The Prague Post - En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes

EUR -
AED 4.375159
AFN 78.032408
ALL 96.559198
AMD 447.772638
ANG 2.132576
AOA 1091.851637
ARS 1687.470035
AUD 1.683693
AWG 2.144395
AZN 2.019821
BAM 1.957
BBD 2.392067
BDT 145.148987
BGN 2.000685
BHD 0.449147
BIF 3514.254492
BMD 1.19133
BND 1.507124
BOB 8.224042
BRL 6.188124
BSD 1.187628
BTN 107.667556
BWP 15.651596
BYN 3.422898
BYR 23350.075284
BZD 2.388564
CAD 1.615867
CDF 2638.796448
CHF 0.912702
CLF 0.025735
CLP 1016.181223
CNY 8.246985
CNH 8.232045
COP 4375.851761
CRC 588.760953
CUC 1.19133
CUP 31.570255
CVE 110.332179
CZK 24.237139
DJF 211.489658
DKK 7.47088
DOP 74.765837
DZD 154.253488
EGP 55.765649
ERN 17.869956
ETB 185.24717
FJD 2.611513
FKP 0.875828
GBP 0.870887
GEL 3.2045
GGP 0.875828
GHS 13.070013
GIP 0.875828
GMD 87.557574
GNF 10426.435919
GTQ 9.110547
GYD 248.472331
HKD 9.313958
HNL 31.372233
HRK 7.536474
HTG 155.745483
HUF 376.953583
IDR 20017.924235
ILS 3.676279
IMP 0.875828
INR 107.870917
IQD 1555.853851
IRR 50184.792093
ISK 144.996759
JEP 0.875828
JMD 185.763887
JOD 0.844655
JPY 185.142868
KES 153.681369
KGS 104.182125
KHR 4789.936577
KMF 493.210886
KPW 1072.189714
KRW 1738.842174
KWD 0.36587
KYD 0.989707
KZT 586.519579
LAK 25523.647841
LBP 106707.554783
LKR 367.585356
LRD 220.904503
LSL 19.03547
LTL 3.517689
LVL 0.720624
LYD 7.508603
MAD 10.861959
MDL 20.172367
MGA 5214.196679
MKD 61.665206
MMK 2501.406152
MNT 4248.626692
MOP 9.561462
MRU 47.160913
MUR 54.420215
MVR 18.41784
MWK 2059.362538
MXN 20.468188
MYR 4.676561
MZN 75.959149
NAD 19.03547
NGN 1614.681725
NIO 43.706795
NOK 11.361443
NPR 172.268613
NZD 1.970395
OMR 0.45807
PAB 1.187628
PEN 3.988745
PGK 5.167168
PHP 69.739273
PKR 332.0975
PLN 4.213092
PYG 7830.800847
QAR 4.329336
RON 5.09176
RSD 117.396064
RUB 91.910373
RWF 1733.963045
SAR 4.467724
SBD 9.596021
SCR 16.484471
SDG 716.587183
SEK 10.64188
SGD 1.507545
SHP 0.893806
SLE 29.217351
SLL 24981.601355
SOS 677.515366
SRD 45.236605
STD 24658.133406
STN 24.515029
SVC 10.392371
SYP 13175.60747
SZL 19.026665
THB 37.099273
TJS 11.122372
TMT 4.169656
TND 3.430689
TOP 2.868437
TRY 51.973928
TTD 8.045933
TWD 37.603138
TZS 3064.515155
UAH 51.196187
UGX 4227.591819
USD 1.19133
UYU 45.537727
UZS 14611.83546
VES 458.412502
VND 30839.96933
VUV 142.573586
WST 3.25319
XAF 656.359396
XAG 0.01441
XAU 0.000236
XCD 3.21963
XCG 2.140412
XDR 0.8163
XOF 656.359396
XPF 119.331742
YER 283.953794
ZAR 18.945548
ZMK 10723.418256
ZMW 22.452765
ZWL 383.607894
  • AEX

    3.7000

    1002.74

    +0.37%

  • BEL20

    -21.7500

    5555.08

    -0.39%

  • PX1

    29.9600

    8353.12

    +0.36%

  • ISEQ

    -87.3500

    13350.66

    -0.65%

  • OSEBX

    1.4600

    1824.5

    +0.08%

  • PSI20

    -53.9400

    8936.88

    -0.6%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    46.0000

    4046.13

    +1.15%

  • N150

    12.9700

    4066.73

    +0.32%

En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes
En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes / Photo: Mohammad Faisal NAWEED - AFP/Archives

En Afghanistan, l'eau manque et les femmes sont les premières victimes

Dans le village reculé de Shibar comme ailleurs en Afghanistan, les tâches quotidiennes qui nécessitent de l'eau sont souvent dévolues aux femmes, devenues les premières à subir la sécheresse accrue qui frappe le pays.

