamment son principe de précaution, ainsi que le "droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé".

La gauche condamne également la procédure utilisée à l'Assemblée pour faire adopter le texte. Ses défenseurs l'avaient rejeté d'emblée pour contourner les quelque 3.500 amendements déposés - dont beaucoup par les écologistes et les Insoumis - empêchant leur examen dans l'hémicycle.

Mais difficile, même pour les experts en droit, de deviner quelles interprétations le Conseil constitutionnel, présidé par Richard Ferrand, privilégiera.

La jurisprudence n'est à première vue pas favorable aux requérants. L'institution s'est déjà prononcée par le passé sur l'utilisation au Sénat d'une procédure de rejet équivalente - sans censurer.

"Mais les échanges internes" des membres de l'institution de l'époque "révèlent une gêne constante face à ces manœuvres procédurales", a relevé dans une tribune l'ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, appelant à protéger le droit d'amendement, affirmé dans la Constitution.

Sur le fond, les Sages avaient aussi validé en 2020 une dérogation à l'utilisation des néonicotinoïdes - mais temporaire, et tout en reconnaissant leurs "incidences sur la biodiversité" et "risques pour la santé humaine".

Dans la loi Duplomb, la dérogation est prévue en cas de "menace grave compromettant la production agricole", mais sans limite de temps - seule une clause de revoyure est prévue après trois ans.

- "Débat sociétal" -

La FNSEA, puissant syndicat agricole dont est issu le sénateur LR Laurent Duplomb, n'a pas voulu s'exprimer avant la décision.

Pour Véronique Le Floc'h, présidente du deuxième syndicat Coordination rurale, une censure sur l'acétamipride serait hypocrite: "Il aurait fallu que l'Etat donne des vrais moyens pour trouver des alternatives" face aux ravageurs.

Mais pour la Confédération paysanne, troisième syndicat, la loi Duplomb répond "à des intérêts très particuliers d'une filière", et non à la "colère agricole" de 2024 et aux problématiques de revenu des agriculteurs.

De nombreuses sociétés savantes ont appelé le Conseil constitutionnel à censurer la loi, rappelant la "présomption forte de lien entre l'exposition aux pesticides" et "certains cancers" ou autres pathologies.

Les parlementaires requérants visent aussi d'autres mesures du texte, adopté début juillet avec les voix de la coalition gouvernementale et de l'extrême droite. Entre autres: la facilitation des procédures d'autorisation de construction pour certains ouvrages de stockage d'eau.

En cas de validation de la loi jeudi, les regards se tourneront vers Emmanuel Macron, qui aura quinze jours pour la promulguer... ou demander une deuxième délibération au Parlement, comme le pressent les contempteurs de la loi.

Pour Lorine Azoulai, co-présidente du collectif Nourrir rassemblant plusieurs ONG, le combat se poursuivra au-delà: "ces dernières semaines ont montré la nécessité d'un débat sociétal", estime-t-elle.

- "PLM" -

Autre texte aux forts enjeux politiques examiné par le Conseil: la réforme dite "PLM". Elle instaure deux scrutins dans les trois plus grandes villes de France: l'un pour élire les conseillers d'arrondissement ou de secteur, l'autre pour ceux du conseil municipal, sur une circonscription unique.

Les Sages ont été saisis par des députés et sénateurs de gauche, ainsi que les sénateurs Les Républicains.

Le PS parisien pointe une réforme conçue pour favoriser la ministre de la Culture Rachida Dati (LR), et augmenter ses chances de ravir la mairie de Paris en 2026.

Les Sages doivent également se prononcer jeudi sur la loi de "refondation" de Mayotte, notamment ses nombreuses mesures migratoires, ainsi que sur l'allongement de la rétention administrative pour certains étrangers.

D.Kovar--TPP