Taille du texte:

"La cuisine, la vaisselle, aller chercher de l'eau, la lessive, s'occuper des enfants et les laver: l'eau, c'est surtout une affaire de femmes", explique Choukria Attaye, institutrice dans cette localité perchée en haut d'une montagne de la province centrale de Bamiyan.

Avant que le village ne soit pourvu de toilettes et d'une source d'eau claire grâce à l'ONG française Solidarités International (SI), les enfants tombaient souvent malades du fait de l'eau contaminée par les déjections humaines et animales.

Les filles et les femmes devaient en outre faire des kilomètres pour aller puiser de l'eau dans des ruisseaux et des puits.

"Transporter des litres et des litres leur causait des douleurs au dos", souligne Mme Attaye.

L'accès à l'eau est un problème récurrent dans le pays, l'un des plus vulnérables aux effets du changement climatique, et où les 48 millions d'habitants sont déjà englués dans la pauvreté et la malnutrition.

L'Unicef estimait en mai que 31% des Afghans n'avaient pas accès à l'eau potable et 42% à des produits d'hygiène de base, "un fardeau encore plus lourd pour les femmes et les filles".

Les autorités talibanes affirment que les zones rurales disposent en réalité de davantage d'eau propre grâce, assure à l'AFP Motiullah Abid, porte-parole du ministère de l'Eau, à ses propres projets d'accès à l'eau potable et à l'hygiène.

- Un bain par semaine -

Avant qu'Aziza Shouja, une intervenante de Solidarités International, n'organise des sessions de sensibilisation auprès de femmes, "nombre d'entre elles ne savaient pas ce qu'était une bonne hygiène", dit-elle à l'AFP.

Ces réunions dans sa province natale de Bamiyan ont fait baisser le nombre de malades mais le problème "ne peut être résolu en cinq ou six mois, cela demande un effort continu", estime-t-elle.

Elle constate de nombreux cas de diarrhées et de problèmes cutanés sévères. L'eau impropre à la consommation peut aussi causer des nausées et des maladies respiratoires et entraîner la fièvre typhoïde et la malnutrition, relève Mme Shouja.

En contrebas de Shibar, le village de Qavriyak est lui aussi confronté à une pénurie d'eau.

"Il n'y en a pas assez pour se laver ou prendre une douche tous les jours et on n'a pas de toilettes propres", relate Massouma Darweshi, 26 ans, à l'AFP.

Les enfants prennent un bain une fois par semaine et l'eau manque pour laver les couches, mais aussi les serviettes de coton utilisées pour les menstruations.

Les serviettes hygiéniques disponibles au supermarché du village sont un luxe hors de portée, dit Massouma Darweshi.

Dans le village, les femmes tombent souvent malades. Pour se rendre à la clinique la plus proche, il faut emprunter une route cahoteuse, à motocyclette ou à dos d'âne.

Les femmes utilisent aussi des ânes pour aller chercher de l'eau à travers des gorges quasi asséchées.

- Puits inaccessibles -

Dans la province centrale de Maidan Wardak, tous les puits du village de Chinzai, où vit Gol Babo, ont été bouchés par les crues subites de juin, qui plutôt que d'apporter l'eau qui manquait, ont dévasté les maisons et emporté le bétail.

Désormais, les femmes doivent partager les toilettes avec les hommes du village. Une source de gène pour les habitants, qui baignent dans une culture très conservatrice renforcée par l'"apartheid de genre" imposé par les talibans depuis leur retour au pouvoir en 2021, selon l'ONU.

Autre conséquence du manque d'eau, Gol Babo et sa fille doivent improviser des serviettes en découpant des vêtements sales quand elles ont leurs règles.

Tout ce qui reste à Gol Babo est posé près de la tente où sa famille vit désormais, sans matelas ou tapis pour les protéger des insectes.

"L'eau que nous avons suffit juste pour boire, donc nous n'en avons pas pour laver nos affaires", dit-elle. "Tout est dehors, sale".

T.Musil--TPP